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Crise sanitaire : les fédés se préparent à innover

Publié le 14/09/2020 • dans : Bonnes pratique acteurs du sport

Gestes barrières Crise sanitaire
D.R.

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La crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19 a un impact financier, économique et social important sur la filière sport. L’observatoire du sport de la BPCE estime que le chiffre d’affaires de la filière sport (versant entreprises) pourrait chuter de 24 milliards d’euros (- 30 %) tandis que Recherche et solidarités (versant associations enquête Covid- 19) fait état de 76 % d’associations sportives ayant dû mettre l’association en sommeil momentané (dont 70 % n’ayant pu maintenir au moins 20 % de leur activité et 80 % ayant dû annuler des événements) (1).

Crise sanitaire : 2,8 milliards d’euros d’aides

Pour remédier à cet impact économique, le Gouvernement a mis en place des mesures de soutien qui ont permis d’amortir les premiers effets de la crise. « Compte tenu des élections municipales, nous étions tenus par un devoir de réserve », souligne Éric Journaux, conseiller de la ministre des Sports « ce qui a limité notre communication sur ce qui a été réellement fait au service des organisations sportives ». Une aide importante puisque cette aide a été chiffrée par les services de l’État (Jeunesse et sports) à 2,8 milliards : 312 millions d’euros au titre de la prise en charge des indemnités de chômage partiel, 1,31 milliard pour les versements au titre des prêts garantis par l’État (PGE), 120 millions d’euros de versement au titre du fonds national de solidarité, 1 milliard d’euros au titre des exonérations de charges sociales. Mesures complétées par le Plan tourisme : maintien du dispositif d’activité partielle jusqu’à fin septembre 2020, accès au fonds de soutien jusqu’à fin 2020 pour l’événementiel sportif, exonération des charges sociales pendant toute la période de fermeture et création d’un guichet unique des aides. À une période où les plans d’aides s’affichaient, non pas en millions mais en milliards, on pouvait s’étonner que le sport n’en bénéficie d’aucun. De fait, un « Plan sport Covid » a bien été mis en œuvre.
 

Un tour de force qui légitime la réforme de l’ex-CNDS

Pendant toute la crise sanitaire, y compris lorsque le confinement était le plus strict, les services de l’agence, au national comme dans les territoires, ont continué de fonctionner. Il en a été de même pour les fédérations et les services en charge des plans sportifs fédéraux pourtant massivement en télétravail ou bénéficiant du chômage partiel. Une sorte de tour de force collectif qui vient après coup légitimer la réforme de la gestion de l’ex-CNDS intervenue en 2018-2019. Car c’est assurément cette réforme qui a provoqué la montée en charge des services fédéraux gérant la gestion des PSF dont on peut mesurer l’efficacité dans la crise.

Le secteur associatif momentanément protégé

Si on dispose de données pour les entités sportives qui génèrent une économie marchande, il est plus difficile de comptabiliser les consommations d’aides par les associations sportives. Pour François Fauvel, directeur général de la Fédération française d’éducation physique et de gymnastique volontaire (FFEPGV), « 40 % de nos clubs ont moins de 50 licenciés et leurs dépenses consistent en l’achat de matériel et rémunération des animateurs. La cessation d’activité est intervenue dans le dernier trimestre de la saison 2019-2020. Les cotisations étaient rentrées, l’État, les collectivités ont maintenu leurs subventions. Les recettes étaient déjà constatées et beaucoup d’associations ont continué à payer les animateurs sur leur trésorerie. À l’avenir, ce qui manquera, ce sont les recettes liées aux événements que les clubs ont l’habitude d’organiser en fin de saison pour abonder les budgets. Et cela d’autant plus que le Covid-19 entraîne des dépenses supplémentaires (matériel, gel) ». La situation est plus incertaine pour les travailleurs indépendants. Marie-Lise Rovira, secrétaire générale de la Fédération française de boxe, souligne que les boxeurs professionnels (300) auxquels la fédération conseille de s’établir en auto-entrepreneurs « ont bien bénéficié du dispositif de maintien des ressources, mais calculées en fonction des revenus précédemment déclarés, par nature très aléatoires. Les sommes attribuées ont souvent été très faibles, loin des 1 500 euros maximums annoncés ».
 
La grande incertitude c’est la reprise de septembre. Particulièrement pour les activités où les seniors sont dominants. « Dans les clubs, les animateurs sont l’arme au pied, mais les présidents sont sur le frein. Ils s’interrogent sur leur responsabilité », constate Daniel Ramey, président du comité départemental de la randonnée de Paris. « De plus, quand on relance les activités, les premières séances font le plein et il semble que progressivement le nombre de participants a tendance à baisser. Au sein des groupes » (pourtant limités à dix) « les comportements non respectueux angoissent ». Frédérique Chikitou, responsable du développement de la FFEPGV, et son adjointe Déborah Dadoun témoignent « nous recevons des appels de structures qui nous remercient de notre aide mais s’inquiètent de ne pas être en mesure de réaliser les projets compte tenu des baisses de fréquentation ».
 
« Nous aidons les clubs et organisateurs en leur accordant des exonérations de taxes et redevances fédérales »
Marie-Lise Rovira, secrétaire générale de la Fédération française de boxe
 

Plans fédéraux

Dans les fédérations, on prépare cependant activement la rentrée sportive. Dans des conditions difficiles tant les incertitudes sont grandes. Très structurée, la démarche de la gymnastique volontaire a pour objectif d’apporter une aide aux clubs et comités dans tous les domaines de leurs activités (administratif, gestion, finances, activités) en travaillant sur quatre scénarios : reprise d’activité normale, reprise avec limitation du nombre de participants, reprise exclusive en extérieur, nouvelle phase de confinement. Objectif : être capable de réagir rapidement en fonction des circonstances. De nombreuses fédérations adoptent ce schéma. Sur le plan financier, les plans fédéraux incluent presque toujours des mesures financières, arrêts ou suspensions de prélèvements, création d’aides aux clubs attribuées en fonction des besoins et de critères de solidarité principalement, dons en matériels. Dans les fédérations de sports professionnels, cette aide peut prendre des volumes importants. Par exemple : 35 millions d’euros pour le plan de soutien aux clubs de rugby, 21 millions d’euros au tennis, 34,5 millions d’euros pour le football (dont 10 euros automatiques par licencié financés à la fois par la fédération et les ligues).

Mutualiser, innover

Tout le monde constate cependant que personne n’était préparé à la crise. Chacun a réagi en ordre dispersé et dans une grande débauche d’énergie. Or, à l’avenir, nul doute que les crises sociales, sanitaires, climatiques, économiques se répéteront. Il faut donc s’y préparer. Comment ? Sans doute en mutualisant et en mettant en place une organisation qui évite à tant de personnes de faire la même chose. Les CROS et les CDOS pourraient devenir les têtes de pont de ce dispositif de gestion de crise. Le confinement a aussi agi comme un puissant accélérateur des nouvelles technologies. Pour la gestion : télétravail, visioconférences. Mais aussi pour les activités. Comme la Fédération française de tir à l’arc qui a organisé une compétition à distance à laquelle ont participé plus de 1 800 archers de 6 à 84 ans. Pour Sandrine Vandionant, directrice du développement, « Nos adhérents ont apprécié cette première. Cela nous donne des idées pour développer des activités à distance mais toujours dans une dimension collective ».
 

L’Agence nationale du sport amplifie ses aides

L’Agence nationale du sport, principal financeur du tissu associatif sportif et fédéral (avec les collectivités territoriales), a très tôt confirmé que toutes les subventions attribuées seraient payées (même si leur réalisation devait être reportée ou abandonnée) et réorienté ses actions pour répondre aux besoins liés au Covid-19. Objectif : donner la priorité à la rentrée des clubs dans les territoires. Pour soutenir l’emploi sportif, l’agence paiera 100 % des aides pour 5 000 emplois associatifs. Pendant la crise, le lancement des 78 campagnes « Plans sportifs fédéraux » a été effectué et les fédérations ont pu introduire des critères « solidarité » dans l’analyse des dossiers des clubs et adapter les calendriers. L’agence affecte 110 millions d’euros à ces deux postes sur les 200,6 millions d’euros qu’elle consacre au développement des pratiques. Côté haute performance, elle versera la totalité des aides personnalisées aux 2 700 sportifs de haut niveau concernés et un plan global sera présenté en septembre 2020 pour un montant global de 90,7 millions d’euros. Enfin, pour les équipements sportifs, les modalités administratives ont été assouplies et les porteurs de projet ont obtenu des délais supplémentaires pour déposer leurs projets. Et dernièrement un fonds supplémentaire de « solidarité » de 15 millions d’euros (abondé à hauteur de 7 millions d’euros par le ministère des Sports sur ses crédits propres) a été créé.


(1) Selon l’observatoire de la BPCE, la filière sport représente 360 000 associations sportives et 112 000 entreprises. Le cœur de la filière assure l’accès au sport (activités et spectacle sportif) ; en amont la fabrication et la distribution, en aval le conseil et les médias spécialisés. Le chiffre d’affaires des 112 000 entreprises est évalué à 77 milliards d’euros.
 

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