Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement
Club Santé Social

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

icon Club Santé Social

Insertion professionnelle

La précarité au feminin, de l’autocensure à l’isolement, les écueils restent nombreux

Publié le 10/01/2013 • Par Sophie Le Gall • dans : Dossier Santé Social

Dans leur carrière, les femmes cumulent des obstacles, souvent liés aux stéréotypes de genre.

Ma Gazette

Sélectionnez vos thèmes et créez votre newsletter personnalisée

Référente de la commission « égalité femmes-hommes » de la Fédération nationale des associations d’accueil et de réinsertion sociale (Fnars) Midi-Pyrénées et déléguée territoriale de la Fédération nationale solidarité femmes, Betty Fournier tire la sonnette d’alarme : « Nombre de femmes âgées de 35 à 45 ans ont une vie professionnelle extrêmement précaire, faite de petits boulots. Pire, si elles restent dans ce schéma et si les pouvoirs publics ne se penchent pas sur leur situation, elles vivront une retraite encore plus précaire. Et, souvent à la tête d’un foyer monoparental, elles ne peuvent compter que sur elles-mêmes ! »

Selon Betty Fournier, « la précarité au féminin est liée au processus d’inégalités hommes-femmes » : davantage d’emplois à temps partiel, qui plus est, souvent subi ; des bas salaires (avec une probabilité 1,3 fois plus élevée que les hommes et près de 3 fois plus élevée pour les personnels des services aux particuliers) ; des périodes de rupture liées à la maternité. Autant de « facteurs auxquels s’ajoute la gestion de la garde des enfants, qui incombe traditionnellement à la mère ». L’analyse de Jean-Pierre Bultez, représentant des Petits Frères des pauvres dans des réseaux européens, corrobore ce constat : « Les femmes font aujourd’hui fonction de pivot entre les générations ascendantes, par exemple « comme aidantes naturelles », et descendantes. A différentes périodes de la vie, elles se retireront pour prendre soin des autres ».

Difficulté à se projeter

Le public féminin accueilli dans les structures de la Fnars Midi-Pyrénées souffre, en général, d’un bas niveau de qualification, d’un manque de mobilité et d’isolement. « Avec nos partenaires de l’insertion par l’activité économique [IAE], nous essayons de leur proposer une réorientation. Mais c’est comme si elles ne s’autorisaient pas à se projeter dans des emplois autres que ceux qui les renvoient à leurs tâches quotidiennes : faire à manger ou le ménage, s’occuper des enfants, etc. Ces emplois , on le sait, sont synonymes de temps partiel et de bas salaire. On tourne en rond ! » déplore Betty Fournier. Aussi cette dernière mise-t-elle, « avant tout, sur un changement de mentalité du public, des employeurs », mais aussi des professionnels du social et de l’insertion, « encore peu formés aux spécificités de la précarité au féminin ».

Dans la Creuse, Sybille Jacob s’est attelé à réduire le manque de mobilité en créant, en mars 2010, une auto-école sociale, l’Auto-école 23 pour tous, ouverte en priorité aux femmes. « Les candidates, âgées de 16 à 65 ans, ont des profils assez différents : certaines, quadragénaires, sont enfermées dans un partage des rôles très traditionnel au sein du couple, où l’homme seul conduit ; d’autres, en situation d’échecs répétés, ont une très faible estime d’elles-mêmes ; d’autres encore sont sans ressources, détaille la directrice. Leur point commun : le permis de conduire sera la clé d’une évolution, personnelle et professionnelle. » Pour accompagner ces « candidates à une nouvelle vie », Sybille Jacob a complété son expérience de monitrice d’auto-école par un diplôme de formatrice pour adultes.

« Si la porte d’entrée reste la volonté de passer le permis de conduire, nous allons bien au-delà, poursuit-elle. Nous étudions la situation de chacune et, selon ses besoins, nous l’adressons à l’un de nos partenaires : Cap emploi, la mission locale ou le centre communal d’action sociale. » Pour constituer ce réseau, Sybille Jacob a dû batailler : « Les élus se sont montrés sceptiques, sans doute parce que la spécificité des auto-écoles n’était pas encore connue ». Un « bon contact » à la direction départementale du travail, de l’emploi et de la formation professionnelle lui apportera l’écoute du conseil général et régional, et celle de sa commune, Royère-de-Vassivière, qui l’a soutenue dans l’accès à des locaux.

Mutualiser les aides ?

« Nous sommes parvenus à insuffler une réflexion commune sur la mutualisation des aides sur un territoire qui dépasse la Creuse. Maintenant, nous entreprenons de sensibiliser des partenaires privés à l’insertion des femmes », précise Sybille Jacob. Actuellement, une cinquantaine de candidats sont accompagnés chaque mois ; ils bénéficient d’un tarif plancher de 550 euros, soit un montant 2,5 fois moins élevé que le coût moyen d’un permis de conduire. « Même si l’accompagnement social est souvent un long parcours, en deux ans et demi d’existence, nous comptons plusieurs cas de retour à l’emploi durable », se félicite l’entrepreneuse sociale.

Réagir à cet article

Nos offres d'emploi

Plus de 1000 offres d'emploi !

TOUTES LES OFFRES D'EMPLOI
marche online

Aujourd'hui sur le Club Santé Social

Nos services

Prépa concours

CAP

Évènements

Gazette

Formations

Gazette

Commentaires

La précarité au feminin, de l’autocensure à l’isolement, les écueils restent nombreux

Votre e-mail ne sera pas publié

Club Santé Social

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement