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Le savoir rouler à vélo démarre petit braquet

Publié le 04/06/2020 • dans : Bonnes pratique acteurs du sport

vélo savoir rouler
©candy1812 - stock.adobe.com

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Tous en selle ! Après, le savoir nager, place au savoir rouler à vélo (SRAV), pour les initiés. Ses prémices remontent au Comité interministériel à la sécurité routière qui a adopté, le 9 janvier 2018, cette mesure visant à « accompagner le développement de la pratique du vélo en toute sécurité ». Elle a ensuite été lancée officiellement en avril 2019, par le ministère des Sports, après avoir été reprise dans le cadre du plan Vélo et mobilités actives de septembre 2018. Pour rappel, ce plan vise notamment à faire du vélo, un mode de transport à part entière. Dans les chiffres, cet objectif se traduirait par un triplement de sa part modale dans les déplacements du quotidien d’ici à 2024, en passant de 3 % à 9 %. Et ce, dans un pays où la place du vélo reste très modeste. La France se positionne en effet au 25e rang dans l’Union européenne…

Savoir pédaler, savoir rouler, savoir circuler

De façon concrète, « la loi d’orientation des mobilités (LOM) a donné une base légale à ce projet », souligne la ministre des Sports Roxana Maracineanu. « Les écoles primaires deviennent légalement parties prenantes de cet apprentissage ». Le savoir rouler à vélo cible donc les enfants âgés de 6 à 11 ans. Il doit leur permettre de se rendre au collège à vélo, de façon sécurisée et en toute autonomie. Pour cela, ils bénéficient – ou vont bénéficier – d’une formation de 10 heures réparties en trois étapes :

  • savoir pédaler : l’objectif est de maîtriser les fondamentaux du vélo. Il s’agit d’acquérir un bon équilibre et d’apprendre à conduire et à piloter son vélo. C’est-à-dire, pédaler, tourner, freiner ;
  • savoir circuler : pour découvrir la mobilité à vélo en milieu sécurisé. Autrement dit, savoir rouler en groupe, communiquer pour informer les autres d’une volonté de changer de direction, et découvrir les panneaux ;
  • savoir rouler : ici, l’enfant doit circuler en situation réelle. Cette étape consiste à rouler en autonomie sur la voie publique et à s’approprier les différents espaces de pratique.

Voilà pour la théorie. « Si l’apprentissage n’est pas proposé sur le temps scolaire, les écoles veillent à ce que tous les élèves et leurs familles aient la connaissance des offres de formation proposées par les structures locales partenaires dans les temps périscolaire et extrascolaire », complète la ministre qui prévoit également « une instruction interministérielle », qui était « en cours de signature », à la mi-mars. Ce texte précisera les modalités de coordination du SRAV au niveau départemental, par les services de l’État.

De nombreux partenaires

Dans les faits, les modules de formation sont proposés par « des partenaires » (dixit le ministère). Ces derniers sont potentiellement nombreux : collectivités, associations sportives (fédérales, scolaires ou autres), structures spécialisées dans le secteur de la prévention (association Prévention routière…). Sans oublier bien sûr des acteurs comme l’école, le centre de loisirs, la mairie et encore les coordinations sécurité routière en préfecture. Et même des entreprises comme Amaury Sport Organisation (ASO), organisateur du Tour de France, qui devrait accompagner le déploiement du programme sur les villes-étapes de la prochaine Grande Boucle. De son côté, la Fédération française de cyclisme et ses 334 clubs labellisés École FFC, s’est d’emblée pleinement associée à l’opération. « Nous sommes dans une phase de mise en œuvre au cours de laquelle nous invitons nos clubs à proposer leurs services aux écoles primaires de leur commune », expose Joaquim Lombard, conseiller technique national (CTN). « Nos clubs sont réceptifs et ce programme participe pleinement à la stratégie de la fédération d’élargir son offre de pratique et d’intervenir auprès des jeunes ou sur des thématiques comme la santé ».

Une caution à l’apprentissage

Même son de cloche du côté des Moniteurs cyclistes français (MCF), un syndicat professionnel regroupant plus de 1 000 brevets d’État diplômés de la filière cycliste, qui délivrent habituellement un « permis vélo ». « Ce dispositif officiel apporte une caution à l’apprentissage du vélo. Nos moniteurs ont donc légitimement basculé sur le SRAV », explique Julien Rebuffet, le directeur. Lequel ajoute avoir été « très vigilant sur le contenu de la formation. Dix heures représentent en effet un minimum pour mettre en place un vrai cycle d’apprentissage avec répétition des exercices ». À l’image de la Fédération française des usagers de la bicyclette (FUB), les associations pro-vélo sont également aux anges. « Le savoir rouler à vélo est une mesure très importante car il touche au régalien, aux programmes scolaires », souligne Olivier Schneider, son président. « De même, nous savons que plus nous commençons le vélo tôt, plus nous avons de chances de l’inscrire dans notre quotidien, plus tard ». Et sa vice-présidente Bernadette Caillard-Humeau, de poursuivre : « ce dispositif implique aussi les parents. Plus il y aura de vélos sur les routes, plus les acteurs publics seront à l’écoute pour réaliser des aménagements ».

