Fermer

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

Menu

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

Les forces politiques depuis 1998

Publié le 01/03/2013 • Par Dunod Éditions • dans : Fiches de révision

Ma Gazette

Sélectionnez ce thème et créez votre newsletter personnalisée

L’ÉVOLUTION des forces politiques est étroitement liée à la participation citoyenne et à son expression. Pour autant d’autres occurrences sont à observer dans le rapport complexe entre les forces politiques et les citoyens. Cette fiche a pour objectif d’insuffler au lecteur une prise en compte et (peut-être) une prise de conscience des bouleversements notables depuis 1998. Les plus alarmants se concentrent sur l’indifférence accrue de l’électorat. Les plus encourageants portent sur la place des femmes en politique et une reconsidération des dépenses publiques, effet peut-être salutaire de la crise ?

1. LA RÉSISTANCE DU SYSTÈME POLITIQUE BI-POLAIRE

Depuis 1998, la bi-polarité politique n’a pas fléchi. Les élections présidentielles de 2007 et 2012 ont opposé les deux partis majeurs de la représentation nationale. Pour autant, le pluralisme s’est exprimé, voire quelque fois renforcé, selon les élections. Il convient de rappeler auparavant les dissemblances originelles entre la droite et la gauche, d’aucuns diraient les « fondamentaux ».

Le clivage gauche-droite repose sur trois dimensions : l’idéologie (dimension normative), les identités collectives (dimension sociologique) et les dynamiques de coopération et de confrontation (dimension politique).

a. La dimension idéologique

La dichotomie entre les deux forces politiques se polarise sur la notion d’égalité.

Pour Nicolas Sauger :

« La gauche considère que les inégalités résultent du fonctionnement même de la société et doivent être réduites, voire supprimées, la droite conçoit les inégalités comme naturelles et inhérentes à toute société(1). »

Dès lors, pour la gauche, l’État devient l’agent central de la régulation des inégalités, organisant cet objectif à travers les assurances sociales, c’est l’État-providence. Pour la droite, le marché permet l’enrichissement de tous, l’individualité participant à l’égalité de chacun à disposer des moyens de sa réussite. Le libéralisme « culturel » qui correspond à la sphère privée, au choix des moeurs et aux comportements des individus (avortement, homosexualité…) n’est plus une différenciation aussi marquée entre les deux partis. Des études d’opinion sur les valeurs démontrent l’homogénéité des idéologies concernant le divorce, l’avortement, l’homosexualité, l’euthanasie…

b. La dimension sociologique

Les partis de gauche et de droite représentent des identités collectives, où les groupes sociaux ne sont pas aussi clairement tranchés qu’hier, avec les ouvriers à gauche, la bourgeoisie et les paysans à droite.

« Le changement des structures sociales des sociétés contemporaines, qualifiées de post-industrielles, tend néanmoins à gommer ces clivages sociaux. L’exode rural, le déclin de la classe ouvrière traditionnelle, l’augmentation de la mobilité géographique et la hausse générale du niveau d’éducation ont contribué à rendre la société française plus homogène(2). »

c. La dimension politique

La bi-polarité politique demeure, au point que les coalitions électorales sont rares sinon souvent identiques, particularisme français en opposition à nombre de pays européens (Allemagne, Angleterre…) dont les alliances semblent incongrues pour un regard franco-français.

d. La pluralité politique

En France, les partis politiques subissent depuis plusieurs années une reconfiguration due aux spécificités territoriales et à une « excroissance » des partis dits « extrêmes » à gauche comme à droite. Le Front National, à l’extrême droite, reste non seulement une menace d’appropriation de voix et un glissement pour quelques élus perméables à des accords locaux. Le Front National, dont la plus importance des percées remonte à la présidentielle de 2002 s’est par la suite étiolé. Les résultats s’affaissent, son président-fondateur est en bout de légitimité. L’électorat se détourne au point que le déficit financier du parti l’oblige à vendre son siège de Saint-Cloud pour s’installer à Nanterre. La succession familiale redonne au parti une respiration non négligeable à la fois à la présidentielle et aux législatives avec trois députés entrés à l’Assemblée nationale en juin 2012.

