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Emploi

Les infirmiers à la découverte du chômage

Publié le 26/03/2013 • Par Olivier Bonnin • dans : Dossier Santé Social

Alors que les jeunes diplômés affluent, le nombre de postes à pourvoir décroit… Et pour autant la pénurie d’infirmiers est loin d’être résolue.

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La complainte est déjà ancienne : la France manque d’infirmiers… Pourtant, pour cette profession « le temps du plein emploi » semble « révolu », selon la Fédération nationale des étudiants en soins infirmiers (Fnesi). Dans une étude publiée en février 2013, l’association ausculte l’insertion professionnelle des jeunes diplômés. Et d’après elle, un grand nombre sont « sans emploi et peinent à trouver des missions d’intérim, les agences allant jusqu’à leur proposer des remplacements en tant qu’aide-soignant, tant les offres viennent à manquer ». La pénurie d’infirmiers serait-elle donc devenue un mythe ?

Enviable

Pôle emploi confirme, en tout cas, que pour cette profession, l’emploi se dégrade – et ce, toutes générations confondues. Pour 2012 il dénombre ainsi 8 100 inscrits sans aucun emploi, à la recherche de tout poste d’infirmier. Ils n’étaient que 5 400 en 2009. Soit une augmentation de 50 % en 3 ans ! Le taux de chômage de la profession demeure toutefois enviable : avec 476 000 infirmiers salariés en 2012 – sans même compter les libéraux -, il n’est encore « que » de 1,7 %…

Parallèlement, le nombre de postes à pourvoir décline. Alors que Pôle emploi enregistrait plus de 30 000 offres par an pour ces métiers en 2010 et 2011, il n’en a dénombré que 23 000 en 2012. Même constat pour une société de recrutement telle que l’Appel médical : à la mi-mars, elle comptait près de 600 postes d’infirmiers à pourvoir, notamment en intérim. « A cette saison, en 2012, nous en avions près de 750 », jauge le responsable du marketing, Stéphane Volleau. A la Fédération hospitalière de France enfin, la responsable du pôle « ressources humaines » Nadine Barbier « ne pense pas que l’on puisse parler d’un développement du chômage chez les infirmiers ». Mais elle le reconnaît, « le marché devient moins tendu ; nous avons moins de postes vacants qu’il y a quelques années. »

Les hôpitaux seraient-ils donc parvenus à débusquer la plupart de leurs infirmiers manquants ? Pas exactement, à en croire Thierry Amouroux, secrétaire général du Syndicat national des professionnels infirmiers : « Par souci d’économies, les hôpitaux suppriment un certain nombre de postes chaque année… » Une analyse partagée par la Fnesi, qui signale « une forte tendance, en ce qui concerne les infirmiers salariés, à une augmentation de la demande de travail à fournir. Le fait qu’aujourd’hui un infirmier travaille souvent pour deux est une première explication à ce recul de l’offre d’emploi. »

Voeux

Mais d’autres facteurs expliquent cette éruption de chômage chez les infirmiers. Les postes proposés aujourd’hui ne correspondent pas nécessairement aux vœux des demandeurs d’emploi ! Tout d’abord géographiquement : à l’image des très attractives Bretagne, ou Aquitaine, « certaines régions n’embauchent plus », comme le note la Fnesi. Et dans le même temps la pénurie demeure en Ile-de-France, qui rebute les candidats pour ses « difficultés de logement » particulièrement.

Autre problème d’adéquation, les offres d’emploi actuelles sont « en majorité » dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) et les services de gériatrie, « qui souffrent du désamour des nouveaux diplômés », d’après la Fnesi. Comme l’explique son vice-président Alex Ollivier, « un infirmier qui débute en Ehpad se spécialise directement dans la prise en charge des personnes âgées. Comme toute spécialisation, il est moins aisé d’en changer que lorsqu’on travaille dans un service où les compétences nécessaires sont communes à d’autres services. En hôpital il existe des ponts plus évidents d’un service à l’autre »… Un argument réfuté cependant par Stéphane Volleau, à l’Appel médical : « Les perspectives de carrière sont plus intéressantes dans le médico-social. Nombre d’infirmiers en Ehpad évoluent vers des postes d’encadrement, de direction, ou encore en hospitalisation à domicile ! »

Retraite

Quoi qu’il en soit, cet accès de chômage a également une cause purement conjoncturelle… L’intégration en 2009 des études d’infirmier diplômé d’Etat dans le schéma licence-master-doctorat (LMD) a eu un effet indirect : les tout premiers titulaires du nouveau diplôme sont arrivés sur le marché du travail à la mi-2012, quelques mois seulement après leurs camarades formés selon l’ancien référentiel… « Nous avons eu près de 37 000 nouveaux diplômés en un an, contre la moitié les autres années », évalue Stéphane Volleau. De quoi expliquer le sursaut de chômage en 2012… Mais au fond, selon lui, « avec tous les départs à la retraite prévus ces prochaines années, la pénurie ne peut que se développer de nouveau ». Voilà qui devrait au moins soulager les étudiants infirmiers.

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