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Vieillissement : le modèle suédois en voie d’essoufflement ?

Publié le 02/04/2015 • Par Catherine Piraud-Rouet • dans : Dossier Santé Social

Des personnes âgées en forme, vieillissant dans leurs meubles, sous l’œil attentif et sécurisant de l’État-Providence. Un modèle de plus en plus écorné en Suède.

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« La Suède est l’un des États les plus performants en matière de vieillissement en bonne santé », déclare Gert Alaby, coordinateur à la Direction nationale de la santé et des affaires sociales de Suède. Une situation qui repose sur une prise en charge volontariste des personnes âgées. En 1992, la réforme Adel transfère aux 290 communes suédoises la majeure partie des compétences en la matière, l’État n’intervenant plus que pour la supervision générale et l’évaluation des services fournis. Le dépeuplement des établissements est favorisé, la part des plus de 80 ans y plongeant de 28 % à 14 % entre 1980 et 2012. Le tout en faveur de l’aide à domicile, qui concerne aujourd’hui sept personnes âgées dépendantes sur dix.

À la base de cette évolution : une manne de prestations. Publiques, d’abord. Les communes financent toute une palette de services : courses, portage de repas, patrouilles sanitaires, service de transport adapté, activités psychosensorielles, adaptation du logement… Ce qui permet à beaucoup de personnes âgées dépendantes de continuer à vivre chez elles. En parallèle, se développe depuis une vingtaine d’années une démarche privée, proposant des services à domicile sous deux formes. Primo, via des bons distribués par les municipalités. Secundo, via une réduction d’impôts de l’ordre de 10 000 euros par foyer, sans condition de ressources.

Loyer subventionné

Les maisons de retraite sont constituées d’une quinzaine d’appartements, avec salles communes mais où chaque résident vit dans ses meubles, avec possibilité de cuisiner et de recevoir ses proches. Le loyer est subventionné, les services personnalisés et nombreux (gymnastique, spa, chant, jardinage, soins aux animaux familiers, lecture…) sont également finançables par la réduction d’impôts. « Par ailleurs, un important effort est fait sur la prévention (prescription d’exercice physique par les médecins, incitation à suivre des programmes anti-chute…) », pointe Alain Lefebvre, spécialiste des modèles sociaux nordiques.

Ce modèle semble aujourd’hui de plus en plus écorné. « La logique de marchandisation croissante accentue les inégalités sociales », regrette Alis Sopadzhiyan, ingénieure de recherche à l’École des hautes études en santé publique (EHESP). « Le désengagement des pouvoirs publics se poursuit, via un ciblage des prestations communales, désormais réservées aux plus dépendants », poursuit Blanche Le Bihan, chercheur à l’EHESP. Du coup, depuis 1980, la proportion des aînés bénéficiaires d’une aide publique est tombée de 62 % à 37 % en 2012. Le « modèle suédois » peut-il rebondir ?

 

« La culture de la norme est moins forte qu’en France »

Serge Guérin, sociologue du vieillissement et professeur à la Paris School of Business, auteur de « Silver génération » (Michalon)

Dès les années 1960, les pays nordiques se sont installés dans une logique volontariste d’adaptation de la société au vieillissement. Adaptabilité et pragmatisme guident l’ensemble des actions, avec une large sphère décisionnelle laissée aux instances locales. Dans ces pays froids, souvent enneigés, les déplacements sont réduits et l’accent mis sur les services de proximité. Par ailleurs, la culture de la norme est moins forte qu’en France, et les établissements pour personnes âgées sont mutualisés comme des lieux de vie, potentiellement ouverts à tous. Et ce, tant dans une logique de rationalisation de la dépense publique que parce qu’il s’agit de sociétés fortement basées sur la confiance. On cultive beaucoup l’intergénérationnel, tant dans l’emploi qu’après. Par ailleurs, l’organisation des soins en réseau (acteurs de la santé, du social, familles, politiques…) permet de traiter les gens plus vite et mieux. Avec, à la clé, une innovation plus aisée, en matière d’habitat comme de soins (expérimentation de solutions plus douces, sans médicaments).

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