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[VU AUTREMENT] Travail social

Travail social : en Champagne-Ardenne, précaires et travailleurs sociaux réfléchissent ensemble aux politiques menées

Publié le 16/01/2015 • Par Stéphanie Marseille • dans : Dossier Santé Social

Pour inclure la participation des personnes en précarité dans les dispositifs qui les concernent, l’Uriopss Champagne-Ardenne s’est notamment inspirée de ses homologues belges.

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« Pour les Belges, les personnes en précarité sont des experts du vécu », avance Jérôme Buisson, conseiller technique de l’Uriopss Champagne-Ardenne (Union régionale des centres d’information des droits des femmes et des familles), spécialiste des questions de participation. Entre 2006 et 2009, de concert avec l’Uriopss Nord-Pas-de-Calais et les réseaux belge et wallon de lutte contre la pauvreté, l’Uriopss Champagne-Ardenne a participé à plusieurs journées d’échange sur la participation et l’expression des personnes en situation de précarité quant aux politiques qui les concernent. « En 2006 à Bruxelles, nous avions interrogé les travailleurs sociaux et les personnes en précarité : comment se débrouille-t-on au quotidien, en France et en Belgique ? » retrace Jérôme Buisson. La question concernait aussi bien l’alimentation que le logement, les vêtements ou l’accès aux loisirs. Elle englobait aussi les aides et soutiens disponibles dans chaque pays. L’année d’après, à Valenciennes, les quatre réseaux européens ont travaillé sur le RMI français et le RSI belge, autour de la question : comment se traduit le « i » dans chaque pays ?

Diagnostics communs

Ces rencontres incluent, à parité, des personnes en situation de précarité et des travailleurs sociaux. Elles visent à dresser des diagnostics communs et à élaborer des propositions communes, défendues par les Uriopss auprès des pouvoirs publics locaux. La démarche de ces unions régionales a également trouvé un écho dans deux appels à projets de la Commission européenne : « regards croisés » en 2007 et, en 2009-2010, « Pour une Europe sociale, apprenons la MOC ! » (méthode ouverte de coordination). Fondés sur l’échange de regards entre professionnels et personnes en précarité, ces deux chantiers se sont efforcés de décrypter le quotidien des personnes accompagnées. Le second consistait même à décortiquer les plans nationaux d’action pour l’inclusion (PNAI), pour en relever les lacunes et suggérer des solutions concrètes. Ces démarches ont, à leur tour, nourri les travaux du Conseil consultatif des personnes accueillies, nés en 2010. « Depuis, les équipes de travailleurs sociaux d’une demi-douzaine de nos centres d’hébergement et de réinsertion sociale sont désormais convaincues par la participation des personnes en situation de précarité et adoptent une autre façon de travailler, une autre temporalité », constate Jérôme Buisson, qui n’occulte pas pour autant les difficultés. Quant aux personnes précaires, ces démarches les font « s’exprimer plus facilement, trouver un autre sens à leur vie. Certaines deviennent des relais pour leurs compagnons, les encourageant à prendre part au conseil de vie sociale », ajoute-t-il.

 

Témoignage : « En Allemagne, l’accompagnement des personnes en difficulté n’est pas aussi cloisonné qu’en France »

Thomas Dubois, directeur de l’Uriopss Champagne-Ardenne

Nous développons les questions de participation des personnes en précarité à la construction de l’ensemble de leur prise en charge, depuis 2004 maintenant. Nous appartenons au collectif Alerte, né de la loi de lutte contre l’exclusion de 1998, et au réseau européen EAPN (associations de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale), ce qui nous a permis de participer à des voyages d’étude à l’étranger, dont nous nous inspirons aujourd’hui. Nous nous sommes par exemple rendus en Allemagne. Nous avons pu constater que l’accompagnement des personnes en difficulté n’est pas aussi cloisonné qu’en France. Sur un même site, on peut trouver un lieu dédié aux personnes handicapées, un autre aux personnes en situation de précarité, une crèche, une maison de retraite : les travailleurs sociaux se connaissent bien, ils sont collègues, c’est plus facile d’établir les liens nécessaires à un accompagnement global. En Belgique, c’est la participation des usagers qui est inscrite dans les pratiques. Encore que, dans ce domaine, les plus avancés restent les Québecois.

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