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L’escalade trace sa voie vers les sommets

Publié le 22/06/2020 • dans : Bonnes pratique acteurs du sport

femme escalade
©alfa27 - stock.adobe.com

« L’escalade se développe à une vitesse folle et l’olympisme va susciter encore plus de vocations. On est loin de l’apogée. La seule limite au développement ce sont les équipements ». Un constat de Pierre You, président de la Fédération française de la montagne et de l’escalade (FFME), confirmé par les chiffres : 60 000 licenciés en 2005, 110 000 en 2020. Un développement régulier accompagné d’un rajeunissement : un tiers des adhérents ont moins de 15 ans et l’âge moyen des licenciés est de 17 ans et 5 mois. Un succès qui se fonde aussi sur la facilité d’accès à la discipline. « On n’a pas besoin d’apprentissage, on sait grimper avant de savoir marcher » et « on a les mêmes sensations que le champion, le rapport au vide, la confiance en celui qui vous assure » (Pierre You).

4 disciplines

L’escalade sur structures artificielles a beaucoup évolué. Elle comprend aujourd’hui quatre disciplines. Le bloc qui se pratique sur des structures ne dépassant pas les 4 m de haut. Les pratiquants y grimpent sans corde ni baudrier, leurs chutes éventuelles étant sécurisées par des matelas de réception. En compétition, chaque bloc présenté est équipé de prises agencées pour former un itinéraire plus ou moins difficile. L’objectif est de réaliser les blocs proposés, en atteignant la prise finale, avec le moins d’essais possible et en un temps donné. L’escalade de difficulté est la plus ancienne des disciplines. Elle se pratique sur un mur de 15 m de haut en moyenne. Les grimpeurs sont équipés de baudriers et assurés avec une corde par un membre de l’organisation. L’objectif est d’aller au sommet de la voie proposée, ou du moins d’aller le plus haut possible. La vitesse est à l’escalade ce que le sprint est à l’athlétisme. Les grimpeurs doivent réaliser le plus rapidement possible une voie normée et tracée sur un mur très vertical de 15 m de haut, et équipée d’une plaque de touche au sommet. Une voie officielle est homologuée. Invariable d’une compétition à l’autre, elle permet aux grimpeurs de se mesurer et d’établir des records. Le combiné est un format qui associe les trois disciplines. C’est ce dernier qui a été choisi pour représenter l’escalade aux Jeux olympiques de Tokyo 2020.

Plan national

Côté équipements, il existe beaucoup de murs mais souvent de faible hauteur (8 m maximum). Leur conception ne permet pas le développement de clubs. « Notre stratégie n’a pas été de demander la mise aux normes de ces équipements que nous animons tels quels », poursuit le président. « Régulièrement les collectivités mettent à niveau leur parc. Nous souhaitons nous inscrire dans ces évolutions pour réaliser de nouvelles installations qui trouveront rapidement leur plein-emploi et répondront aux besoins du perfectionnement sportif ». La FFME accompagne les maîtres d’ouvrage sur ses fonds propres (lire l’encadré). Le plan national lancé en 2002 a permis de soutenir plus de 300 projets. Au total, ce sont 2,3 millions d’euros qui ont été investis dans ce programme par la FFME. Les résultats sont là : le Plan national de développement des structures artificielles d’escalade (PNSAE) est responsable à 70 % de l’augmentation des effectifs fédéraux.

Assistance technique

Comme le souligne Daniel Coisy, président de la commission équipement de la fédération, ce n’est pas la seule aide que la fédération apporte aux propriétaires « en complément des aides financières, la fédération a la capacité d’apporter une assistance à maîtrise d’ouvrage (AMO) à toutes les étapes du projet : définition des besoins, modélisation 3D de la structure, rédaction du cahier des clauses techniques particulières (CCTP) et jusqu’au suivi des travaux, la réception et le classement de l’installation. À toutes les étapes, la ­fédération n’intervient pas à la place des acteurs du projet mais en complément de l’architecte, des services techniques de la collectivité ou des entreprises ». Cette intervention fédérale se fait dans le cadre d’un contrat (exemple : entre 6 à 7 000 euros pour une SAE de type départemental, variable suivant la charge de travail demandée) correspondant à la contrepartie des frais engagés par la fédération pour apporter ce conseil. Un service que la fédération a été conduite à mettre en place à la demande de l’Association des maires de France. « Les structures d’escalade répondent à des contraintes très spécifiques. Difficile de comparer les offres quand les entreprises utilisent des méthodes différentes. Sans compter des différences de prix allant d’un à trois. Au fil des années, nous avons contribué à assainir le marché ».

