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Au CNOSF, les affinitaires s’affirment

Publié le 10/09/2020 • dans : Bonnes pratique acteurs du sport

Handisport
©fovivafoto - stock.adobe.com

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Depuis 1972, année de sa création sous l’égide du Comité olympique français (COF) et du Conseil national du sport (CNS), le CNOSF rassemble des fédérations unisports « olympiques », érigées en prestigieuse et médiatique façade, et des « non olympiques » pour celles dont la discipline ne figure pas au programme des Jeux. Mais pas seulement. De nombreuses fédérations multisports y siègent également : celles qui représentent le sport scolaire et universitaire, ou encore, celles dites « affinitaires ». Ces dernières ont en effet émergé sur la base d’affinités idéologiques (exemple du sport travailliste), religieuses (exemple de la Fédération sportive et culturelle de France), ou encore par rapport à des formes de pratiques (handisport, activités physiques adaptées) ou des diversités territoriales (exemple de la Fédération nationale du sport en milieu rural – FNSMR). Comme le souligne le ministère des Sports sur son site internet, elles « visent en priorité une pratique omnisports, multi-activités, selon des affinités diverses centrées sur l’être humain dans sa globalité ». Elles sont au nombre de seize. Parmi elles, on trouve par exemple l’Union française des œuvres laïques d’éducation physique (Ufolep), la Fédération sportive et gymnique du travail (FSGT), et encore la Fédération française du sport travailliste (FFST).

 

« Une crise »

 

Dans l’esprit comme dans les faits, ces fédérations apparaissent donc très éloignées des paillettes olympiques et bien souvent, de la devise « plus vite, plus haut, plus fort ». Tellement d’ailleurs, que la question de leur rattachement au CNOSF en vient à être posée. De façon plus ou moins ouverte d’ailleurs. L’illustration récente des tensions tient en trois mots : « Pacte de loyauté », nom donné à ce texte approuvé lors de l’assemblée générale du CNOSF, le 29 juin dernier. Sa mise en place vise à « permettre une relation apaisée et durable entre fédérations mues par le même objectif et poursuivant le même idéal de développement du sport fédéré », a souligné le CNOSF.

 

Un contexte économique compliqué

 

Présidente de la FNSMR et par ailleurs à la tête du comité départemental olympique et sportif (CDOS) de Haute-­Garonne, Brigitte Linder est une connaisseuse avisée des rouages olympiques et affinitaires. Elle le clame haut et fort : « oui, nous vivons une crise, que nous tentons d’enrayer par ce code de bonne conduite. Quelle en sera l’issue ? Je n’en sais rien mais je suis pessimiste ». Elle explique : « pendant des années, les fédérations délégataires se sont logiquement concentrées sur la partie compétition et le haut niveau. Quant à nous les affinitaires, nous nous sommes tout aussi légitimement positionnées sur le loisir, dans un but de faire découvrir l’activité physique au plus grand nombre. Seulement, nous sommes dans un contexte économique compliqué si bien que certains dirigeants de fédération délégataire nous reprochent d’avoir développé le loisir à leur détriment ». Or justement, les aspirations des pratiquants évoluent grandement vers plus de loisir et de liberté. Sans oublier l’injonction gouvernementale d’aller chercher trois millions de pratiquants supplémentaires d’ici à 2024.

 

Fini les complexes

 

Même si ce n’est pas le cas de toutes les fédérations affinitaires, quelques-unes affichent en effet une santé rayonnante, à l’image de la Fédération française de la retraite sportive (FFSR) et de ses 470 clubs : « nous comptons 93 900 licenciés, soit une augmentation de 40 % en sept ans », glisse Gérard Deshayes, son président. « Le modèle fonctionne car nous répondons à une demande de seniors qui souhaitent pratiquer avec un encadrement ». Témoin de ces évolutions, le sociologue Denis ­Bernardeau-Moreau (université de Lille) complète : « on a toujours considéré que le mouvement affinitaire devait copier le délégataire, pour se développer. Et là, on se rend compte que non seulement il ne nourrit plus de complexes mais qu’il a sa carte à jouer ».

 

La charte du sport porte une vision commune

 

Au même titre que la santé ou le logement, « la pratique de l’éducation physique et du sport est un droit fondamental pour tous ». Voilà qui est écrit noir sur blanc dans la charte internationale de l’éducation physique, de l’activité physique et du sport, rédigée par l’Unesco, le 17  novembre 2015. Ce texte unique est l’expression d’une vision commune de tous les acteurs impliqués dans le sport : athlètes professionnels ou amateurs, arbitres, représentants des autorités publiques ou des organisations sportives, les opérateurs de paris sportifs, les médias, les organisations non gouvernementales, les administrateurs, les éducateurs, les familles, la profession médicale, mais aussi d’autres parties prenantes. « Cette charte promeut l’accès inclusif au sport par tous, sans forme de discrimination. Elle pose les bases d’éthique et de qualité pour tous les acteurs chargés de créer, de mettre en place et d’évaluer les programmes et politiques sportives », souligne l’Unesco.

 

 

Un réservoir pour les délégataires

 

Tout se passe comme si une concurrence entre les types de fédérations était en train d’émerger au sein du CNOSF. Présidente de la FSGT, Emmanuelle Bonnet-Oulaldj le déplore : « l’approche des Jeux donc conjuguée à la baisse des moyens affectés au sport par l’État favorise effectivement ce sentiment de concurrence. Mais j’insiste : il y a des enjeux de complémentarité entre nos fédérations, à travers par exemple des jeunes qui peuvent débuter chez nous avant d’aller vers une fédération unisport ». Brigitte Linder (FNSMR) insiste : « nous sommes un réservoir pour les délégataires » ! Et Gérard Perreau-­Bezouille, co-président de la Fédération française des clubs omnisports (FFCO), d’ajouter : « Nous sommes au-delà de l’aspect purement militant qui animait jusque-là les acteurs des fédérations affinitaires. Il s’agit désormais de répondre aux attentes et aux besoins des pratiquants : le « sport dominant » a été rattrapé et dépassé par l’évolution de la demande, des besoins et des aspirations des Français et Françaises. Pour nous, il s’agit de se situer résolument du côté de cette irruption de diversités d’envies, de pratiques, de besoins et de leur apporter des réponses innovantes ».

 

« L’entonnoir » de la licence

 

Illustration autour du rapport à la licence. « Certains de nos clubs ne licencient pas tous leurs adhérents, ce qui nous met en porte-à-faux par rapport au CNOSF qui veut nous obliger à licencier tout le monde », reprend Gérard Perreau-Bezouille. « Mais il faut bien comprendre que les gens sont libres. Et ce n’est pas par l’entonnoir de la licence que nous les ferons revenir. C’est ainsi que dans certains clubs, nous distinguons les licenciés des adhérents ». Cette position n’est pas partagée par l’ensemble des affinitaires, au même titre d’ailleurs que le rapport à la compétition. Si certaines fédérations ne souhaitent pas en entendre parler, d’autres ne l’excluent pas. À l’image de la FSGT et d’Emmanuelle Bonnet-Oulaldj : « Pour nous, la compétition fait partie du sport pour tous. Elle ne correspond pas seulement à une vision élitiste du sport. Elle peut aussi s’organiser dans des formes accessibles au plus grand nombre, pour permettre à chacun de progresser et de prendre du plaisir ».

Dans ce contexte tendu, une scission affinitaires-délégataires est-elle envisagée, envisageable ou irrémédiable ? « De par ses statuts, le Comité olympique ne peut pas traiter de la même manière ce qui est olympique et ce qui ne l’est pas », reconnaît légitimement Gérard Deshayes (FFSR). « Il existe un vrai déséquilibre. L’enjeu serait de regarder tout le monde de la même manière et non pas de rester figé sur le modèle d’antan », poursuit celui qui prône par ailleurs une autonomie totale du Comité olympique. Brigitte Linder, elle, assure « qu’il n’y a aucune volonté des affinitaires de quitter le CNOSF. Mais un jour ou l’autre, nous nous attendons à être mis dehors ! ». En coulisses, un autre président se montre plus précis : « peut-être qu’un jour le moment viendra de construire autre chose si l’unité du mouvement sportif n’est que de façade. Mais dans tous les cas, il n’est pas opportun d’envisager tout cela avant les Jeux olympiques de 2024 ».

 

Les fédérations regroupées dans un Think Tank

 

En attendant, les affinitaires s’organisent. Après deux ans de discussions, huit fédérations se sont regroupées en novembre  2016, sous l’égide de l’association id.Orizon, créée par Philippe Machu, ancien président de l’Ufolep. Elles sont aujourd’hui le double, au point de représenter 40 000 associations sportives et plus de 4 millions de licenciés. Une vraie force de frappe ? « L’oreille du CNOSF n’est pas attentive au développement des pratiques », explique-t-il. « Nous nous positionnons comme un Think Tank qui regarde et examine comment le sport peut évoluer pour le bénéfice de tous : sur le plan sanitaire, social mais aussi attractivité pour les territoires, etc., dans un contexte où près de la moitié de la population française n’a aucune pratique sportive. Nous prônons les croisements : coopérations interfédérales, interassociatives dans les territoires et avec les collectivités ».

Et comme il sera compliqué de faire bouger les lignes depuis l’intérieur du Comité olympique, une éventuelle future loi Sport et société pourrait ouvrir quelques perspectives aux affinitaires. En particulier celles qui s’engagent dans une dimension élargie du sport à vocation éducative, sociale ou encore de santé… Il est ainsi évoqué des discussions autour d’un nouveau type de délégation de service public (DSP), à tendance sociale ou sociétale qui serait en quelque sorte le pendant de la DSP disciplinaire des fédérations unisports. Il est aussi question d’un « agrément renforcé ». Philippe Machu confirme : « oui, tout cela est en réflexion. Mais, une certitude : si l’on veut que le secteur sportif garde la main sur son propre développement, il doit s’adapter ».

 


Mon club près de chez moi

À l’occasion de son assemblée générale du 29  juin 2020, le CNOSF a présenté son plan de relance à destination des fédérations et des clubs. Son objectif « est de répondre au plus près des préoccupations du mouvement sportif français suite à la crise du Covid-19 ». Il a notamment lancé une nouvelle application digitale baptisée Mon Club près de chez moi. Elle permet de trouver en quelques clics le club de sport affilié à une fédération sportive le plus proche de chez soi, quels que soient la discipline et le lieu de résidence. À noter que tous les clubs fédérés ont la possibilité de mettre à jour les données publiques qui les concernent et de gérer les droits d‘édition et de partage de leurs données privées. Plus de 145 000 y sont recensés.

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