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Le foot féminin sort de l’ombre

Publié le 07/06/2019 • dans : Bonnes pratique acteurs du sport

foot au féminin
D.R.

Ma Gazette

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Quand il est élu à la présidence de la Fédération française de football en 2011, Noël Le Graët a une conviction rapporte Brigitte Henriques, vice-présidente de la fédération : « l’évolution majeure qui puisse exister dans le football, c’est la place des femmes ». Ce père de trois filles, attaché à la place des femmes dans les entreprises et dans la société, n’hésite d’ailleurs pas à leur confier des postes importants au sein de la fédération : vice-présidente, secrétaire générale et directrice générale. Avant de lancer deux plans de féminisation et d’organiser la Coupe du monde féminine de football.
 

Nocif pour les femmes

 
Pour le football féminin, c’est un retour. En 1917, quand les hommes sont partis au front, les femmes investissent le football.
Les matchs suscitent un engouement phénoménal : 15 000 spectateurs assistent au premier France- Angleterre (1-1) en 1920 au stade Pershing dans le bois de Vincennes. Avec la démobilisation, le football féminin jugé « nocif pour les femmes », décline puis disparaît, avant d’être interdit sous le régime de Vichy. Il renaît dans les années 1960-1970 et le premier plan de développement du football féminin est l’oeuvre d’Aimé Jacquet qui relance l’équipe de France féminine.
Avec succès puisque la France terminera en 2011 4e de la Coupe du monde féminine en Allemagne. La fédération compte alors seulement 60 000 licenciées.
 

Le défi de la mixité

 
« Pour le premier plan de féminisation (2011), l’enjeu c’est celui de la présence des femmes, de multiplier le nombre de licenciées,
d’arbitres, de dirigeantes », rappelle Brigitte Henriques. Pari en cours d’être gagné avec 180 000 licenciées en 2019 et un objectif réévalué à 300 000 pour 2024 (cf. chiffres clés). « Mais cet enjeu ne peut être qu’une étape. Le vrai défi c’est celui de la mixité au sein des clubs où des hommes et des femmes travaillent en harmonie pour apporter des choses différentes. C’est un enjeu culturel de changement des comportements ».
 

Effet d’entraînement

 
Frédérique Jossinet, directrice du football féminin et de la féminisation de la Fédération française de football, explique que « pour atteindre ces objectifs, embarquer tout le monde dans l’aventure de la féminisation, il était essentiel d’organiser un grand événement pour bénéficier de son effet d’entraînement et de la médiatisation qui l’entoure ».
Cet événement c’est la coupe du monde qui porte cinq objectifs :
  1. organiser une fête familiale et populaire,
  2. démontrer le savoir-faire français,
  3. laisser un héritage positif pour le monde du football et les territoires (plan Héritage 2019) ;
  4. réussir sportivement l’événement 
  5. installer la mixité dans le paysage du football et du sport français.
 

14 millions d’euros

 
De fait, la Coupe du monde est le support d’une démarche globale. En 2018-2019, la fédération consacrera ainsi 14 millions d’euros au plan de féminisation (12 millions d’euros sur fonds propres auxquels s’ajoutent 2 millions d’euros de la Fifa). Des crédits déjà engagés à hauteur de 75 % et dont la totalité sera consommée fin 2019. Ce budget doit servir à donner des atouts structurels au football féminin au travers de plusieurs actions. Le label École féminine de football va se déployer. En 2019, tous les clubs labellisés (900) ont reçu une dotation complémentaire en textile et matériel d’entraînement. La fédération abondera à hauteur de 20 % des projets de financement dédiés à des installations sportives accueillant des féminines (fonds d’aide au football amateur). Des bons de formation illimités
seront attribués aux femmes qui souhaitent s’engager dans des formations d’éducatrices, animatrices ou arbitres et féminiser
l’encadrement des clubs. Enfin, 1 600 clubs féminins recevront des dotations en matériel ou en textile.
 