Plus de vélo dans le plan Mercredi ?

Lancé à la rentrée 2018, le plan Mercredi vise à offrir, « au plus grand nombre d’enfants, un accueil de loisirs éducatifs de grande qualité » (selon le ministère de l’Éducation nationale et de la Jeunesse), le mercredi. L’État, en partenariat avec les caisses d’allocations familiales, accompagne les collectivités pour bâtir des projets éducatifs territoriaux « et pour faire du mercredi un temps de réussite et d’épanouissement pour l’enfant en cohérence avec les enseignements scolaires ». L’enjeu est de proposer une offre périscolaire riche et diversifiée avec les acteurs locaux : associations et établissements culturels (bibliothèques, musées, conservatoires, etc.), associations sportives, fédérations d’éducation populaire, sites naturels (parcs, jardins, fermes pédagogiques). En 2018-2019 : 90 % des 2 186 plans alors signés offraient un volet sportif, mais aussi artistique (92 %), scientifique (57 %), environnemental (85 %) et encore en lien avec la citoyenneté (77 %).

Des financements à trouver

Avec son association Via Nova, cette ancienne élue d’Angers Métropole intervient auprès de dix écoles de la ville nouvelle de Chemillé-en-Anjou, constituée de treize communes déléguées. « Nous nous rendons dans les écoles. Les enfants doivent venir avec un casque et un vélo. Le cas échéant, nous en amenons quelques-uns ». Pour mettre en place le programme, les élus ont réalisé un appel d’offres dans un contexte également de « réalisation d’un état des lieux cyclo et pédestre, avec l’objectif de réaliser à terme, un maillage cohérent », resitue Patrice Grenouilleau, maire délégué de La Chapelle-Rousselin et adjoint à la mobilité et au numérique. « Nous avons considéré qu’il était opportun de nous rapprocher des écoles, dans une optique de sensibilisation ». Et pour cela, la ville a dégagé une enveloppe de 16 000 euros. Autre exemple : dans une ville comme Saint-Étienne (Loire), la formation est assurée non pas par une association mais par l’école municipale des sports (EMS). Cette implication des collectivités est à ce jour primordiale, dans un contexte où de nombreux acteurs mettent l’accent sur la problématique du financement du SRAV. « Ce programme n’est pas financé au niveau national », poursuit Olivier Schneider. « Qui va donc supporter les coûts ? ». Julien Rebuffet acquiesce : « Au MCF, nous sommes sur une prestation. Les acteurs doivent donc trouver le financement qui s’élève à 1 000-1 200 euros par classe. Une somme qui peut être prise en charge par l’établissement scolaire et/ou l’association des parents d’élèves et/ou la collectivité », poursuit-il.

Objectif 860 000 enfants

De son côté, Roxana Maracineanu répond que « dans la majorité des cas, le coût de la formation est nul pour l’enfant. S’il n’y a pas de coût direct, les frais de formation peuvent s’étendre de 0 euro à 50 euros par enfant comprenant la mise à disposition des équipements (vélo, casque, matériel pédagogique), les frais et éventuellement la rémunération des intervenants, ainsi que l’impression des outils pédagogiques ». Et d’ajouter : « sans être exhaustif, certains financements sont déjà mobilisables ». Elle cite : « des aides financières dans le cadre du plan Mercredi (lire l’encadré), des appels à projets proposés par les coordinations départementales de la sécurité routière, la dotation de soutien à l’investissement public local pour les investissements relatifs au savoir rouler à vélo, le soutien aux associations sportives par l’Agence nationale du sport (ANS) pour les projets présentés dans le cadre d’un projet de développement ou de projet de club ». La problématique du financement est d’autant plus aiguë que les ambitions chiffrées du Gouvernement sont élevées. À travers la loi, il a mis le cap sur 2022, pour la généralisation du dispositif, c’est-à-dire, la formation de 860 000 enfants d’une génération ! Ce qui signifie aussi une course à la formation des… formateurs (lire l’encadré), pour de nombreuses structures. Pour l’heure, le programme a débuté sur un rythme plutôt modéré : d’après le ministère des Sports, 10 000 attestations ont été délivrées en 2019. Pour 2020, l’objectif est d’atteindre le cap des 60 000.

Une formation pour les formateurs

 

Le certificat de qualification professionnelle (CQP) éducateur mobilité à vélo (EMV) permet d’« encadrer en autonomie des séances d’éducation à la mobilité à vélo, de l’initiation jusqu’à l’autonomie du pratiquant », précise l’Institut de formation du vélo, sur son site internet. La formation se déroule sur 154 heures. Elles sont « réparties en 105 heures de formation (3 semaines) et 49 heures (7 jours consécutifs ou non) d’alternance en vélo-école, avec un tuteur déjà diplômé. À l’issue de la formation, l’examen est présenté sur deux jours ». Elle est ouverte aux personnes âgées d’au moins 18 ans, titulaires du diplôme de secourisme PSC 1 ou son équivalent. Et sous réserve de la validation d’un test préalable « d’habiletés techniques » à passer à l’IFV ou auprès d’un moniteur agréé.

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