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Congrès de l'Unccas

À Nice, les CCAS inventent le social de « M. tout le monde »

Publié le 16/10/2014 • Par Laurent Thoviste • dans : A la Une santé social, Actu Santé Social

Nice accueille depuis mercredi le 67e congrès de l'Unccas. Une redéfinition des outils de l'action sociale y est demandée.

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Edgar Morin disait « qui ne se régénère pas dégénère ». C’est le défi auquel sont aujourd’hui confrontés les CCAS. Intervenant lors du 67e congrès de l’Unccas à Nice, le mercredi 15 octobre, le député Michel Pouzol, auteur du livre «Député pour que ça change », qui raconte son expérience de la précarité, a d’emblée pointé l’exigence de redéfinir les outils de l’action sociale. « Nos systèmes d’aide ne sont plus opérationnels. On est obligé de réinventer le social car les publics ont changé. Il n’y a pas un seul schéma. Il y a une catégorie d’ultra-pauvres qui n’ont même plus d’espoir de rentrer dans un logement. Or, le logement c’est fondamental pour s’en sortir. Mais il y a aussi de plus en plus de salariés pauvres et de classes moyennes qui, jusque-là, se pensaient protégés ».

« Quand ils tirent la sonnette d’alarme c’est souvent trop tard »

Un constat qui pourrait « en partie » expliquer la problématique du non-recours dont 44 % des CCAS ayant répondu au baromètre de l’action sociale locale 2014 estiment qu’il est important voire très important… Car ce sont des publics qui connaissent mal les systèmes d’aide. Ou qui hésitent à y faire appel. « Ils cherchent à s’en sortir par leurs propres moyens ou sollicitent un secours dans leur système relationnel.
Quand ils tirent la sonnette d’alarme c’est souvent trop tard », indique Joëlle Martinaux, adjointe au maire de Nice et nouvelle présidente de l’Unccas.

« Quand j’étais dans la précarité je changeais souvent d’interlocuteur. À chaque fois, je devais à nouveau raconter à nouveau mon histoire », témoigne Michel Pouzol. Et de poursuivre « on vous demande de remplir des dossiers avec des informations que bien souvent vous ne pouvez pas fournir », citant l’exemple du formulaire de Pôle emploi qui demande des coordonnées bancaires qui ne correspondent ni à un RIB ni à un E-ban. « Or, quand vous êtes au fond du gouffre, la plupart des problèmes que vous affrontez et que vous réglez habituellement, deviennent insurmontables et s’accumulent. On perd la compréhension des mécanismes, la conscience de ce que nous sommes. »

Mutualiser n’est «  pas coûteux »

En cause la complexité de notre système administratif. Voulue ? « Si tous ceux qui ont droit au RSA le demandent, cela coûte 5 milliards d’euros », indique Michel Pouzol.
Plus vraisemblablement, une difficulté à faire travailler tout le monde ensemble. « C’est quand même extraordinaire », s’étonne un brin énervée Joëlle Martinaux, « on est au XXIe siècle, on peut aller sur la lune et on n’est pas capable d’échanger des données entre collectivités locales. Ce n’est pourtant pas coûteux de mutualiser. »

D’où la difficulté de conduire (et surtout d’actualiser) l’analyse des besoins sociaux, outil pourtant essentiel pour décider des orientations et savoir si oui ou non il faut construire une nouvelle crèche, un nouvel Ehpad, mettre en place une épicerie sociale, etc. Mais surtout de répondre aux multiples besoins des publics : « Comment, dans les territoires, les CCAS peuvent-ils remplir toutes leurs missions et être efficaces partout ? » s’interroge Michel Pouzol. « Il n’y a pas de solution unique. La réinsertion sociale se fait par phase. À un moment, il faut un secours immédiat, plus tard un logement, encore plus tard un emploi. Il faut construire des parcours. »

Se baser sur des expériences concrètes

La solution résidera-t-elle dans la réforme territoriale ? « Nous manquons de lisibilité », indique Benoît Calmels, délégué général de l’Unccas, « mais nous travaillons avec l’Assemblée des communauté de France (AdCF) sur le repérage des bonnes pratiques en matière d’action sociale intercommunale ».

Si les centres intercommunaux d’action sociale (CIAS) sont actuellement peu développés et si les présidents d’intercommunalité semblent peu enclins à prendre la compétence sociale, la présidente de l’Unccas estime pourtant que la mutualisation est inévitable. « Nous n’avons pas le choix, il faut mettre nos moyens en commun mais il ne faut pas que les élus se sentent dépossédés. » Et de vanter une approche concrète basée sur des expériences de terrain. « Ce que seront les CCAS de demain ? C’est dans le rural, l’urbain, les territoires ultramarins que cela s’expérimente tous les jours. » Et à l’adresse du gouvernement : « Arrêtez de faire des états généraux et regardez ce qui existe. » Une manière de répondre à Françoise Bernon, déléguée générale du laboratoire de l’ESS, qui invitait l’Unccas à rebaptiser son baromètre de la précarité « le baromètre des solutions ».

Patrick Kanner demande de « s’impliquer dans les futurs contrats de ville »

Invité à remettre les prix de la 11e édition de « l’innovation sociale locale 2014 », Patrick Kanner, nouveau ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports est revenu comme il l’a dit « parmi les siens ». « Il faut sanctuariser les crédits des grandes politiques de solidarité. J’aurais la chance dans le ministère qui est le mien de pouvoir agir dans ce sens. » Évoquant le chantier de la simplification administrative, il a lancé « je veux vous donner un peu d’air » énumérant également les mesures gouvernementales sur l’emploi des jeunes, la revalorisation du travail social, le service civique… S’agissant plus particulièrement de la politique de la ville, il s’est dit déterminé à concentrer l’action publique sur les quartiers les plus fragilisés. « Elle doit se déployer sur tout le territoire par-delà les logiques institutionnelles et idéologiques. Je vous demande de vous impliquer et vous serez consultés sur ces nouveaux contrats de ville d’ici juin 2015 », a-t-il précisé, annonçant une circulaire VJSV1424564C du 15/10 qui vient d’être envoyée aux préfets dans ce sens.

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