Dans les années 1990, la ligne jaune du refus d’alliance avec le FN a été franchie par certains élus de droite pour conserver leur mandat (citons l’élection de Charles Millon en Rhône-Alpes). Les élections cantonales en 2011 et surtout les législatives de 2012 ont précarisé le discours intransigeant de non-alliance entre la droite et le Front National. Les menaces d’un candidat du FN face à un candidat de gauche ont suscité des discours divergents dans le camp de la droite. Certains (y compris des ministres en poste) ont prôné l’abstention, puis le « ni-ni », c’est-à-dire ni alliance avec un candidat du FN, ni adhésion à une députation de gauche. Le front républicain n’a pas eu gain de cause à droite, malgré plusieurs primaires menaçantes.

Du côté de la gauche, l’affaiblissement du parti communiste et le succès modeste des partis « révolutionnaires » (NPA, Front de gauche) ont conduit à des alliances timides, d’autant plus lorsque des revendications radicales étaient envisagées. Pour exemple, les succès électoraux d’Olivier Besancenot ont eu lieu uniquement sur les présidentielles 2002 et 2007. Son successeur, Philippe Poutou a subi l’essoufflement et le détournement des militants du NPA. Quant à l’alliance « Front de gauche », elle n’est pas encore très stable d’un point de vue de l’électorat. Les écologistes se sont affirmés voire émancipés, et ce depuis les élections européennes de 2009 et les régionales de 2010. Ils ont à présent des sénateurs depuis septembre 2011 et des députations supplémentaires depuis les législatives de 2012. Dans la nouvelle équipe gouvernementale, la représentante des Verts n’est pas là ou l’on pouvait l’attendre. Son ministère est celui du logement et de l’égalité des territoires. Du côté de l’Assemblée nationale, les Verts se sont vus refuser la commission du développement durable. La « gauche plurielle » de Lionel Jospin n’est plus celle de François Hollande, lorsqu’il s’agit d’attribuer les portefeuilles et la responsabilité des dossiers. Aujourd’hui, les politologues parlent « des » gauches, le temps de l’hégémonie serait-il révolu ? Et que dire de l’impulsion récente du courant « gauche populaire » initié par deux députés socialistes ?

e. La dualité politique

Aujourd’hui, la cartographie politique intègre plusieurs courants politiques qui ne participent pas toujours à une lisibilité et à une cohérence idéologique et projective. Et comme l’écrit Pascal Perrineau, professeur à Sciences Po et directeur du CEVIPOF :

« Nous sommes passés d’un système partisan du type « quadrille bipolaire », selon l’expression de Maurice Duverger (quatre grandes forces politiques PCF, PS, UDF, RPR), rassemblées en deux coalitions opposées de gauche et de droite, à un système sensiblement plus éclaté, du type « sextuor cacophonique » (FN, UMP, MoDem, Verts, PS, PCF) comme aime à le qualifier Olivier Duhamel, où la bipolarité classique est fortement contestée par les nouveaux entrants frontiste, écologiste et centriste(3). »

Les clivages politiques mènent le plus souvent à une simplification des sujets, conduisant à un enchevêtrement des enjeux au lieu de les relier. C’est ainsi que par la « superposition des dualismes » (Maurice Berger)(Maurice Berger, Les partis politiques, Armand Colin, Paris, 1951.), les questions politiques sont traitées à partir d’une adhésion ou d’une hostilité à ces dernières. Seul l’avis favorable ou défavorable organise le débat politique et son action aujourd’hui.

« Cette vision du clivage gauche-droite bute sur plusieurs obstacles. Tout d’abord, tous les enjeux politiques ne se résument pas à une position pour ou contre. Ils englobent également l’adéquation des moyens mis en oeuvre pour atteindre l’objectif fixé si celui-ci est par nature consensuel (comme par exemple assurer le bien-être ou réduire le chômage)(Nicolas Sauger, op. cit.). »

Les dernières élections (présidentielles et législatives) ont révélé que les déplacements de l’électorat vers le Front de gauche et le Front National se traduisent différemment dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale. D’aucuns parleront du mode de scrutin pénalisant, s’opposant à ceux arguant que le vote diffère en fonction du caractère national ou local de l’élection.

