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L’Ufolep croise sport, santé, et vulnérabilité sociale

Publié le 14/02/2020 • dans : Bonnes pratique acteurs du sport

Ligue enseignement
©OlivierOuadah

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Fondatrice du « sport sur ordonnance », Valérie ­Fourneyron, ministre des Sports (2012-2014) peut mesurer le chemin parcouru. Elle aura abouti là où d’autres ministres des Sports, médecins comme elle, n’ont pas pu (ou su) faire du sport une composante de la santé.

Cinq années plus tard, la santé par le sport (et la santé dans le sport) sont devenus d’intérêt général et le Gouvernement, à l’initiative de Roxana Maracineanu, ministre en exercice, vient d’adopter une « Stratégie nationale sport santé 2019-2024 » inscrite dans l’héritage des Jeux de 2024 et s’apprête à labelliser 500 maisons sport santé d’ici à 2022.

Ufolep, approche particulière du sport-santé

C’est dans ce cadre que s’inscrivent les maisons sport, santé, société (M3S) de l’Ufolep. Leur création vient parachever un ensemble d’évolutions engagées par l’Ufolep depuis 2010. À cette date, les activités de l’Ufolep sont réorganisées en deux pôles : un pôle sport-éducation, qui regroupe les activités sportives dites traditionnelles, un pôle sociosport qui vise à aborder les problématiques sociales à travers le sport.

L’Ufolep n’est pas la seule organisation qui utilise le sport comme facteur de bien-être, d’inclusion et d’intégration. Mais son approche est particulière : « Dans le cadre du sport santé, il nous est apparu que la spécificité de notre intervention se situait au croisement de la santé et de la vulnérabilité sociale, du côté de la prévention, et que nous devions aller au-devant des publics dans les territoires », déclare Arnaud Jean, président de l’Ufolep.

Lutte contre les préjugés

« À l’Ufolep, le sociosport est multisport. Ce n’est pas un choix arbitraire », précise Adil El Ouadehe, directeur technique national adjoint (DTNA). « C’est parce que cette approche nous semble la meilleure manière de répondre aux besoins ». Un choix d’activités qui s’accompagne d’une réflexion sur la place de l’animateur et des activités qu’il propose dans le dispositif « C’est nécessaire si on veut lutter contre les préjugés et les stéréotypes sociaux à travers des sports qui sont eux-mêmes véhicules de ces préjugés », juge le DTNA.

Améliorer la place des femmes c’est ainsi rassembler dans les mêmes activités filles et garçons, proposer les mêmes sports aux deux sexes. Ajoutant « Quel que soit le type de séance, l’animateur met en place des temps de parole à l’image des cercles de parole. C’est utile pour adapter les programmes d’activités. C’est important pour développer la capacité à l’échange et à l’écoute chez les pratiquants ». Le programme « À mon rythme » en est une mise en application.

« Les maisons sport santé société innovent en allant au-devant des publics au cœur des territoires sensibles et en associant santé physique, santé mentale et remobilisation sociale » – Arnaud Jean, président de l’Ufolep, 1er adjoint au maire d’Ingré (Loiret)

Priorité aux précaires

C’est dans les maisons sport santé société (M3S) que ce programme sera déployé. Complémentaires des « maisons sport santé » impulsées par les ministères des Sports et de la Santé, les maisons sport santé société s’adressent en priorité aux personnes précarisées, sédentaires et/ou atteintes d’une affection de longue durée ou d’une maladie chronique.

Ces maisons sont destinées à être implantées dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV) et les zones de revitalisation rurale (ZRR). On pourra y réaliser des bilans de santé. Elles accueilleront également des formations sociosportives communes aux différents acteurs du sport santé : éducateurs sportifs, spécialistes de l’activité sportive adaptée, professionnels des secteurs sanitaire, social et culturel, responsables des collectivités locales…

90 maisons sport santé société en 3 ans

Une maison sport santé société c’est d’abord un local situé (30 à 40 m2 minimum) qui accueille au minimum cinq à six créneaux d’activités sur une journée ou plusieurs fois par semaine. Ces espaces peuvent être organisés de quatre façons : dans les locaux mêmes des comités Ufolep qui s’engagent dans le projet, dans ceux d’une association affiliée à l’Ufolep, d’une association conventionnée, ou sous forme itinérante.

