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Hôpital

Programme Phare : « En 2012, nous avons enregistré 172 millions d’euros de gains »

Publié le 22/04/2013 • Par laredaction • dans : Dossier Santé Social

Selon le ministère chargé de la Santé, les achats effectués par les hôpitaux représentent 18 milliards d’euros par an, dont 60 % d’achats médicaux. Pour aider et accompagner la structuration de la fonction achats au sein des hôpitaux, la Direction générale de l’offre de soins (DGOS) a lancé un programme national en octobre 2011 baptisé « Performance hospitalière pour des achats responsables » (Phare). Entretien avec Hervé de Trogoff, responsable des achats hospitaliers à la DGOS.

Dans quel contexte s’est inscrit le programme Phare ?

En premier lieu, nous avions noté une dynamique dans les achats hospitaliers, mais les bonnes pratiques restaient isolées. Il fallait donc les faire connaitre. Ensuite, le mouvement de regroupement de commandes entamé depuis 2006 avec des entités telles que Uni-HA pour les CHU, Resah Ile-de-France pour les établissements franciliens et Unicancer pour les centres de lutte contre le cancer, s’est accéléré. Le programme Phare a donc été lancé avec comme objectifs de systématiser ce qui fonctionnait bien, d’encourager la mutualisation des achats – une centaine de groupements existe aujourd’hui -, et surtout de convaincre les établissements de renforcer cette activité et de désigner un responsable « achats » unique qui puisse porter une démarche de progrès. La dimension juridique a été longtemps surinvestie au détriment de la dimension économique et le prix a été trop longtemps un élément prépondérant avant même la définition du juste besoin.

La première recommandation aux établissements est-elle de mettre en place une fonction unique d’achat en interne ?

Oui car c’est le meilleur investissement : l’impact économique est rapide et le choix très cohérent. Le responsable « achats » pilote un plan général porté à la connaissance des instances dirigeantes, avec l’ambition notamment de trouver des améliorations supplémentaires ou encore de valoriser les agents.

Comment sensibiliser les Ehpad, notamment de petite taille, à la mutualisation des achats ?

La mutualisation, ce n’est pas « des marchés nationaux pour tous ». Nous souhaitons impulser des regroupements régionaux, pour ne pas dire locaux et nous indiquons clairement qu’un établissement va jouer un rôle de coordonnateur pour l’ensemble des structures, y compris les plus petites. Le programme Phare compte douze segments prioritaires au niveau régional, dont les médicaments, les dispositifs médicaux, l’alimentation…

Nous demandons aux agences régionales de santé (ARS) d’accompagner ce mouvement et de soutenir les coordonnateurs. Par ailleurs, nous avons confié un mandat à un opérateur d’Ile-de-France, le Resah, pour venir en appui technique : réaliser un état des lieux ou une cartographie par exemple.

Les ARS ont-elles joué le jeu ?

Elles se sont pleinement mobilisées dans leur rôle d’animation. Elles ont formalisé une ambition commune et décliné le programme localement. Quatre grandes missions leur ont été assignées : favoriser l’émergence de responsables « achats » unique ; soutenir la mutualisation régionale ; accélérer les échanges de pratiques et enfin instaurer un dialogue de gestion sur les achats pour partager des objectifs communs de performance.

Pour en revenir à l’aspect juridique, le Code des marchés publics n’est-il pas trop contraignant ?

C’est un faux débat. En matière de marché de travaux, le code autorise la négociation jusqu’à 5 millions d’euros. Cette disposition est peu connue et de nombreux opérateurs passent encore un appel d’offre, qui est une procédure beaucoup plus lourde, pour un peu plus de 100 000 euros de travaux !

Autre exemple : le principe de remise en concurrence systématique, inscrit dans le Code, oblige à réinterroger le choix des fournisseurs. C’est un plus car le secteur privé se questionne peu sur le fait de savoir si ses fournisseurs sont les plus adaptés à un moment déterminé.

Dans le programme Phare, nous avons un projet spécifique baptisé « Armen ». Dix groupes de travail issus de la communauté hospitalière identifient, par vagues de dix domaines, ce qui est généralisable à partir d’actions menées avec succès sur le terrain. Nous avons déjà enregistré plus de 150 bonnes pratiques et ce sans avoir besoin de changer le Code des marchés publics. Il y a un potentiel accessible, allons le chercher !

Toutes les recommandations opérationnelles sont-elles issues de ces bonnes pratiques ?

A l’issue de chaque groupe de travail, nous enregistrons entre 80 et 90 recommandations. Nous identifions ensuite les meilleurs sujets, et nous en retenons un tiers. Sur la vague 2, nous avons retenu 23 recommandations prioritaires. Nous allons encourager leur mise en oeuvre, soit en confiant des mandats à des opérateurs, soit en faisant de nouveau appel à des compétences au sein des groupes pour élaborer des fiches d’actions opérationnelles destinées aux établissements

Comment diffusez-vous vos recommandations ?

Une restitution nationale de la vague 2 a eu lieu à Paris le 20 février dernier ,devant 350 personnes du mon de hospitalier et des agences régionales de santé (ARS). Nous nous rendons ensuite dans chaque région pour des réunions qui mobilisent entre 50 et 80 établissements sous l’égide des ARS. Nous avons déjà visité la moitié des régions. Nos dossiers et documents utilses sont accessibles, notamment sur les différents sites des ARS.

Etes-vous satisfait du nombre d’établissements qui ont adhéré au programme Phare ?

Nous sommes très satisfaits en termes d’objectifs. Pour preuve, 80 à 90 établissements parmi les 150 premiers hôpitaux (70 % des achats) ont aujourd’hui mis en place un plan d’action d’achats en interne piloté par un responsable unique. En 2012, nous avons enregistré 172 millions d’euros de gains. Les hospitaliers adhèrent à un sujet pragmatique, opérationnel, dans un contexte économique difficile. En 2013, notre objectif se situe entre 250 et 300 millions d’euros de gains avec déjà de très bons indicateurs avancés, concernant notamment le nombre d’établissements engagés dans la démarche.

Accompagnez-vous directement des hôpitaux ?

Les hôpitaux ont beaucoup de priorités opérationnelles. Il leur faut donc un appui. Nous avons mis en place une équipe sur le terrain de quatre personnes : deux à Paris auprès du Resah Ile-de-France et deux à Lyon auprès d’Uni-HA. Elles sont chargées d’accompagner pendant trois mois les hôpitaux pour élaborer leur plan d’actions « achats ». Et des outils ont également été développés en parallèle. Enfin, une formation dédiée au programme PHARE, portée par l’ANFH, est accessible aux hospitaliers depuis septembre dernier.

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