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EMPLOIS D'AVENIR

Des jeunes à insérer… à domicile

Publié le 05/04/2013 • Par Olivier Bonnin • dans : A la Une santé social, Actu Santé Social

La branche de l'aide à domicile privée non lucrative vient de s'engager pour la création de 3 000 emplois d'avenir. Mais comment insérer des jeunes auprès d'usagers en situation de vulnérabilité ?

Créer des emplois d’avenir dans le secteur de l’aide à domicile  ? En septembre dernier, alors que ces contrats conçus pour l’insertion des jeunes peu qualifiés n’étaient qu’en discussion à l’Assemblée nationale, la perspective rebutait. « Face à des personnes en situation de fragilité, on ne peut pas mettre des jeunes eux-mêmes extrêmement fragilisés professionnellement ! Les premiers niveaux de qualification pour être auxiliaire de vie sociale sont le CAP et le BEP. En deçà, il faudra une remise à niveau  », avertissait Sébastien Darrigrand, le délégué général de l’Union de syndicats et groupements d’employeurs représentatifs dans l’économie sociale (Usgeres), lors d’un débat organisé par La Gazette Santé-Social.

« Bonnes nouvelles  »

Il semble que certaines garanties aient été, depuis, apportées… Après la conclusion d’une série d’accords sur les emplois d’avenir entre l’Etat et l’Usgeres, voilà que ses quatre adhérents de la branche de l’aide à domicile privée non lucrative s’engagent à favoriser la création de 3 000 emplois d’avenir, d’ici à fin 2014. La convention, signée le 4 avril 2013 à Paris, avec la ministre de l’Artisanat, Sylvia Pinel, et celui chargé de l’Economie sociale et solidaire, Benoit Hamon, stipule que ces postes seront créés non seulement pour des activités administratives, mais aussi pour les interventions à domicile.

« Dans la semaine que l’on vient de passer, on ne va pas bouder les bonnes nouvelles  », s’est réjoui Benoît Hamon, deux jours après la mise en examen de son collègue Jérôme Cahuzac… Le ministre peut légitimement apprécier cet engagement, de la part d’une branche en crise depuis plusieurs années. D’autant que l’hésitation à faire travailler des jeunes non qualifiés dans le huis clos du domicile n’est pas nouvelle : « Le recours aux contrats aidés a toujours fait débat dans le secteur  », rappelle André Flageul, président de l’Union nationale de l’aide, des soins et des services aux domiciles (Una)…

Tuteurs

Mais les quatre fédérations et unions signataires ont obtenu quelques motifs de se lancer. Financés par l’Etat à hauteur de 75 % du Smic brut, ces emplois d’avenir impliquent un accompagnement assuré, notamment, par un tuteur désigné dans la structure employeuse. « Les personnes fragilisées attendent de la ponctualité, un respect des consignes… Les tuteurs seront là pour l’enseigner  », espère Patricia Cordeau, directrice de l’Una Paris. La convention prévoit précisément que les jeunes intervenant à domicile seront suivis par leur tuteur en doublon, pendant un mois au moins. En outre, alors que les emplois d’avenir sont généralement accessibles dès 16 ans, ils seront, dans la branche, réservés aux seuls majeurs. La convention prévoit aussi que les contrats pourront être à temps partiel, à condition d’être à durée indéterminée ; une possibilité précieuse pour les métiers du domicile.

Reste que la loi impose à l’employeur d’engager des actions de formation pour ses jeunes recrues… « Notre crainte était de ne pas en avoir les moyens  », rapporte Claire Perrault, secrétaire générale adjointe de la Fédération nationale des associations de l’aide familiale populaire (Fnaafp). « Mais cet engagement financier est sécurisé désormais  », rapporte Hugues Vidor, directeur général de la fédération Adessadomicile. Des soutiens pourront notamment être obtenus auprès du Fonds paritaire de sécurisation des parcours professionnels (FPSPP).

Rêver

En revanche, pour ces employeurs de l’économie sociale et solidaire, « ce qui ne faisait pas débat était d’accueillir des personnes en exclusion, compte tenu du chômage actuel  », souligne Claire Perrault. Cette volonté de se mobiliser pour l’insertion a été plusieurs fois soulignée par les signataires. Et ces emplois d’avenir pourront même avoir un intérêt à long terme : « Qu’enfin ce secteur devienne attractif pour les jeunes », comme l’a espéré André Flageul.

Il restera, certes, à pouvoir faire « rêver les jeunes  », avec ces métiers encore marqués par la « précarité  », a rappelé Philippe Alpy, le vice-président de l’ADMR. Il sera, du reste, difficile de parler « d’emplois « d’avenir  » dans des associations en difficulté  », comme l’ajoute Yves Verollet, directeur général de l’Una. Au fond, cet engagement de la branche ressemble à un pari : que sa bonne volonté incite le gouvernement à régler, enfin, ses problèmes de financements…

Santé, social, médico-social : des secteurs d’avenir

150 000 emplois d’avenir, dont 100 000 dès 2013 : tel était l’objectif que s’assignait le gouvernement l’an dernier. Pour y parvenir, le gouvernement s’est trouvé des alliés parmi les employeurs sanitaires et sociaux. Début avril, le ministère du Travail pouvait déjà espérer un total de 13 500 créations de postes dans ces secteurs.

Ainsi, aux côtés des 3 000 emplois annoncés dans la branche de l’aide à domicile privée non lucrative, 1 000 recrutements pourraient être promis dans la branche, voisine, des entreprises de services à la personne.
Le secteur de la santé est l’autre grand pourvoyeur d’emplois d’avenir : 4 000 recrutements sont annoncés avec la convention signée, ce 8 avril, entre l’Etat et la Fédération hospitalière de France (FHF) et l’Association nationale pour la formation permanente du personnel hospitalier (ANFH). Du côté de la Fédération de l’hospitalisation privée (FHP), les discussions avancent, sur la base de 3 000 recrutements.

Côté médico-social, le Syndicat national des établissements et résidences privés pour personnes âgées (Synerpa), majoritairement lucratifs, pourrait bientôt se distinguer, en promettant 1 000 emplois d’avenir. 

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