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[TRIBUNE] Santé publique

Cancer du sein : la coproduction de connaissances acteurs/élus locaux permet d’enclencher des processus d’action sur les territoires

Publié le 29/05/2015 • Par Auteur Associé • dans :

Les questions de santé ne sont pas de la responsabilité réglementaire des élus locaux. Pourtant, pour l’association Élus, santé publique & territoires, l'intervention des élus locaux permet de lutter contre les inégalités socio-territoriales. Le cas du dépistage du cancer du sein est sur ce point exemplaire.

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Tribune de Laurent El Ghozi et Pierre-André Juven, Élus, santé publique & territoires(1) et de Zoé Vaillant, université Paris Ouest

 

L’accroissement des inégalités de santé est une réalité désormais reconnue par la grande majorité des acteurs sociaux et de santé en France. Chercheurs, élus, professionnels de santé, citoyennes et citoyens, tout le monde s’accorde sur un paradoxe : notre système de santé est l’un des plus développés du monde mais ce développement ne profite pas à tous et les inégalités socio-territoriales prennent chaque année de l’ampleur. Le combat contre ces inégalités doit donc devenir la première des priorités. Il suppose cependant de pouvoir agir au niveau local et donc de disposer de connaissances suffisamment fines pour pouvoir intervenir. Le cas du dépistage du cancer du sein est sur ce point exemplaire.

Les inégalités infra-territoriales s’avèrent extrêmement marquées

La France conduit en effet depuis 2004 une politique volontariste contre le cancer dont l’une des modalités est la promotion et le soutien au dépistage. Pour ce qui est du cancer du sein, l’objectif affiché par les pouvoirs publics est d’obtenir que 65 à 70% des femmes de 50 à 74 ans participent au dépistage. En 2012 pourtant, ce taux n’était que de 52,7%. À ce résultat s’adjoint un autre constat tout aussi problématique : les inégalités infra-territoriales s’avèrent extrêmement marquées. Certes, de nombreuses actions se développent sur le terrain, à l’image de l’organisation annuelle de campagnes d’information comme « Octobre rose ». Cependant, certaines villes peuvent être aujourd’hui tentées de ralentir leurs efforts en la matière, leur situation budgétaire les incitant parfois à moins s’investir sur les questions de santé (qui ne sont pas de leur responsabilité réglementaire). Or, la réduction des inégalités de santé passe par le maintien de ces politiques locales et leur renforcement à l’aide de données probantes.

Le taux de dépistage quartier par quartier

C’est notamment dans cet perspective que l’association Élus, santé publique & territoires (ESPT) a développé, à partir du milieu des années 2000, un partenariat avec les chercheurs en géographie de la santé de l’Université Paris-Ouest Nanterre la Défense, afin de produire des données scientifiquement robustes et éclairant l’action publique locale. Pour lutter contre les inégalités de santé en matière de dépistage du cancer du sein, l’association ESPT et les géographes de la santé conduisent leurs travaux avec deux objectifs. Premièrement, obtenir des connaissances fines du taux de dépistage quartier par quartier. Ces études réalisées depuis 2010 ont porté sur une quarantaine de villes, principalement en Île-de-France. Elles sont réalisées par des étudiants en master 2 de géographie de la santé et mettent en lumière les disparités infra-communales en matière de recours au dépistage. Encadrés par les chercheurs et l’association ESPT, le travail des étudiants consiste ensuite à apporter des éléments d’explication de ces disparités : situation socio-économique, agencement de l’espace urbain, répartition de l’offre de soin, etc. La réalisation de ces études n’est rendue possible que par un travail incluant l’ensemble des acteurs, Agence Régionale de Santé, Assurance Maladie, Structure de gestion du dépistage, universitaires, élus locaux, etc.

Comment les études peuvent améliorer les politiques locales ?

Deuxièmement, le projet partenarial vise également à évaluer l’impact de la diffusion de ces connaissances sur l’implication et le fonctionnement des acteurs locaux (élus, associations, structure de gestion de dépistages, etc.). Ce dernier point a trouvé sa concrétisation dans une recherche conduite en partenariat par l’association Élus, santé publique & territoires et les chercheurs en géographie de la santé, et financée par l’Institut National du Cancer depuis 2012 . Si depuis 2010, une cinquantaine d’études ont été réalisées sur des villes d’Île-de-France, les chercheurs en géographie de la santé étudient plus en détail depuis 2012 le cas précis de six villes. L’enjeu est d’observer comment les études produites par les étudiants mais aussi un travail d’information sur ces résultats peuvent contribuer à améliorer les politiques locales en matière de dépistage.

Les premiers résultats montrent que l’engagement des acteurs locaux dans le processus de production de connaissances, en l’occurrence la réalisation des diagnostics, accroît l’impact de ces connaissances sur l’action qu’ils vont ensuite conduire à partir de ces connaissances. Si les résultats ne peuvent pour le moment se mesurer quantitativement, c’est-à-dire en termes d’évolution du taux de recours au dépistage, il est en revanche possible d’observer des dynamiques positives que la production de connaissances tend à enclencher. C’est par exemple le cas pour la ville d’Argenteuil où la mobilisation va grandissante et où les actions sont orientées en fonction des résultats des diagnostics. Cette recherche montre ainsi que la coproduction de connaissances avec les acteurs et élus locaux permet d’enclencher des processus d’action dynamiques sur les territoires. Autrement dit, lorsque les élus locaux s’impliquent avec les acteurs de santé et les universitaires sur la question du dépistage du cancer du sein, des résultats palpables s’observent et contribuent activement à la réduction de santé.

Notes

Note 01 coordination@espt.asso.fr Retour au texte

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