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Etude « La Gazette » - Abylon

Vers une innovation territoriale collaborative

Publié le 03/05/2021 • Par Julie Krassovsky • dans : France, Toute l'actu RH

Finance and innovation concept
peshkova/Adobestock
De quelle manière les agents, les élus et les citoyens perçoivent-ils l’innovation territoriale et ses pratiques ? C’est l’objet de cette étude de « La Gazette », en partenariat avec la société de conseil Abylon. Analyse.

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Pas toujours perçue de la même façon par les élus et les agents d’un côté et par les citoyens de l’autre, l’innovation territoriale, qu’elle soit sociale, technologique ou organisationnelle, est néanmoins devenue un enjeu incontournable de la vie locale. « La confrontation des avis est intéressante car l’innovation, aujourd’hui, ne peut se faire sans une vraie collaboration et coresponsabilité entre les organisations et les citoyens », confirme Cécile Joly, directrice de projet pour la mission « innovation publique collaborative » au CNFPT.

Comportements et usages

Mais qu’est réellement l’innovation publique territoriale ? Pour plus des deux tiers des élus et des agents interrogés dans le cadre de notre étude, elle se caractérise par de nouveaux comportements et modes de fonctionnement. Ils sont 40 % à l’associer ensuite à de nouveaux usages et 38 % à de nouveaux services (voir le graphique ci-dessous).
GAZ17_Abylon_graf 1

Du côté des usagers, elle se traduit d’abord par de nouveaux services, ensuite par de nouveaux comportements et modes de fonctionnement, puis par de nouvelles technologies. Une nuance compréhensible, selon Cécile Joly. « Les citoyens regardent l’impact sur leur vie et les agents observent davantage le comment, avec raison, car l’innovation suppose un changement de posture en interne et l’apprentissage de nouveaux process. »

La maturité des organisations publiques en matière d’innovation est également perçue assez différemment. A 43 %, élus et agents estiment que leur collectivité est en retard. Côté usagers, près de la moitié ne sait pas si elle a déjà déployé des actions de ce type. Cela signifie-t-il que les initiatives engagées par les collectivités peinent à répondre aux besoins spécifiques de leur territoire ?

En tout cas, le constat interpelle Guillaume Aubin. Selon le directeur adjoint de la transformation au sein de la région Ile-de-France (10 000 agents), « peu de répondants estiment que la collectivité est à niveau. Or, l’innovation est un sujet dont on parle beaucoup en interne dans la plupart des grandes collectivités. Alors, ce résultat est-il lié à un niveau de perception des agents ou à une vraie réalité ? De plus, cette perception est peut-être faible parce que les projets innovants mettent souvent du temps à donner des résultats, à être visibles. Dans tous les cas, ce constat rappelle l’importance de mettre les agents à contribution, de les impliquer fortement dans une dynamique d’innovation ».

Besoins divergents

A quelles fins l’innovation doit-elle être déployée ? Pour les élus, les agents et les citoyens, elle doit porter sur les enjeux environnementaux du territoire, la facilitation du quotidien des usagers et le renforcement de l’attractivité locale (voir le graphique ci-dessous).

GAZ17_Abylon_graf 2

L’enquête menée cristallise en revanche les différences entre les aspirations des citoyens et les projets des collectivités. En effet, sur la question des thématiques dans lesquelles l’innovation se déploie, les élus et les agents mentionnent le développement durable (50 %), les nouveaux modes de travail (50 %), la relation citoyens (42 %) et la démocratie participative (40 %). Tandis que les citoyens attendent plutôt la santé (41 %), le développement durable (39 %), la sécurité (36 %) et les transports (34 %) (voir le graphique ci-dessous).

GAZ17_Abylon_graf 3

Pour Cécile Joly, c’est un décalage assez normal dans le contexte actuel. Elle ajoute que « la limite des approches d’innovation réside parfois dans la méthode qui consiste à ne voir les citoyens que comme des usagers. C’est toute la complexité de l’innovation publique, qui ne peut se définir en totale autonomie. Il faut que, derrière elle, le contrat social ne soit plus en crise. Il est nécessaire que les citoyens adhèrent à un projet politique ».

Les collectivités et les usagers expriment ici des actions et des besoins différents. Et si la santé, la sécurité et les transports font partie des principales attentes des usagers, on peut relever que ces champs d’intervention ne sont pas le cœur de l’action des collectivités – à tout le moins qu’elles n’en sont que l’un des maillons. « Dans ce diagnostic, on retrouve l’impatience et les attentes, mais aussi l’envie d’aller plus loin », constate, optimiste, Guillaume Aubin. De fait, les projets d’innovation territoriale sont plutôt bien perçus en interne. Parmi les décideurs issus de collectivités ayant déjà mis en place de tels projets, 71 % estiment que ceux-ci sont réellement innovants, 67 % qu’ils sont adaptés aux attentes des usagers et 65 % qu’ils sont efficaces. Les usagers sont également plutôt satisfaits. Les trois quarts jugent les actions efficaces et estiment qu’elles sont en phase avec leurs attentes et réellement innovantes.

Déficit de ressources

Les freins aux déploiements d’innovations pointés du doigt par les élus et les agents sont attribués en premier lieu au manque de budget, à un déficit de ressources et de compétences dédiées en interne (voir le graphique ci-dessous).

GAZ17_Abylon_graf 4

Viennent ensuite la difficulté de gouvernance et une mauvaise connaissance à la fois des actions à conduire et des attentes des usagers sur ces sujets. La complexité réside en effet toujours dans la capacité des projets innovants à se mettre en phase avec la réalité du territoire.

Références

  • Méthode : étude réalisée en ligne pour « La Gazette » et Abylon, du 10 au 26 mars 2021, auprès de 477 élus et agents de collectivités locales et de 1 000 usagers représentatifs de la population française (selon la méthode des quotas). Etude produite par Infopro Digital études (etudes@infopro-digital.com).

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