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Hôpital

« Les objectifs quantitatifs peuvent masquer des déficiences qualitatives » – Jacques Roos, président des IHF

Publié le 06/05/2013 • Par Hélène Delmotte • dans : Dossier Santé Social

Les 53è journées nationales d'études et de formation des Ingénieurs hospitaliers de France (IHF) se dérouleront du 19 au 21 juin 2013 au Parc Floral de Paris. Entretien avec Jacques Roos, président des IHF.

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La séance plénière de ces 53è journées d’études va être consacrée à l’ingénierie hospitalière et aux nouvelles politiques d’achat. Pourquoi ce choix ?  

Ce thème est fédérateur et transversal. Les politiques d’achat sont une réalité prégnante dans les établissements hospitaliers avec le développement des notions de professionnalisation des acheteurs, de centrales d’achat ou encore de coût global mis en avant par les autorités. Les conséquences seront non négligeables, en matière de formations et d’approches nouvelles par exemple, mais il faut être prudent face à de possibles dérives, maîtriser ces nouvelles politiques sans s’y fourvoyer aveuglément.

Quels types de dérives craignez-vous ?

Dans l’ingénierie hospitalière, et notamment en matière de maîtrise d’oeuvre, il est souvent préférable d’acheter une prestation de qualité qui permettra aux concepteurs d’assurer pleinement leur mission, ce qui limitera les risques de dérive d’une opération mal conçue plutôt que de viser des gains immédiats. De la même manière, sous-payer des prestataires intellectuels – sachant que leurs prestations n’émargeront au plus qu’à quelques pour cent du coût global de l’opération – peut être dangereux. Les objectifs quantitatifs peuvent masquer des déficiences qualitatives. Gardons à l’esprit qu’un bon achat est quantitatif et qualitatif.

Quelle est votre opinion sur le programme Phare ? Ne craignez-vous pas la promotion d’un « responsable achat unique », qui n’est pas forcément un ingénieur hospitalier ?

Le programme Phare est une bonne initiative. Il y a des gains à réaliser et nous avons le devoir de faire progresser nos procédures mais nous devons rester prudents pour garder à l’esprit l’aspect qualitatif de l’achat, lié à la notion de coût global. Notre analyse doit être fondée sur une réflexion dans la durée. Concernant le « responsable achat unique », nous exprimons effectivement certaines craintes. On n’achète pas de l’ingénierie comme des fournitures récurrentesEn fait, tout va dépendre de la manière dont cette fonction sera exercée. Si le responsable unique intègre les spécificités des différents secteurs d’achat, tout se passera bien. Il ne faut surtout pas oublier la spécificité des ingénieurs hospitaliers qui sont notamment formés pour mieux acheter et mieux négocier. On n’achète pas de l’ingénierie comme des fournitures récurrentes.

Faut-il encourager les regroupements d’achats ?

Nous restons dubitatifs. Acheter des fournitures pour les ateliers de maintenance dans le cadre d’une centrale d’achats, pourquoi pas ? Mais l’achat de fournitures d’ingénierie – une construction de bâtiment par exemple – ne peut pas être généralisé car il demeure lié au site sur lequel l’établissement va se construire.

Pour revenir au programme des 53è journées, un atelier traitera de la programmation et des politiques de santé. Sous quel angle aborderez-vous ce sujet ?

La programmation, qui est un élément déterminant dans la conduite de tout projet, sera envisagée à différents niveaux. Didier Bourdon qui coordonne la Commission ingénierie et architecture de la conférence des DG de CHU évoquera la programmation immobilière au niveau régional. Il s’agit d’une méthodologie permettant de diagnostiquer les capacités immobilières de cet échelon territorial puis d’utiliser ce diagnostic pour répondre au mieux aux orientations de l’Agence régionale de santé (ARS) : tel bâtiment est-il adapté ? telle restructuration sera-t-elle coûteuse ? Un chef de projet de l’Agence nationale d’appui à la performance des établissements de santé et médico-sociaux (Anap) nous présentera un outil, « Aelipce », qui lie la programmation à l’activité médicale.

Enfin, des représentants du ministère de la Santé et des services sociaux du Québec nous expliqueront comment ils standardisent la programmation de leurs hôpitaux. D’autres ateliers aborderont aussi les programmations plus ciblées et plus traditionnelles comme une mise en sécurité incendie dans un hôpital en fonctionnement et une confrontation d’expériences loi MOP et conception/réalisation.

Un autre atelier est consacré à la maîtrise des dépenses énergétiques. N’est-ce pas une utopie ?

Les hôpitaux sont effectivement énergivores et ils le resteront car les contraintes de sécurité sont fortes. Néanmoins, des pistes existent pour réaliser des économies. Les équipements biomédicaux, par exemple, consomment moins d’énergie alors qu’il y a quelques années, les fabricants ne se posaient même pas la question. Nous travaillons aussi sur les nouvelles sources d’éclairage tout en sachant que nous garderons toujours une redondance pour assurer la sécurité. Mais la notion de développement durable s’est imposée auprès de nos interlocuteurs, médecins, hygiénistes…ce qui va faciliter la mise en place de politiques de maîtrise des dépenses énergétiques.

Le Premier ministre a annoncé début avril un moratoire général sur les normes. Est-ce une bonne nouvelle ?

Notre activité compte énormément de normes. Il y en a peut-être trop et la façon de les produire et de les appliquer peut prêter à discussion. Mais nous ne sommes pas contre les normes car elles garantissent la sécurité dans des domaines multiples. Nous ne pouvons pas être experts dans tous les domaines. Mieux étudier les normes au niveau de leurs conséquences est nécessaire mais un pays sans norme, c’est la jungle !

Dans un contexte financier particulièrement tendu, gardez-vous la capacité d’innover ?

Oui et d’autant plus ! C’est dans les moments difficiles que nous devons être encore plus performants. Nos Journées servent précisément à échanger, à apprendre des expériences des autres, à remettre certaines pratiques à plat et à faire mieux avec moins. Les moyens financiers sont moindres mais ne nous décourageons pas.

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