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Santé

Médicaments : l’eurodéputée Michèle Rivasi lance une opération «mains propres»

Publié le 21/01/2015 • Par Adeline Farge • dans : Actu Santé Social

Alors que la loi de financement de la Sécurité sociale prévoit une réduction de 9,4 milliards d'euros, l'écologiste affirme qu'il serait facile d'économiser 10 milliards d'euros par an sur les médicaments. Mais pour cela, il faut mettre fin aux "liaisons dangereuses" entre les cabinets ministériels et les industries pharmaceutiques.

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9,4 milliards d’économies, c’est ce que prévoit le budget de la Sécurité social pour 2015. Mais c’est aussi l’argent qui pourrait être économiser sur le prix des médicaments, avance l’eurodéputée écologiste Michèle Rivasi. Spécialiste des questions de santé publique, elle a lancé, début janvier, un appel pour une opération « Mains propres ». Dans un entretien accordé à Mediapart, elle dénonce les connivences entre l’industrie pharmaceutique et les cabinets ministériels, qui sont à l’origine des coûts du médicament dans l’Hexagone, bien supérieur selon elle, aux prix affichés chez nos voisins européens.

Lire notre dossier : PLFSS 2015, la santé face aux contraintes budgétaires

« Quand on compare les prix des médicaments, on s’aperçoit qu’il y a des différences incroyables qu’on soit en Italie ou qu’on soit en France. » L’eurodéputée écologiste donne ainsi l’exemple du Plavix, vendu en moyenne 25€ en France et seulement 18€ de l’autre côté des Alpes. « Sur l’ensemble des médicaments, ça vous donne des milliards » d’économies, assure Michèle Rivasi. Surtout si les tarifs des génériques sont également revus à la baisse, car « 30% plus chers » en France que dans d’autres pays européens. « Vous pouvez avoir 10 milliards sans toucher aux soins », assure ainsi l’élue.

Système opaque

Pourquoi une telle différence des prix avec nos voisins ? Pour Michèle Rivasi, la faute revient à un « système complètement opaque » : « Le prix n’est pas seulement fixé sur la valeur ajoutée du médicament, il est aussi fixé d’un point de vue économique. »
Sous l’autorité du ministre de la Santé, le Comité économique des produits de santé (CEPS) fixe les prix des médicaments et leur taux de remboursement. Or les « liaisons dangereuses » entre cabinets ministériels et laboratoires pharmaceutiques sont courantes, selon Michèle Rivasi. « Depuis Claude Evin [entre 1988 et 1991], tous les ministres de la Santé ont eu des liens soit antérieurs, soit postérieurs à leur exercice de la fonction avec l’industrie pharmaceutique », dénonce le texte de l’appel de l’opération « Mains propres ». Les ministres et leurs collaborateurs sont « juges et parties », affirme l’eurodéputée.

« Quand ils sortent du ministère de la Santé, ils vont directement dans les labo », déplore Michèle Rivasi. Quand un élu n’a plus de mandat, l’entrée dans un laboratoire est une « opportunité », explique-t-elle. L’élue cite ainsi Michel Barnier, plusieurs fois ministre et ancien commissaire européen qui est également vice-président du laboratoire Biomérieux. « Il y a un lien malsain qui s’est effectué. » « Même à la Haute autorité de la Santé » les relations existent : Jean-Luc Harousseau, président du conseil de la HAS, a reconnu avoir touché 200.000€ « de pleins de laboratoires pharmaceutiques », rappelle l’écologiste.

Michèle Rivasi et les signataires de l’appel, parmi lesquels Daniel Cohn-Bendit, Eva Joly, Philippe Even et Irène Frachon qui avait révélé l’affaire du Mediator, demandent donc plus de transparence au sein du CEPS. Et des sanctions fortes en cas de conflit d’intérêt.

Retrouvez l’intégralité de l’interview :


Michèle Rivasi : opération mains propres sur la… par Mediapart

Pour atteindre 10 milliards par an, l’écologiste préconise également de diminuer le nombre de prescription « parce que la France est un des pays où, sur l’ordonnance, on a le plus de médicaments ».

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Commentaires

Médicaments : l’eurodéputée Michèle Rivasi lance une opération «mains propres»

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ElDruido

30/01/2015 12h49

l’appel est en ligne ici: http://mains-propres-sur-la-sante.fr/

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