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Hôpitaux

Le CHU de Rennes accusé de gâcher des tonnes de médicaments

Publié le 13/06/2014 • Par Solenne Durox • dans : A la Une santé social, Actu Santé Social

Selon les syndicats, la pharmacie centrale du CHU de Rennes jetterait des tonnes de médicaments et dispositifs médicaux non périmés à cause de défauts dans son nouveau processus de distribution. Depuis 2010, plusieurs centaines de milliers d'euros seraient partis en fumée, ce que conteste fermement le directeur du CHU.

« C’est très dur à vivre, d’un point de vue éthique et psychologique », confie anonymement un employé de la pharmacie centrale du Centre hospitalier universitaire de Rennes. Depuis quatre ans, il a le sentiment d’être le complice, malgré lui, d’un important gâchis de médicaments et de dispositifs médicaux non-périmés. Des caisses entières s’entasseraient et prendraient la poussière dans les locaux de la pharmacie centrale jusqu’à ce que, faute de place, elles soient mises en destruction dans les containers destinés aux médicaments périmés.

Une situation dénoncée par les syndicats. « Ce sont plusieurs centaines de milliers d’euros qui sont partis en fumée depuis la création de la nouvelle pharmacie centrale », assure les représentants de Sud santé Sociaux et de Force Ouvrière. Plusieurs caisses de médicaments et de dispositifs médicaux non périmés seraient incinérées au moins deux fois par mois. « On part le soir et quand on revient le lendemain, il n’y a plus rien. Certains flaconnages représentent un mois de salaire d’un contractuel. Imaginez quand il y en a dix qui disparaissent ! », se désespère l’employé de la pharmacie.

Ce gâchis serait la conséquence de différents dysfonctionnements lié à un process industriel inadapté aux besoins de la pharmacie. En cause notamment, le système de robotisation mis en place par H’Ennez, une filiale d’Eiffage, qui a aussi conçu et construit, via un partenariat public/privé, le nouveau bâtiment abritant la pharmacie. Une partie des palettes livrées le matin, qui ne sont pas aux normes européennes, ne sont pas reconnues par le robot Magmatic chargé de les ranger au sous-sol. Les agents doivent donc reconditionner les marchandises sur des palettes conformes ce qui crée un engorgement et retarde le tri et l’envoi des produits. Pour ne rien arranger, le système informatique tombe régulièrement en panne et le Magmatic a atteint sa cadence maximale. Or, la lenteur de l’acheminement inciterait les unités de soin à procéder à de nouvelles commandes, ce qui aboutirait fréquemment à la réception d’un trop plein de médicaments.

30 000 euros de médicaments détruits par an

Les services n’étant pas autorisés à conserver des stocks de produits, ils sont renvoyés à la pharmacie centrale. Or, d’après les syndicats, les médicaments renvoyés ne sont pas tous réintégrés dans le système. Trop cher et trop compliqué. « Le moindre retour demanderait un travail titanesque, de 10 minutes par produit, même pour la moindre plaquette, avec un coût en sorties de papiers et d’étiquettes parfois supérieur au médicament retourné », observent-ils.

« Il est vrai que j’ai pris la responsabilité d’autoriser la destruction de médicaments mais seulement de faible valeur et de manière ponctuelle pour des raisons économiques et sanitaires », admet André Fritz, le directeur général du CHU de Rennes. Ce dernier conteste le montant avancé par les syndicats de plusieurs centaines de milliers d’euros. « Le problème du gaspillage du médicament en France n’est pas à chercher dans les hôpitaux. Il y a, dans tous les établissements, des traitements qui ne sont pas administrés aux malades et donc retournés à la pharmacie ». Celle du CHU de Rennes, qui dispose d’un budget de 100 millions d’euros, en réintègre chaque année, d’après lui, « 2 millions, et en détruit l’équivalent de 30 000 euros, soit 0,03 % du budget. Une politique sécuritaire a un prix ». André Fritz reconnaît néanmoins que le fonctionnement de la pharmacie centrale n’est pas optimal : « Nous avons des motifs de mécontentement. La pharmacie est sous-dimensionnée et nous avons été confrontés récemment à de nombreuses pannes qui ont compliqué le travail du personnel ». S’il n’envisage pas de dénoncer le bail emphytéotique qui court jusqu’en 2029, il affirme maintenir la pression sur Eiffage. Le CHU aurait déjà appliqué à la société des pénalités d’un montant supérieur à plusieurs centaines de milliers d’euros.

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