La fédération a pour objectif d’en déployer 90 en trois ans. Un objectif qui devrait être rapidement atteint. En quelques mois, trente-sept comités départementaux et régionaux et 70 animateurs se sont déjà mobilisés. « Dans le cadre d’un plan d’action triennal, chaque M3S bénéficiera d’une dotation financière, d’une dotation en matériel pédagogique, de formations pour les animateurs et dirigeants et de moyens de communication (campagne nationale et affiche).

Les premières aides arriveront dans les départements et les régions dès janvier 2020 », décrit Chloé Malet, chargée de mission santé. Au total, ce programme engagera un budget d’environ 2,5 millions d’euros qui cumule fonds propres fédéraux, partenariats locaux et aides d’État.

À chacun son rythme

Le programme « À mon Rythme » (AMR) se décline en trois sous-programmes :

  • AMR 1 : pour les « sédentaires légers ». C’est un programme court qui cible une remobilisation physique et une prise de conscience des bénéfices de l’activité physique pour la santé ;
  • AMR 2 : pour les « sédentaires moyens ». D’une durée de six mois, il ajoute à AMR 1 une composante « remobilisation mentale ».
  • AMR 3 : pour les « sédentaires sévères » et les personnes atteintes de « maladies lourdes » d’une durée minimum de dix mois, il est éligible au financement au titre du sport sur ordonnance. Il engage les participants dans une remobilisation physique, mentale et sociale.

Le parcours de l’usager commence par un positionnement qui permet de lui proposer l’accompagnement le plus adapté.
Des évaluations régulières permettront ensuite de mesurer les progrès et d’adapter les programmes. Pour le volet physique sont réunies des données portant sur la souplesse, l’équilibre, l’endurance, la morphologie, la force et le niveau de sédentarité. Concernant la sphère mentale, l’indicateur principal retenu est l’estime de soi (d’après l’échelle de Rosenberg). Enfin, la dimension sociale est prise en compte à travers les interactions sociales pendant les activités sportives et l’appétence pour le monde sportif, les interactions avec les pairs et le projet personnel d’avenir ou d’engagement citoyen (lutte pour une cause ou engagement associatif bénévole).
Le dispositif s’est doté de sa propre formation. Celle-ci intègre une présentation des concepts liés au « sociosport » et invite ces animateurs à devenir eux-mêmes acteurs de la mise en place de projets adaptés aux publics qu’ils accompagnent.

Aller au-devant des populations

Après avoir été la première fédération sportive à conventionner avec le ministère de la Ville, l’Ufolep est la seule fédération sportive retenue dans le cadre de l’appel à manifestation d’intérêt (AMI) lancé au printemps 2019 par le Commissariat général à l’égalité des territoires (CGET). « Ce qui a plu c’est l’aspect innovant du projet, notre parti pris d’aller au-devant des populations sensibles au cœur des territoires et notre capacité à déployer notre programme, avec l’aide des délégués des préfets sur tout le territoire », souligne Adil El Ouadehe. Prochaine étape, le dépôt d’une demande de reconnaissance de l’ensemble des M3S au titre des maisons sport santé du ministère des Sports.

Chiffres clés

  • 350 000 adhérents.
  • 7 500 associations sportives.
  • 114 comités.
  • 130 activités sportives.
  • 28 000 animateurs formés chaque année.
  • 700 salariés dans les comités.
  • 1 500 salariés dans les associations.
  • Ufolep, 3 rue Récamier, 75007 Paris, 01 43 58 97 71.
  • Contacts : Chloé Malet, chargée de mission santé (cmalet.laligue@ufolep-usep.fr) ; Adil el Ouadehe, DTNA sport et société (aelouadehe.laligue@ufolep-usep.fr).
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