f. La bipolarité au regard des politiques sociales

Depuis 1998, la dualité gauche-droite concernant les politiques sociales – au sens des orientations opposées – n’a pas été aussi étanche. Certes, le Gouvernement Jospin a participé très largement à de nouvelles prestations (la CMU et l’APA sont les plus emblématiques de cette époque). En dehors de prestations clairement identifiées, les autres modifications ne sont pas si souvent visibles. Les actions des prédécesseurs peuvent difficilement être annulées ou abrogées par les suivants. En matière de politiques sociales, toute modification est confrontée à l’inévitable impopularité qu’elle soulève et au lobbying dont le travail social n’est pas dépourvu. Les nouvelles technologies permettent aussi d’alerter l’opinion publique sur la suppression d’une subvention ou l’amputation d’un budget. Ce fut le cas à propos des menaces financières pesant sur le planning familial en 2010-11, qui a en partie dû son salut à la sensibilisation conduite par ce biais.

Les politiques publiques en faveur de la famille, la lutte contre les exclusions, le logement ou la dépendance… obtiennent souvent des consensus dans les deux camps. Les divergences, s’il y en a, se trouvent à la marge. L’opposition, voire la radicalisation de l’idéologie et de son action, se situent plus du côté des politiques de l’emploi, de la justice (y compris celle des mineurs) et de la sécurité.

La réforme ou l’innovation des politiques publiques implique une temporalité (cf. fiche 26), une compatibilité avec la réalité locale ou individuelle, une prise en compte des acteurs et partenaires et une coordination efficace entre fonctionnaires d’État et collectivités territoriales. Ainsi, le projet ou la bonne volonté politique sont confrontés aux fourches caudines de ce cheminement, dont la précipitation est souvent contre-productive.

Si un rapprochement politique gauche-droite s’est opéré ces dernières années, il est dû au contexte économique avant tout, sociologique ensuite :

« La gauche, comme la droite, a géré les « affaires courantes » sans vraiment faire sentir « sa » différence. Dans leur mode d’exercice, les pouvoirs de gauche et de droite se sont rapprochés au point de brouiller les perceptions que se font les Français de ces deux courants de pensée(4). »

La cohabitation a aussi participé de cette « entente » politique et de son action. Un tel binôme rend les frontières moins ténues et laisse entendre que la dualité politique n’est pas irréversible.

2. LA PARITÉ EN POLITIQUE

a. À l’échelle parlementaire

Il faut insister sur la féminisation des élus locaux qui n’est pas des moindres, comme en témoignent les données ci-dessous. Doit-on y voir la contraction entre la loi sur la parité (2000) et l’ouverture des mentalités ou l’une au détriment de l’autre ? En tout cas, des lignes de fracture ont été forcées et risquent de l’être encore un peu plus. Les élues représentent 26,9 % de l’Assemblée nationale (contre 18,5 en 2007, 12,2 % en 2002 et 10,9 % en 1997), plaçant la France entre la 15e et 20e place dans le classement des pays de l’Union Européenne. En septembre 2011, le Sénat s’est aussi amélioré sur la question de la parité. Cependant, les objectifs de cette dernière n’étant pas atteint, les forces politiques sont régulièrement condamnées à payer des pénalités. À titre d’exemple, au terme des législatives de 2007, le Parti socialiste a payé 500 000 euros et l’UMP pas moins de 4 milliards d’euros. Pour tenter une meilleure application de la loi de 2000, un projet de loi a été déposé au cours du second trimestre 2010, qui proposait de soumettre une parité graduée jusqu’en 2022 atteignant 50 % de la globalité des chambres. La loi sur la parité est loin d’avoir irrigué toutes les strates de la vie politique, même si le dernier Gouvernement s’est attelé à respecter ce principe dans sa composition.

Enfin, rappelons que dans l’histoire de la Ve République, il n’y a pas eu de précédent au second tour des présidentielles de 2007 opposant un homme et une femme. Malgré ces légères avancées, plusieurs femmes ayant eu en charge des portefeuilles ministériels ont signé, dans le quotidien Le Monde du 3 novembre 2009(« Respectez la parité dans les institutions communautaires ! » in Le Monde du 3 novembre 2009.), une tribune demandant à la Communauté européenne d’appliquer la parité au sein de la commission et au niveau des hauts postes à responsabilité.

b. À l’échelle territoriale

Pour rappel, la France compte 1 880 conseillers régionaux (26 régions), 4 037 conseillers généraux (100 départements) et 519 417 conseillers municipaux (36 793 communes).

c. Les communes

Riche de 36 793 communes, la France se distingue par la sur-représentation des communes inférieures à 3 500 habitants. Avec une moyenne d’âge des maires de 56 ans, les deux premières catégories professionnelles en tête sont celles des retraités (32,4 %) suivies par celle des agriculteurs exploitants (15,6 %).