Un nouvel élan
À J-50, la Coupe du monde féminine s’annonce comme une réussite : 720 000 billets vendus sur les 1 300 000 possibles, 10 matchs à guichets fermés. Un succès populaire et médiatique. « Il est arrivé que les droits des féminines aient été le lot de
consolation des droits des garçons, mais pas cette fois-ci », constate fi èrement Brigitte Henriques. « Cette reconnaissance, les filles l’ont gagné sur le terrain par la qualité de leur jeu, par les valeurs qu’elles incarnent ». Les télévisions confirment cet
intérêt. Pour François Pelissier, directeur des sports de TF1, « Pour les retransmissions et les commentaires nous avons mis l’équipe 1 et les mêmes moyens que pour les garçons ». Même écho du côté de Canal+ et de RMC.
La fédération attend de ce nouvel intérêt un mouvement économique qui permette de professionnaliser le football féminin. Le championnat de France féminin de football (Division 1) réunit douze clubs et recouvre des réalités diverses.
Derrière les deux majors : l’Olympique lyonnais et le Paris Saint-Germain, la réalité des clubs est très diverse avec des budgets allant de 70 000 euros à 7 millions d’euros. Il n’existe pas encore de ligue professionnelle parce que les clubs ne sont pas tous professionnels. Le foot professionnel est géré par la fédération. Une cinquantaine de joueuses seulement sont sous contrat et le salaire moyen est 2 500 euros. Pour les filles, le double projet professionnel et sportif est encore la règle. Les lignes bougent. Sur les quarante clubs pro, trente-six ont créé une équipe professionnelle en interne ou comme le Paris Football Club en absorbant un autre club féminin (Juvisy). La ligue pro devrait être créée dès que les conditions seront réunies et si c’est nécessaire.
 

Potentiels féminins

 
En complément, pour profiter de l’événement, des actions régulières de la fédération sont habillées aux couleurs de la Coupe du monde : la semaine du football féminin, journées portes ouvertes pour les jeunes filles ; le football des princesses, opération en direction des scolaires qui s’appuient sur des kits scolaires pour animer des séances de football et des programmes de création culturelle et sportive autour du football (les équipes primées rencontreront l’équipe de France féminine en fin d’année) et l’opération « mesdames, franchissez la barrière » pour détecter de futures bénévoles dans l’environnement des clubs et les accompagner dans leurs futurs engagements et fonctions. Ce programme est complété par une opération « 100 dirigeantes de demain » destinée à repérer et accompagner de « hauts potentiels féminins ». Les districts et régions ont été dotés de kits de communication et organisent chaque mois une ou plusieurs actions de communication.
 

Booster les politiques publiques

 
« La Coupe du monde féminine c’est plus qu’un événement sportif. C’est une occasion de faire bouger les lignes de la société, le rendez-vous de la mixité », indique Brigitte Henriques. C’est à cette ambition que la fédération a souhaité associer les territoires en leur demandant de booster leurs politiques publiques à travers le football et la Coupe du monde. Message bien reçu. Chacune des neuf villes qui accueillent des matches de la Coupe du monde a ainsi défini une thématique autour de laquelle elle développe des actions à partir du football. À Valenciennes, c’est la fierté d’accueillir pour redonner confiance dans la ville et lutter contre la fuite des jeunes.
À Reims, c’est mettre en mouvement les jeunes filles des quartiers et les amener dans les clubs tous sports confondus. Une ambition aussi portée par des territoires qui n’accueillent pas de matches de la coupe. Reste, comme le dit Céline Géraud (RMC Sport), « Maintenant pour féminiser, il faut juste gagner ».
 
Chiffres clés
 
– 180 000 licenciées féminines (objectif réévalué à 300 000 en 2024).
– 36 clubs pro ont une équipe féminine (sur 40).
– 12 clubs participent au championnat de France (D1).
– 8 pôles espoirs féminins.
– 8 511 clubs (sur 16 000) ont au moins une licenciée.
– 2 985 clubs ont au moins une équipe féminine.
– 6 000 équipes féminines engagées dans un championnat.
– 1 000 arbitres femmes.
– 900 écoles de foot labellisées féminines.
– 37 350 dirigeantes.
– 70 dirigeantes haute responsabilité.
– 1 550 éducatrices animatrices formées.
– 85 brevets moniteur ou éducateur fédéral de football.
– 14 millions d’euros : plan fédéral de développement du football féminin (2018-2019).

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