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[édito] Décentralisation

L’Etat, impotent et en même temps, omnipotent

Publié le 23/04/2021 • Par Romain Mazon • dans : France

puissance
AdobeStock
Malgré la crise des « gilets jaunes » et la rupture alors mise au jour entre une grande partie de la population et l'appareil d'Etat, malgré la crise sanitaire et la main tendue des collectivités, l'Etat réaffirme la verticalité du pouvoir, et son omnipotence.

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Réformer l’Etat et l’action publique, supprimer l’ENA… Comme ses prédécesseurs, Emmanuel Macron avait dressé, lors de sa campagne électorale de 2017, un constat d’échec de l’administration (la haute, en particulier).

La crise des « gilets jaunes » avait montré, elle, la rupture de confiance entre une grande partie de la population et l’appareil d’Etat (politique et administratif). Emmanuel Macron avait redécouvert, à la faveur du grand débat, les élus locaux. Quelques mois plus tard naissait le projet de loi « 3D », puis « 4D ».

Las, il ne sera pas, de l’aveu même de la ministre Jacqueline Gourault, « une grande loi de décentralisation » par laquelle l’Etat aurait redéfini son rôle.

Au contraire ! Après les « gilets jaunes », le gouvernement a mis sous contrôle les finances des grandes collectivités avec les contrats de Cahors et réduit à néant, ou presque, l’autonomie fiscale des collectivités. La crise sanitaire aurait pu voir naître une nouvelle coopération entre l’Etat et les pouvoirs locaux. Il n’en sera rien. L’Etat imposant sa mainmise sur les politiques de santé publique et rejetant, souvent, la main tendue des collectivités.

Verticalité du pouvoir

Malgré les opportunités, l’Etat a donc réaffirmé la verticalité du pouvoir, et son omnipotence. Contre le diagnostic présidentiel, et contre toute évidence. Car, du programme Action publique 2022, il ne reste pas grand-chose, tandis que la réforme de l’ENA se résume (on caricature à peine) à un changement de nom, pas à la hauteur de la sclérose du système (conformisme de pensée, reproduction des élites, rente de carrière…).

« L’Etat est en crise », écrit le collectif Hic et Nunc dans une note pour la Fondation Jean-Jaurès. Trop de normes, trop de doublons avec les collectivités, trop de réunions interministérielles improductives, des services déconcentrés en réorganisation permanente et qui ne s’autorisent plus à décider quoi que ce soit. A ce niveau de dysfonctionnements, l’Etat n’est plus en crise, il est impotent.

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Commentaires

L’Etat, impotent et en même temps, omnipotent

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HERMES

26/04/2021 02h50

Avez-vous lu l’article jusqu’à la fin?
Si les difficultés de l’Etat sont bien expliquées, l’auteur n’oublie pas de de dire que le même problème existe plus ou moins dans les collectivités locales… mais pas trop fort pour que le premier message soit mieux entendu!

Pour ma part, je suis convaincu que nous vivons la fin d’une période. Les citoyens ne se rendent plus aux urnes, quel que soit le scrutin concerné… et comme l’indique le proverbe: « quand le sage montre la lune, l’idiot regarde le bout du doigt »!
C’est exactement ce que fait cet article. La question n’est pas de savoir qui a le pouvoir mais pourquoi il l’exerce. Notre système démocratique qui permet entre les deux tours d’une élection de voir s’enlacer (comme le dit l’un de mes meilleurs amis: s’embrasser sur la bouche) des ennemis du premier tour, est loin d’inspirer confiance aux électeurs.

Commençons par nous demander comment nous pouvons remettre en place une réelle démocratie avec un rôle réel pour l’opposition. Sur ce sujet si on prend le cas des élections municipales, il n’est pas rare que la liste du maire soit élue avec 50,1 % (ou guère plus) et qu’il dispose de plus de 75 % des sièges.
Or l’opposition représente 49,9 % (ou un petit moins) des suffrages exprimés!
A-t-elle toute sa place dans le conseil communal?

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