L’Observatoire de la parité révélait en avril 2008(Le Monde du 30 avril 2008.) que 86,2 % des villes étaient dirigées par des hommes. Pour les conseils généraux, le taux s’élève à 86,9 %. Les femmes occupent 35 % des mandats de conseillers municipaux sur un total de 519 417 élus.

Les femmes dirigeantes
Villes de plus 100 000 habitants dirigées par une femme
Aix-en-Provence (141 200 habitants) – Maryse Joissains Masini (UMP)
Lille (224 900 habitants) – Martine Aubry (PS)
Montpellier (248 000 habitants) – Hélène Mandroux (PS)
Montreuil (100 600 habitants) – Dominique Voynet (Verts)
Reims (184 800 habitants) – Adeline Hazan (PS)
Rouen (108 300 habitants) – Valérie Fourneyron (PS)
Départements dirigés par une femme
Calvados (667 000 habitants)- Anne d’Ornano (Divers droite)
Hautes-Pyrénées (231 000 habitants) – Josette Durieu (PS)
Haute-Vienne (365 000 habitants) – Marie-Françoise Pérol-Dumont (PS)
Indre-et-Loire (572 000 habitants) – Claude Roiron (PS)
Régions dirigées par une femme
Franche-Comté (1 158 671 habitants) – Marie-Guite Dufay (PS)
Poitou-Charentes (1 752 708 habitants) – Ségolène Royal (PS)

Tableau  5.1.  Communes  et  démographie

Cliquer sur l’image pour l’ouvrir en pleine taille

3. L’ABSENTÉISME DES ÉLUS

L’attitude des électeurs que nous observerons dans la fiche suivante converge bien souvent avec celles des élus, dans l’exonération de leurs responsabilités.

Ainsi, l’absentéisme des élus est ponctuellement dénoncé comme une lacune de nos instances démocratiques. Et le cumul des mandats pourrait y contribuer, sachant que, pour la seule Assemblée nationale, entre 75 % et 80 % des parlementaires sont cumulards.
À ce propos, Guy Carcassonne, professeur de droit public, écrit :

« Le cumul des mandats est une plaie. Il faut cautériser. Rien n’interdit de le faire intelligemment. […] La nation et les collectivités territoriales ont des intérêts différents voire, à l’occasion, s’affronter. Celui qui est élu des deux penchera d’un côté et abandonnera l’autre. La confusion des genres nuit toujours à l’un d’entre eux au moins, quand ce n’est pas aux deux. Or représenter la nation est une occupation qui est bien digne d’un plein-temps et qui s’exercera d’autant mieux que l’on n’aura que cela à accomplir, ce qui est déjà beaucoup. Ne pas l’admettre est intrinsèquement choquant(5). »

En avril 2010, deux régions prennent des dispositions pour contrer l’absentéisme. La région Midi-Pyrénées (PS) ouvre la marche, suivie par l’Ile-de-France. Dorénavant, pour cette assemblée, un abattement de 30 % de l’indemnité mensuelle interviendra dans le cas de 40 % à 60 % d’absences non justifiées au cours d’un semestre. Au-delà de 60 % d’absences, le montant de l’indemnité sera divisé par deux.

Le Gouvernement Ayrault a promis une loi mettant fin au cumul des mandats avant les prochaines échéances électorales de 2014, en l’occurrence les municipales. À gauche comme à droite, le dossier est très sensible. La validation d’un tel texte revient aux parlementaires, donc aux « cumulards » eux-mêmes, par conséquent « ce n’est pas un mouvement naturel(6)».

4. LES DÉPENSES PUBLIQUES, CELLES DES ÉLUS ET DES MINISTRES

La crise aura-t-elle eu un effet vertueux quant à la responsabilisation financière des politiques ? En tout cas, les renoncements à la dépense se sont accumulés.

