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LAÏCITÉ - VU D'AILLEURS

Allemagne : le modèle laïque n’existe pas

Publié le 16/11/2015 • Par Nathalie Levray • dans : Dossier Santé Social

Les organisations caritatives chrétiennes allemandes accomplissent une grande part du travail social. Les revendications religieuses sont abordées sous l’angle de la liberté de croyance.

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En Allemagne, la place du fait religieux n’est pas traitée à partir de la laïcité. « Le modèle laïque n’existe pas », pose d’emblée Sylvie Toscer-Angot, maître de conférences à l’université Paris-Est Créteil et membre du laboratoire Groupe Sociétés religions laïcités (EPHE-CNRS). Les valeurs religieuses sont fortes et il est plutôt question de neutralité de l’État à l’égard des confessions. Le préambule de la Loi fondamentale (1949) affirme la conscience du peuple allemand « de sa responsabilité devant Dieu et devant les hommes ». L’article 3 interdit toute discrimination et tout privilège fondés sur des « croyances » ou des « opinions religieuses ».

Œuvres sociales religieuses allemandes

D’une manière générale, l’expression religieuse publique est bien acceptée. En outre, « les organisations caritatives chrétiennes accomplissent une grande part du travail social », explique Sylvie Toscer-Angot. Des fondations privées non religieuses et les syndicats participent à l’action sociale mais la grande majorité des lits d’hôpitaux ou des places de maisons de retraite, de crèches et de jardins d’enfants, de centres d’aide à l’enfance et des foyers pour handicapés, et une large part des actions dans l’emploi et la réinsertion, sont gérées par les œuvres sociales religieuses : la ­Caritas catholique et le Diakonisches Werk, son homologue protestant et le Bureau central de bienfaisance des Juifs. L’État reverse aux Églises chrétiennes l’impôt d’église payé par les contribuables qui déclarent appartenir à une Église (8 à 10 % de l’impôt sur le revenu selon les Länder). Dans ce système, les organisations ecclésiastiques ne salarient que des personnels adhérant à leurs normes religieuses mais œuvrent sans distinction auprès du public, y compris des minorités religieuses ou des personnes sans confession. Les usagers sont libres de choisir leur établissement, et les difficultés se gèrent là où elles naissent, sans recours à l’État. La Cour constitutionnelle de Karlsruhe, qui peut être saisie par tout citoyen, se pose en défenseur de la liberté religieuse.

Liberté religieuse

« C’est la défense inconditionnelle de la liberté religieuse qui permet l’expression de pratiques religieuses, liées à des confessions particulières, dans l’espace public », témoigne Sylvie Toscer-Angot. De fait, la tradition de dialogue interreligieux et le pragmatisme conduisent souvent à des alternatives. Le double repas, viande ou poisson et végétarien, se propose facilement. Le port du foulard pour les élèves musulmanes est autorisé dans tous les établissements scolaires et, pour les enseignantes, il est laissé à la réglementation des Länder.

 

La logique du système social allemand est l’aide à l’auto-assistance – Isabelle Bourgeois, chargée de recherches au Centre d’information et de recherche sur l’Allemagne contemporaine (Cirac), rédactrice en chef de Regards sur l’économie allemande

« Dans le système allemand, le pouvoir politique se contente de fixer les règles du jeu : le cadre d’une organisation qui respecte la liberté des acteurs économiques et sociaux (« l’ordo-libéralisme ») et repose sur le principe de subsidiarité. Les groupes constitutifs de la société, entreprises, partenaires sociaux, fédérations professionnelles et les trois Églises reconnues prennent en charge les problématiques qui se posent à leur niveau. La société civile est organisée. La logique des œuvres sociales est l’aide à l’auto-assistance : la personne en difficulté est aidée de manière à ce qu’elle soit capable de trouver par ses propres forces les moyens de subvenir à sa propre subsistance. Les services sociaux des communes assurent la mission d’aide sociale et dirigent les personnes vers les acteurs les mieux à même de les aider, publics ou privés. Dans ce cadre, les Églises jouent un rôle social très fort et très structurant dans l’organisation de la société. »

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