logo
Adresse de l'article https://www.lagazettedescommunes.com/739295/le-futur-grand-paris-devra-attendre-2026-ou-2027/

AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE
Le futur Grand Paris devra attendre 2026 ou 2027
Pascale Tessier | France | Publié le 07/04/2021

Aucune vision du Grand Paris de demain ne sort du chapeau. Les sénateurs de la Délégation aux collectivités territoriales ont préféré livrer 5 scénarios plutôt qu’un seul, à l’issue de leurs travaux, ne tranchant même pas sur le périmètre, entre stricte zone dense et intégration des huit départements franciliens.

Les gargouilles de Notre-Dame de Paris [1]

Les gargouilles de Notre-Dame de Paris

Quel nouveau Grand Paris pour demain ? La nébulosité perdure et, au-delà des constats d’inégalités aggravées, de mutualisation insuffisantes des compétences et moyens, ou d’une gouvernance complexe et inefficace, aucun contour ne se dessine.

On croyait le sujet sur le haut de la pile des réformes à engager, lorsque qu’Emmanuel Macron avait dit vouloir donner « plus de dynamique, de clarté et de volontarisme au projet du Grand Paris. » Devant les maires de France, en novembre 2017, il avait estimé que « toutes les chances » n’avaient pas été activées pour faire réussir la métropole. La volonté de secouer le cocotier semblait donc intacte, depuis juin 2007 qui avait vu Nicolas Sarkozy impatient de faire bouger les lignes de la seule agglomération française privée de communauté urbaine, tout en étant « la plus grande et la plus stratégique des régions. »

La métropole du Grand Paris (MGP) aurait pu être la solution, mais 5 ans après sa création, il est évident qu’elle ne répond pas aux attentes et ressemble plus à une usine à gaz avec couche administrative supplémentaire qu’à un outil de simplification. Qui plus est, son exclusion de la grande couronne fracture l’Ile-de-France, et sa fragilité financière la prive d’ambition et de vision sereine sur sa pérennité.

Une grille de lecture

Le Grand Paris se cherche donc toujours un avenir. D’un quinquennat à l’autre, aucun pas n’a été franchi, mais le temps écoulé n’a pas bridé la réflexion, puisqu’un volet de la loi 3D devait lui être consacré. Une délégation sénatoriale a donc travaillé sur le sujet.

En passant de 3 à 4D, le futur de la métropole est passé à la trappe, mais de consultation de personnalités qualifiées en audition d’élus et préfets, les parlementaires ont unanimement entendu répéter que « la situation actuelle n’est pas

REFERENCES