Entre 1998 et 2010, les dépenses inconsidérées de l’État ont touché tous les Gouvernements, conduisant à des règles nouvelles. Lionel Jospin s’attache à la transparence des fonds spéciaux qui totalisent à l’époque 60 millions d’euros. Cette somme est alors distribuée entre les ministères en complément de rémunération des collaborateurs, tout cela échappant de surcroît à l’impôt. Le Premier ministre décide d’abroger cette pratique et d’octroyer ces liquidités aux seuls services secrets. Jean-Pierre Raffarin pour sa part, doit gérer les vives réactions de l’opinion publique et du milieu politique face au montant du loyer mensuel payé par l’État (14 000 E pour un 600 m2) pour l’appartement du ministre de l’économie de l’époque, Hervé Gaymard. Ce dernier est contraint à la démission et sa situation inspire la rédaction d’une circulaire sur les logements de fonction, limitant dorénavant la superficie à 80 m2 + 20 m2 par enfant supplémentaire.

Au cours du premier semestre 2010, les « mauvaises herbes » du Gouvernement Fillon surgissent en quelques semaines : billet d’avion pour une visite éclair aux Antilles par le secrétaire d’État à la coopération (116 500 E), mission confiée à Christine Boutin (9 500 E par mois s’ajoutant à sa retraite), consommation de cigares de Christian Blanc sur les deniers publics (12 000 E)…

À peine installé, François Hollande réduit de 30 % le salaire des ministres et exige l’utilisation du train pour les déplacements ne dépassant pas trois heures. L’hypothèse que la crise accélère la détection, par différents canaux, des frasques des représentants de la République n’est pas à exclure. En dépit de ces affaires, depuis la crise économique et les emprunts toxiques qu’ont subis les collectivités territoriales, les élus locaux ont revu à la baisse le plus souvent la ligne budgétaire « Fêtes et cérémonies ». Concrètement, les feux d’artifice et frais de réception sont allégés, les voeux du maire, ceux du président du conseil général subissent un régime drastique. La contagion touche aussi l’Élysée qui décide à l’été 2010 d’annuler la garden-party, la précédente ayant coûté 750 000 E aux contribuables.

Dans son ouvrage, Chers élus. Ce qu’ils gagnent vraiment, Vincent Quivy rappelle la réglementation liée aux indemnités des élus. Le système de l’écrêtement empêche le versement de celles-ci au-delà de 8 272 E par mois. Cependant, les failles dominent, comme en témoignent les indemnités provenant d’un mandat intercommunal qui échappent à ce plafond. Ces dernières s’élèvent de 3 403 à 5 484 E pour un président, de 1 248 à 2 741 E pour un vice-président et de 226 à 1 058 E pour un conseiller de communauté urbaine ou d’agglomération.

La politique, ses comportements et ses financements suscitent chez le citoyen, de sempiternels doutes concernant l’intégrité et la sincérité des hommes politiques. Le thème de l’exemplarité et de la bonne conduite s’est immiscé dans la campagne présidentielle 2012. Le 14 juillet 2012, le chef de l’État annonce la création d’une commission sur la moralisation de la vie politique, présidée par Lionel Jospin. Elle est chargée de faire des propositions sur :

  • la limitation du cumul des mandats ;
  • le financement des campagnes électorales ;
  • les modes de scrutin ;
  • le statut juridictionnel du chef de l’État ;
  • les règles de déontologie pour une meilleure transparence de la vie publique.

Thèmes abordés

Notes

Note 01 Nicolas Sauger, Gauche-droite : quels clivages aujourd’hui ? La documentation française, 2009. Retour au texte

Note 02 Ibid. Retour au texte

Note 03 Pascal Perrineau, Le choix de Marianne, pourquoi, pour qui nous votons ? Fayard, 2012. Retour au texte

Note 04 Pascal Perrineau, op. cit. Retour au texte

Note 05 « Cumul des mandats, le piège » in Le Monde du 4 mai 2010. Retour au texte

Note 06 « Le cumul des mandats, spécialité bien française » in Le Monde du 9 juin 2012. Retour au texte

Réagir à cet article
Prochain Webinaire

Accompagner au plus près les entreprises locales grâce au numérique

de Salesforce

--
jours
--
heures
--
minutes
marche online

Aujourd'hui sur les clubs experts gazette

Nos services

Prépa concours

CAP

Évènements

Gazette

Formations

Gazette

Commentaires

Les forces politiques depuis 1998

Votre e-mail ne sera pas publié

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement