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Dans l’Aisne, le savoir rouler cherche à se pérenniser
| Bonnes pratique acteurs du sport | Publié le 08/06/2020

Dans l’Aisne, l’impulsion a été donnée par la direction départementale de la cohésion sociale (DDCS). Précisément celle d’un agent, ancienne championne de BMX, très sensibilisée à l’importance de former les plus jeunes au savoir rouler à vélo. L’opération est baptisée Vélojem. Pour sa déclinaison pratique, la préfecture s’est appuyée sur l’association A Laon Bike (lire l’encadré) et une multitude de partenaires : le ministère des Sports bien sûr, mais aussi l’Éducation nationale, la direction départementale des territoires de l’Aisne, la ville de Laon, Prévention Maif, le Crédit Agricole et la Macif.

Savoir pédaler, savoir rouler à vélo

Dès mars 2019, le programme a été initié dans quatre écoles : une en territoire rural, une en quartier politique de la ville (QPV) et deux établissements de ville à Laon. Au total, 231 élèves, répartis dans 11 classes, ont participé à cette opération. « Le projet a été découpé en deux phases », décrit Lucas Corcy, éducateur au sein d’A Laon Bike. « Les CP, CE1 et CE2 ont bénéficié du savoir pédaler, c’est-à-dire dire le premier bloc du programme. Et ceux du CM2 ont reçu les deux autres enseignements » : savoir circuler et savoir rouler à vélo. De façon concrète, A Laon Bike et ses trois éducateurs diplômés se déplacent au sein des écoles. « Je pousse pour que les élèves viennent avec leur vélo et leur casque », poursuit-il. « Cela permet aussi d’effectuer une vérification de leur matériel. Nous avons toutefois une quinzaine d’appareils en réserve ».

Pratique du vélo

Les résultats ? Sans trop de surprise : 90 % des élèves ont reçu l’attestation finale. Les 10 % restants correspondant à des absents. Et Lucas Corcy de resituer : « au début du programme, un élève sur cinq ne savait pas faire de vélo ou trouvait cela difficile et 42 % en faisaient une fois par mois. À la fin, 61 % déclaraient pratiquer au moins une fois par semaine, donc de façon régulière ». La sensibilisation au port du casque fonctionne également : la moitié des enfants affirmait ne jamais en porter avant la formation. La proportion était descendue à 18 % à son issue.

Il faudra se débrouiller

Soutenue également par des enveloppes de l’Agence nationale du sport (ANS) et de la Direction des sports du ministère, l’association A Laon Bike « bénéficie de financements pour les deux prochaines années », glisse l’éducateur, qui comptait cette année sur un budget de 8 100 euros. Ensuite ? « Il faudra se débrouiller », sourit-il. Ce qui signifie que la pérennité du dispositif constitue aussi une vraie question, dans ce ­territoire-pilote. Sur 2020, la préfecture aurait dégagé des crédits pour que soit conduit – avec l’Ufolep – un programme de formation dans des écoles situées dans des quartiers prioritaires de ­Soissons. Mais ensuite…