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POLITIQUE LOCALE DE SANTÉ

« Chacun doit pouvoir se reconnaître comme acteur de santé »

Publié le 08/12/2014 • Par Caroline Coq-Chodorge • dans : Dossier Santé Social

La ville de Grigny a adopté une approche de la santé basée sur le bien-être et des questions quotidiennes pour mobiliser les habitants. Le message passe aussi par des relais au sein de la population.

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Régulièrement secouée par des violences urbaines, notamment dans son immense cité de la Grande Borne, Grigny, dans l’Essonne, est l’une des villes les plus défavorisées de la région parisienne. On s’y préoccupe aussi de santé. Il y a là encore beaucoup à faire : l’espérance de vie des habitants est amputée de 2,5 ans par rapport à celle des ­Franciliens, la densité des médecins généralistes est deux fois inférieure à celle de la région, et seuls quatre spécialistes exercent sur le territoire. L’action de la ville en matière de santé est encadrée depuis 2008 par un atelier santé-ville et depuis 2012 par un contrat local de santé. Le premier objectif est de faciliter l’accès aux soins. Si la ville est parvenue à attirer des professionnels en créant une maison de santé pluriprofessionnelle en 2010, beaucoup reste à faire. Cette ville, dont un tiers de la population a moins de 20 ans, ne compte ni pédiatre, ni gynécologue.

Un guide santé bien-être

Comment aider les habitants à se repérer dans ce tissu sanitaire fragile ? Une maison de quartier est parvenue à en mobiliser quelques-uns, adultes et enfants, autour de la rédaction d’un « Guide santé bien-être » de 56 pages. Il est illustré par de jolis dessins d’enfants, articulé autour de quelques questions simples, formulées par les habitants : « Je viens d’emménager à Grigny. Quelles démarches dois-je effectuer pour ma santé ? », « Comment me soigner en fonction de mes moyens ? », « Je suis malade ! À qui m’adresser ? »

« La compréhension du système sanitaire est une vraie difficulté pour certains habitants. Le recours aux urgences est fréquent, car les gens ne savent pas où aller. Avec des mots simples et accessibles, ce guide décrit le rôle des différentes institutions, détaille les droits en santé, et décrit l’offre de soins », explique Said Seddouki, chargé de mission sur le contrat local de santé. Il a été traduit en quatre langues – anglais, arabe, tamoul et turc – pour toucher les nombreux migrants qui s’installent à Grigny.

Cette démarche est déclinée, par le centre communal d’action sociale, sous la forme d’une « semaine santé bien-être », qui s’est tenue au mois de novembre. Cinq femmes ont accepté de participer activement à sa préparation. « Nous avons commencé par recueillir les besoins, à travers des questionnaires, explique Véronique Bertebin, directrice du centre. Les familles sont en attente d’une approche de bien-être. Nous proposons donc des ateliers de relaxation, de massage, de maquillage, qui sont autant d’occasions d’aborder le sujet de l’accès aux droits, de la prévention des addictions, du dépistage des cancers, etc. ».

« Notre objectif est aussi de faire en sorte que chacun, à la place qui est la sienne, puisse se reconnaître comme acteur de santé », explique Cécilia Masselli, coordonnatrice du projet local de santé. Si elle reconnaît qu’il n’est pas toujours simple de mobiliser les habitants, la coordonnatrice s’appuie sur « les animateurs des maisons de quartier, les associations sportives, d’aide au devoir, de théâtre, etc. Tous agissent à leur niveau sur les déterminants de santé. »

Témoignage : « Les habitants veulent voir les résultats, il ne faut pas les décevoir »

Mathy Kenya, présidente de l’association Vie-enfance-espoir 91

Nous sommes une association de prévention du sida, des infections sexuellement transmissibles et des hépatites, auprès de la population migrante, en particulier d’origine subsaharienne, même si nous ne refusons personne. Nous travaillons avec les ateliers santé-ville de Grigny, de ­Courcouronnes et Corbeil-Essonnes. Nous essayons d’impliquer les habitants, en passant par des intermédiaires, des « griotes » dans la culture africaine, des personnes qui sont écoutées dans la communauté. Nous organisons des actions-appartements : des groupes de discussion sur la sexualité, la contraception, le préservatif, au domicile des habitants. À Grigny, nous avons aussi participé à la rédaction du « Guide santé bien-être », avec des habitants. C’est possible de les mobiliser, en passant par la convivialité. Mais il faut les impliquer jusqu’au bout, de la conception du projet jusqu’à sa finalisation. Ils veulent voir les résultats, il ne faut pas les décevoir. Sinon, ils auront une nouvelle fois l’impression que leur avis n’est pas entendu, et que rien ne change.

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