Plan national de développement des structures artificielles d’escalade

Pour être finançable dans le cadre du plan national de développement des structures artificielles d’escalade (PNSAE), une SAE doit correspondre, a minima, aux règles fédérales (approuvées par la Cerfres) et pouvoir accueillir si possible
les trois disciplines : le bloc, la difficulté, la vitesse dans un espace spécialisé dédié exclusivement à l’escalade.
Une SAE comprend une structure d’escalade composée d’une ossature (bois ou métal) accrochée au bâti sur lequel se fixent des panneaux enduits d’un revêtement adhérent où prennent place des prises amovibles. Ce peut être une structure spécifique, une extension d’une structure existante ou la valorisation d’un ancien bâtiment, industriel par exemple.
Un mur de niveau départemental (pour l’initiation) mesure 9 m de haut, se déploie sur un linéaire de 24 m. Le coût moyen du mur (hors le bâti) est d’environ 75 000 à 80 000 euros HT. Pour le niveau régional (de l’initiation au développement), compter 135 000 euros à 150 000 euros selon les prestations demandées, pour un mur de 11 m de haut sur 36 m linéaires et 190 000 euros à 250 000 euros pour un mur national (initiation au perfectionnement), hauteur 13 m sur 42 m linéaires. Un mur classé international (initiation à l’excellence) devra mesurer 16 m de hauteur et se déployer sur 51 m de longueur au sol.
La subvention fédérale varie en fonction du coût du projet et du niveau de l’équipement : départemental/12 000 euros maximum ; régional/18 000 euros maximum ; national/25 000 euros maximum ; international/30 000 euros maximum. Sur proposition du conseil d’administration (voir le barème indicatif sur le site fédéral).
La demande de dossier de subvention est à faire directement auprès de la FFME où elle sera étudiée par une commission spécialisée. L’équipement doit respecter les règles fédérales, permettre l’organisation de compétitions et favoriser le développement des clubs. Le versement de la subvention se fait à réception de la structure. Elle est conditionnée à la réalisation conforme des travaux et, à la signature de conventions d’utilisation et la création d’un club FFME s’il n’existe pas.

Milieu naturel

Et la montagne alors ? Longtemps la FFME a été la fédération de la montagne, des expéditions lointaines, de l’Himalaya. Aujourd’hui, c’est l’escalade qui redistribue vers l’outdoor. Une nécessité pour le directeur technique national (DTN) Pierre-Henri Paillasson « la fédération ne peut pas se contenter de l’escalade indoor. Nous devons aussi voyager, offrir à nos membres la confrontation au milieu naturel ». Un chantier rendu difficile pour des questions de responsabilité. Pour faciliter l’ouverture des espaces, la fédération, à travers des conventions (800), a endossé la responsabilité des propriétaires. En droit français, un propriétaire peut être tenu responsable « sans faute » entraînant la condamnation de la fédération dans une de ces affaires. La crainte pour le DTN c’est que « des avocats spécialistes de la responsabilité civile réveillent des contentieux pour gagner des honoraires ». Pour sauvegarder les sites, la fédération se rapproche des collectivités concernées pour leur demander, parce qu’elles bénéficient d’un système de responsabilité plus protecteur, de reprendre la gestion des sites. La moitié a accepté. Mais, à terme, la fédération milite pour souhaiter une modification de la loi, soit : responsabilité pour acte fautif, et introduire la notion de risque accepté de la part du pratiquant dans le droit français.

Médailles d’or

Ces efforts doivent se concrétiser aux Jeux. « Ça fait trente ans qu’on y pense » indique le DTN, ajoutant « la fédération a fait beaucoup de formations en Asie, en Amérique du Sud pour internationaliser la discipline et créer l’universalité. En plus, nous avons beaucoup contribué à structurer la fédération internationale ». Une mission en passe d’être réussie puisque l’escalade sera présente à Tokyo et (selon toute vraisemblance) devrait être retenue au programme de Paris 2024. Pour le DTN, l’objectif affiché de longue date est clair « une médaille d’or dans une des disciplines ». Une ambition réaliste, la France est un des rares pays au monde à avoir déjà trois qualifiés sur les quatre possibles et sans doute bientôt quatre à l’occasion des prochaines sélections.

Chiffres clés

  • 101 572 licenciés.
  • 1 000 clubs dont 165 clubs labellisés.
  • 7,2 M€ de budget.
  • 43 salariés et 11 cadres d’État.
  • 5,5 millions de visites sur ffme.fr
  • 110 000 spectateurs sur les 2 streaming des championnats de France de vitesse.
  • PNSAE : 11 structures subventionnées en 2018 ; 148 000 € d’aide financière en 2018 ; 3 700 m2 de surface grimpable.
  • FFME : 8-10 quai de la Marne, 75019 Paris, 01 45 18 75 50, www.ffme.fr


 

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