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Grand âge

État des lieux : Des métiers en quête d’un coup de jeune

Publié le 15/05/2014 • Par Emilie Lay • dans : Dossier Santé Social

Mauvaise image, salaires modestes, tâches répétitives : les métiers du grand âge, dans les Ehpad comme dans l'aide à domicile, peinent à attirer les candidats.

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En 2030, la France comptera 400 000 personnes âgées dépendantes de plus par rapport à celles recensées en 2010 – 1,15 million -, selon l’Insee. Et pour répondre aux besoins, il faudra pourvoir 350 000 postes supplémentaires d’aides à domicile, d’aides-soignants et d’infirmiers, entre 2010 et 2020, estiment la Dares et le Centre d’analyse stratégique.

Or, auprès des personnes âgées, ces métiers pâtissent d’importantes difficultés de recrutement, ainsi que d’un fort turn-over. En -Ehpad, « les candidatures d’aides-soignants sont insuffisantes. Et des stagiaires y remplacent souvent les salariées absentes pour maladie ! » s’indigne Arlette Schuhler, secrétaire de la Fédération nationale des associations d’aides-soignants (Fnaas).

L’aide à domicile se trouve dans une situation encore plus critique. « Nous manquons d’infirmiers, d’aides-soignants, d’auxiliaires de vie sociale. Il n’y a pas assez de techniciens d’intervention sociale et familiale diplômés », détaille Hélène Lemasson-Godin, directrice des ressources humaines « réseau » à l’UNA.

Discipline médicale « mineure »

Pour faire face à ces défis, Michèle Delaunay, ex-ministre déléguée chargée des Personnes âgées et de l’autonomie, avait élaboré un projet de loi sur l’adaptation de la société au vieillissement, auquel devait être annexé un Plan pour les métiers de l’autonomie. Le texte devait être présenté en Conseil des ministres, le 9 avril, avant que le remaniement ministériel ne retarde son examen. Or le chantier est d’envergure ! C’est tout un secteur qu’il faut revaloriser, dans ses diverses composantes.

Ainsi, la gériatrie fait figure de discipline médicale mineure. « En début de carrière, les professionnels veulent s’aguerrir aux actes techniques, indique Thierry Amouroux, secrétaire général du Syndicat national des professionnels infirmiers [SNPI]. L’hôpital de court séjour attire davantage les jeunes diplômés. »

Avec sa dimension relationnelle en matière de soins et de travail social, la gérontologie, elle, est peu mise en avant dans les instituts de formation en soins infirmiers, pour aides-soignants, ou en travail social. « Pendant nos études, nous n’avons rencontré aucun professionnel exerçant auprès des personnes âgées », relate Marine Amory, assistante de service social en soins de suite et de réadaptation au centre hospitalier de Beauvais (Oise), diplômée en 2011. « Des clichés persistent : on imagine que le travail se réduit aux dossiers de demande d’admission en maison de retraite. »

Du reste, le manque de reconnaissance sociale et le déficit d’image de ces métiers traversent toute la société. « On parle d’aide-ménagères, de bonnes. Ce seraient des « petits boulots » que tout le monde peut faire, et qui pourraient absorber tout le chômage. Ces préjugés nous collent à la peau », déplore Hélène Lemasson-Godin.

En Ehpad comme à domicile, la faiblesse des rémunérations entretient la pénurie de personnel. Michèle Delaunay l’avait admis, en marge du lancement du Plan pour les métiers de l’autonomie, le 27 mars : « Les salaires ne sont pas en cohérence avec les responsabilités humaines lourdes qu’exigent ces professions. »

Dans l’aide à domicile, « il n’y a pas eu de revalorisation du point d’indice, depuis 2009. Nous risquons de nous retrouver dans la situation des années 2000, où nous n’arrivions plus du tout à recruter », alerte Hélène -Lemasson-Godin. A cela s’ajoutent le temps partiel subi et, comme en Ehpad, la pénibilité physique, les tâches répétitives…

Le Plan pour les métiers de l’autonomie comporte des actions visant à lutter contre l’usure professionnelle et à favoriser la formation continue. Ce dernier levier est déjà massivement utilisé dans l’aide à domicile : « Nous y consacrons 67 millions d’euros par an. Et environ 50 % des salariés suivent des actions de formation », illustre Hélène Lemasson-Godin.

Mais, une fois diplômés, resteront-ils, si les rémunérations ne sont pas revues en conséquence ? « La refonte économique de la prise en charge de la dépendance doit se faire au plus vite. C’est tout l’enjeu du projet de loi attendu », rappelle Hélène Lemasson-Godin. Reste à ce que le gouvernement « Valls » s’en empare.

 

Kinésithérapeutes, l’exercice libéral plébiscité

« Soixante-dix-neuf pour cent des kinésithérapeutes exercent en cabinet, contre 17 % à l’hôpital et 4 % dans un autre type d’établissement en tant que salariés », selon Cyrille Pernot, délégué général de la Fédération française des masseurs-kinésithérapeutes rééducateurs. Hôpitaux et Ehpad peinent donc à embaucher. Le salaire constitue la principale raison de ce déséquilibre. « Le revenu moyen mensuel d’un kinésithérapeute libéral s’élève à 3 666 euros, quand il n’atteint que de 1 300 à 1 400 euros pour les salariés, même si la charge de travail est moindre. » En outre, la possibilité de cumuler une activité libérale et une activité salariée ne serait pas évoquée dans les instituts de formation. « On y explique aux étudiants qu’ils devront choisir l’un ou l’autre statut. Or ce n’est pas vrai ! »

 

Un guide pour les Ehpad

L’Anap met en avant onze expériences de gestionnaires d’Ehpad, adhérents du Syndicat national des établissements et résidences privés pour personnes âgées (Synerpa), pour optimiser le recrutement et la fidélisation des aides-soignants et des aides médicopsychologiques. Les démarches sont axées sur la communication, le prérecrutement ou la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences. Un « outil de diagnostic du recrutement », construit sur la base d’un recueil de bonnes pratiques, est également présenté.

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