Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement
Club Santé Social

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

icon Club Santé Social

Malgré la crise, le secteur des services à la personne maintient le cap

Publié le 01/11/2008 • Par Stéphanie Lampert • dans : Actualité santé social

Ma Gazette

Sélectionnez vos thèmes et créez votre newsletter personnalisée

Hausse du chô­mage, pouvoir­ d’achat en berne­, crise finan­cière. En cette rentrée 2008 plutôt morose­, un secteur semble se distinguer par son dynamisme économique, ­celui des services à la personne. Dans un rapport publié en septembre, l’inspectrice générale des finances Michèle­ ­Debonneuil souligne en effet­ que le « défi » ­lancé en 2005 par le plan « ­Borloo » de déve­loppement des services à la personne – créer de l’emploi tout en répondant à de nouveaux besoins­ sociaux – a été « relevé ».

Ce plan et la loi n° 2005-841 du 26 juillet 2005 qui en est issue ont mis en place des leviers pour stimuler le développement du secteur, notam­ment de nouvelles aides fiscalo­-sociales et une simplification de la procédure d’agrément des prestataires de services. 236 000 emplois­ ont ainsi­ vu le jour entre 2006 et 2007. Depuis 2005, le nombre de structures agréées a quasiment­ triplé, passant de 5 500 à 15 000.

Emulation
Selon Michèle Debonneuil, la stratégie amorcée en 2005 n’en est pourtant « qu’à son début », le poten­tiel de développement du secteur restant très important. D’où l’annonce­ début octobre par le secré­taire d’Etat chargé de l’Emploi, Laurent­ ­Wauquiez, du lancement prochain d’un deuxième plan. Dans son discours sur l’emploi du 28 octo­bre, le chef de l’Etat a ainsi­ évoqué la mise en place d’une ­avance sur le crédit d’impôts perçu­ par les consommateurs de services, une mesure déjà préconisée dans le rapport « Debonneuil ». « Au moment où le chô­mage repart à la hausse et où le revenu de solidarité active, censé encourager l’accès à l’emploi des moins qualifiés, se met en place, renforcer les aides publi­ques au secteur est sans doute la meilleure chose­ à faire », remarque le directeur de l’Agence nationale des services à la personne (ANSP), Bruno­ ­Arbouet.

Les services à domicile appelés, une fois de plus, au chevet d’une économie en berne ? Les opérateurs ne s’en plaindront pas. En 2005, les asso­ciations, qui représentaient 80 % des organismes agréés, et les centres communaux d’action sociale (CCAS, 12 % des structures) avaient manifesté leurs craintes face à la « libé­ralisation » du secteur induite­ par le plan « ­Borloo ». Mais trois ans plus tard, et malgré l’entrée en force des entreprises, qui sont désor­mais 35 % des acteurs­, les opérateurs historiques en redemandent­.

« Ce plan, en plaçant les services à domicile sous les feux de la ­rampe, nous sert aussi, reconnaît Pierre­ ­Demortière, directeur du développement de l’Union nationale de l’aide, des soins et des services aux domiciles [UNA]. L’arrivée des entre­prises a créé une émulation, qui nous a non seulement permis de consolider notre cœur de métier­, l’intervention auprès des publics fragiles, mais aussi de déve­lopper de nouveaux services en direction du grand public. » Une croissance de l’activité qui a permis à l’UNA de créer « 5 000 à 10 000 » emplois chaque année depuis­ trois ans.

Même son de cloche du côté de l’Union nationale des CCAS (Unccas­), où l’on reconnaît que le plan et « les mouvements qu’il a créés en interne » ont été « bénéfiques ». « Titil­lés par la concur­rence, les services sont en plein bouleversement culturel, avec un recentrage sur la mission première, qui est l’accueil­ de tous les publics », se féli­cite Daniel­ ­Zielinski, délégué général de l’Unccas, qui cite par exemple le dévelop­pement de la garde d’enfant­ et du soutien scolaire.

Qualité des emplois
Mais pour les acteurs de l’économie sociale, le bilan du plan « Borloo » n’est pas seulement positif. ­Comme le souligne d’ailleurs le rapport « Debon­neuil », la professionnalisation, notamment, pose toujours problème. D’importants progrès restent à accomplir pour clarifier l’offre de formation, réduire le temps partiel subi, développer l’appren­tissage ou organiser la prévention des risques professionnels.

« Au-delà du nombre d’emplois­ créés, c’est à présent la qualité­ de ceux-ci qu’il faut améliorer, en continuant la ­poli­tique de profession­nalisation initiée dans la branche­ de l’aide à domi­cile », résume­ ­Pierre Demortière­. Il souhaite que les pouvoirs publics et les financeurs « reconnais­sent le coût » de cette­ professionnalisation : « Dans le secteur, plus d’un tiers des salariés­ sont payés au Smic, ce qui pose des problèmes de recrutement et de fidé­lisation. Or l’avenant signé en juin par les partenaires sociaux­, qui augmente­ les rémunérations dans la branche, n’est pas encore­ agréé à ce jour. » Selon l’UNA, la même volonté­ de contenir la masse­ sala­riale conduit actuellement les conseils généraux à limi­ter l’accès à la formation des ­salariés.

Du côté de l’Unccas, on ­regrette surtout que les CCAS ne bénéficient pas des mêmes exonérations de charges patronales que les asso­ciations et les entreprises. « Les structures publi­ques, qui accueil­lent souvent les plus défavorisés, se retrouvent ainsi à proposer des services plus chers que la ­moyenne, s’indigne Daniel­ ­Zielinski. Nous espé­rons que la transposition en droit français de la directive européenne sur les services mettra fin à cette inégalité. » En attendant, l’Unccas mise beaucoup sur le regroupement de ses services au niveau local, qui doit permettre de réaliser des économies d’échelle pour financer notamment la formation des salariés.
Améliorer la gestion

« Tous les problèmes ne se résoudront pas, de toute façon, à coup de nouveaux financements publics, soutient Bruno Arbouet. Le secteur a aussi des progrès à faire en matière­ d’organisation et de gestion. » Et le directeur de l’ANSP de vanter le recours­ au chèque emploi­ service universel (Cesu), créé en 2005, pour le versement de l’allocation personnalisée d’autonomie (lire La Gazette­ ­Santé-Social n° 31-32, p. 35) : « A l’heure où l’on cherche désespérément des solu­tions pour financer la dépen­dance, les économies réalisées par les huit conseils généraux qui ont déjà adopté ce nouvel outil de gestion pourraient bien faire des miracles­. »

Réagir à cet article
Prochain Webinaire

Transition énergétique : comment Primagaz accompagne les collectivités locales

de PRIMAGAZ

--
jours
--
heures
--
minutes

Nos offres d'emploi

Plus de 1000 offres d'emploi !

TOUTES LES OFFRES D'EMPLOI
marche online

Aujourd'hui sur le Club Santé Social

Nos services

Prépa concours

CAP

Évènements

Gazette

Formations

Gazette

Commentaires

Malgré la crise, le secteur des services à la personne maintient le cap

Votre e-mail ne sera pas publié

Club Santé Social

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement