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Le mécénat sportif cherche à conquérir sa légitimité

Publié le 15/05/2020 • dans : Bonnes pratique acteurs du sport

mécénat
©vectorfusionart - stock.adobe.com

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Le sport est le domaine le plus investi par les entreprises mécènes. 43 % d’entre elles soutiennent un ou plusieurs projets sportifs. Une performance flatteuse qu’il faut tempérer par les sommes mobilisées : le mécénat sportif ne représente que 2 % du budget total que les entreprises déclarent consacrer au mécénat. Une part en baisse régulière selon le dernier baromètre Admical du mécénat d’entreprise d’octobre 2018. Un mécénat consacré principalement au sport comme facteur de lien social, au développement de la pratique sportive et à l’insertion sociale.

Interrogée, la ­Fondation de France déclare spontanément « nous ne finançons pas le sport » (sous-entendu : le sport des fédérations sportives) alors que depuis 2006 elle a financé 802 projets sport et santé en milieu rural pour près de 6 millions d’euros, qu’elle lance en 2020 un nouveau programme « Femmes et sport, pour un nouveau départ » et qu’elle abrite une vingtaine des fondations qui agissent dans le sport comme les fondations Lacoste et Salomon. Le mécénat sportif doit donc conquérir sa légitimité.

Crédit d’impôt

L’avantage du mécénat c’est que l’État accorde un crédit d’impôt de 60 % au donateur. Pour bénéficier de cet avantage, le don doit répondre à des conditions strictes : « un soutien apporté par une personne physique ou morale, sans contrepartie directe ou indirecte de la part du bénéficiaire, à une œuvre ou à une personne pour l’exercice d’activités présentant un intérêt général ». Il se distingue ainsi du sponsoring (ou parrainage) qui correspond à un échange dans lequel le donateur retire un avantage direct.

Du côté des associations, il ne peut servir à financer des actions qui correspondent à leur objet. Ainsi, bien qu’elles soient reconnues d’utilité publique, les fédérations sportives ne peuvent prétendre au mécénat pour financer le développement de leurs activités statutaires. Ces actions doivent être logées dans une entité distincte de la fédération (ou de l’association) du type fondation ou fonds de dotation.

Mécénat de solidarité

Le rugby fêtera cette année les trente ans de la Fondation Albert Ferrasse créée sur la base de fonds privés. « À l’époque, les assurances n’étaient pas ce qu’elles sont aujourd’hui et la fondation a été créée pour apporter une aide aux joueurs blessés », rapporte Jacky Laurans, président de la Fondation. « Depuis cette date, la fondation porte assistance aux licenciés de la Fédération française de rugby accidentés au cours d’une manifestation de la fédération, s’il en résulte une incapacité de plus de 66 % ». Chaque année, via la Fondation de France qui l’abrite, la ­fondation attribue environ 1,5 million d’euros d’aides apportées par la fédération, la ligue professionnelle, les clubs et les particuliers.

Aide aux projets

Plus simple à mettre en place, le fonds de dotation est souvent préféré à la fondation pour mettre en œuvre des projets. « Graine de sport est née d’une initiative de l’ex-Cros Poitou-Charentes pour fédérer autour du sport une communauté d’entreprises du territoire », explique Mathieu Gagnot, animateur bénévole du fonds. Annuellement, le fonds récoltait environ 50 000  euros qu’il redistribuait sous forme d’aide à des projets. Exemple : dans le cadre de « Mon sport de cœur », le fonds distribuait 5 000  euros par an pour favoriser la prise de licences des jeunes des quartiers prioritaires. Une opération conduite en partenariat avec le CCAS qui proposait les bénéficiaires.

Pour Jean-Claude Tondeur, président du CDOS Savoie qui a créé en 2017 un fonds de dotation pour les 50 ans du CDOS, « Ça n’a pas très bien marché. Notre fonds de dotation peine à attirer les mécènes. Nous n’avons pas la notoriété dont disposent des équipes de sports collectifs », soulignant que la recherche de mécènes et la conduite de projet demandent une bonne assise, beaucoup de travail et des compétences.

« En conventionnant avec nous, les associations peuvent devenir éligibles au mécénat et bénéficier de services
comme la délivrance des reçus fiscaux. » – 
Jean-Paul Clémençon, directeur de la Fondation du sport français

Le pacte de performance sécurise les mécènes

En 2017, le pacte de performance a pris le relais des contrats d’insertion professionnelle (CIP), un dispositif mis en place par le ministère des Sports pour soutenir la carrière des athlètes de haut niveau et leur insertion professionnelle. « Fondé sur le droit d’image, le CIP ne donnait plus de résultats satisfaisants. Il est apparu souhaitable de le remplacer par un dispositif fondé sur la responsabilité sociale des entreprises. Nous avons souhaité le placer dans le cadre d’une fondation abritante et, naturellement, c’est à la Fondation du sport français que nous nous sommes adressés », expose Charlotte Feraille, déléguée générale du pacte de performance. Le pacte sécurise l’action du mécène pour éviter la requalification en parrainage. C’est lui qui désigne les athlètes bénéficiaires et accompagne le mécène et l’athlète pour que la relation soit bénéfique aux deux parties. « Le pacte de performance mobilise annuellement 2,5 millions d’euros pour 300 athlètes. Avec la perspective des Jeux de 2024, il progresse très vite », poursuit la déléguée générale.

Fundraising

D’autant que le sport associatif n’est pas le seul à explorer la solution mécénat. Comme le lui permet son statut d’établissement public à caractère scientifique, culturel et professionnel (EP-SCP), l’Insep vient de lancer un vaste programme de fundraising incluant un volet mécénat.

Pour Romain Godvin, Senior Fundraising Manager, l’objectif est de « soutenir l’Insep dans sa mission de centre de la haute performance autour de trois axes structurants que sont : le numérique, la recherche médicale et scientifique, les infrastructures innovantes. Huit projets ont émergé autour de besoins innovants et socialement novateurs comme un gymnase connecté capable de changer de tracés à la demande et d’analyser les mouvements des joueurs dans leur espace. L’Insep peut contribuer à créer autour du sport et de ses athlètes un engagement des entreprises comme il en existe dans d’autres pays.

La solution mutualisation

De nombreuses autres initiatives pourraient être citées comme le Fondaction du football ou les fonds de dotation créés par de nombreux clubs sportifs professionnels. À côté du parrainage, ces initiatives permettent aux entreprises de montrer comment elles assument leur responsabilité sociétale (RSE). Pour Jean-Paul Clémençon, directeur (bénévole) de la Fondation du sport français, « le mouvement sportif devrait davantage mutualiser dans ce domaine. En conventionnant avec nous, les associations peuvent devenir éligibles au mécénat et bénéficier de services comme la délivrance des reçus fiscaux. Nous facilitons l’accès au mécénat. Par exemple, pour créer un fonds de dotation, il faut prouver l’existence d’un apport de 15 000 euros en numéraire. Ce qui n’est pas nécessaire dans notre cas ». On peut également s’adresser à la Fondation pour bénéficier d’une aide en ingénierie pour mettre en place un dispositif spécifique. Une solution pour démultiplier les ressources ?

Chiffres clés

  • Dépenses annuelles des Fondations « distributives » : 2,5 Md€.
  • Dons déclarés par les entreprises : 2 Md€.
  • Part des dons déclarés affectés au sport : 2 %.
  • Entreprises mécènes soutenant des actions dans le sport : 43 %.
  • Palmarès des entreprises mécènes dans le sport : TPE 60 %, PME 37 %, GE 3 %.
  • Motifs plébiscités par les entreprises : augmentation du nombre des pratiquants, émergence de projets hybrides mêlant sport avec autre chose, Jeux olympiques (5 % d’entre elles).
  • 1 entreprise sur 3 renonce à bénéficier de l’avantage fiscal.
  • Fondation du sport français : 2/4 rue Louis David, 75116 Paris, 01 53 04 86 79, fondation.franceolympique.com – e-mail : fondationdusportfrancais@gmail.com

(Source : Admical)

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