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LAÏCITÉ

Établissements : intégrer la laïcité dans son projet institutionnel

Publié le 16/11/2015 • Par Nathalie Levray • dans : Dossier Santé Social

La Fondation Vincent de Paul a construit avec ses cadres un projet qui renforce leur capacité à se positionner par rapport aux événements interrogeant la laïcité.

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Comment une institution privée évolue-t-elle dans une société laïque ? L’interrogation est pertinente à plus d’un titre, « et plus encore après les événements ­Charlie », précise Marie-Hélène Gillig, présidente de la Fondation Vincent de Paul. Rappelant l’origine congréganiste de la fondation, elle souligne qu’« il n’est pas évident, pour une partie de nos professionnels, de penser le lien entre cette origine et la laïcité ». Confrontés aux réalités de terrain, par exemple le contrôle d’identité d’une jeune postulante à l’école d’infirmière arrivée entièrement voilée à l’examen, les professionnels doivent « savoir répondre dans le respect des cadres légaux existants », ajoute-t-elle.

Renforcer les compétences

La fondation a saisi l’occasion de son séminaire biannuel des cadres pour inscrire la laïcité à l’ordre du jour. Plus des deux tiers des cadres ont participé aux deux jours organisés fin août 2015 sur le thème des non-­discriminations et de l’égalité. « L’attente était forte. Les cadres étaient conscients de la difficulté du sujet et mesuraient la prise de risques, mais leur intérêt était manifeste », signale Marie-Hélène Gillig.

Une quinzaine d’entre eux, volontaires, ont préparé le séminaire pendant cinq mois avec Maryvonne Lyazid, consultante et ex-adjointe au défenseur des droits avec trois objectifs : le premier vise à renforcer les compétences des cadres par des éclairages d’experts, « en proposant une vision pluridisciplinaire et théorique du sujet », explique Mme Gillig ; le deuxième amène les participants à réfléchir en petits groupes sur leur propre posture vis-à-vis de la laïcité, de manière « à renforcer leurs capacités à se positionner sur des fondements solides par rapport à un événement », poursuit-elle ; en dernier lieu, les cadres se penchent sur des cas pratiques et travaillent à l’analyse des revendications, de leur légitimité, et à la recherche d’une réponse coconstruite inscrite dans l’intérêt général.

Points forts opérationnels

Les administrateurs ont également planché sur le thème et sur un projet de texte « Fondation Vincent de Paul et laïcité », soumis à la discussion des cadres. Y figurent des points forts pour les opérationnels : la connaissance par tous du droit applicable et des particularités culturelles, l’identification d’une personne-­ressource, le besoin de modalités d’intervention (médiation, instance de dialogue, règlement intérieur, dialogue social, mutualisation de bonnes pratiques).

Le troisième round a commencé. Le document, adopté par le conseil d’administration en octobre, sert de référence pour l’action. « La position institutionnelle sur la laïcité sera ­intégrée dans le prochain projet de la fondation » affirme Fanny Douhaire, chargée de communication.

 

« Quand un intérêt particulier s’exprime, comment le considérer sans heurter l’intérêt général ? » – Marie-Hélène Gillig, présidente, Fondation Vincent de Paul (Strasbourg, 67)

« La laïcité n’exclut pas le spirituel conformément à la définition de la santé de l’OMS. Nous avons eu le souci de nous positionner de façon institutionnelle. Notre réflexion a débouché sur un texte qui rappelle que notre organisation respecte les principes de non-discrimination et de laïcité. La fondation n’est cependant pas neutre, ses administrateurs se référant aux valeurs évangéliques de service de l’autre. Nos usagers et nos professionnels sont tout aussi libres de ne pas y adhérer que la fondation de les affirmer. Nos pratiques n’en demeurent pas moins laïques, dans le respect de la loi et des préconisations de ­l’Observatoire de la laïcité. Quand un intérêt particulier s’exprime, comment le considérer sans heurter l’intérêt général ? La solution s’élabore dans le cadre d’une écoute et du respect inconditionnel des convictions de chacun. Les conditions de travail sont parfois difficiles, les connaissances de tous nos acteurs sont à renforcer. »

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