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Radicalisation : Lagny-sur-Marne crève l’abcès

Publié le 12/10/2020 • dans : Bonnes pratique acteurs du sport

Football
pavel1964 - stock.adobe.com

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À la mi-novembre 2017, dans un communiqué commun, la ville et le club de football annonçaient avoir « demandé à deux dirigeants de quitter leur mission d’encadrement d’équipe senior […]. Il est apparu que ces personnes ont fait l’objet de mesures administratives dans le cadre de l’État d’urgence ». À l’époque, le contexte était particulièrement tendu dans cette ville de Seine-et-Marne. Deux ans auparavant, au lendemain des attentats de Paris, la ville avait déjà ordonné la fermeture de la mosquée, pour des motifs de radicalisation.

Deux dirigeants fichés S

Anciens joueurs de l’équipe première, les deux personnes en question étaient devenues éducateurs bénévoles quelques mois auparavant. « Il s’est avéré qu’ils étaient fichés S », se souvient Pierre Tébaldini, directeur du cabinet du maire et du président de la communauté d’agglomération Marne-et-­Gondoire. « Nous avons eu des remontées de prières collectives mais c’est surtout leur personnalité et leur passif en la matière qui nous a posé problème. Nous leur avons donc dit : ‘‘c’est fini’’ ».

-> A lire : Radicalisation : le sport n’est pas dans le match

Des effectifs à la baisse

Dans la foulée, le club a subi « quelques remous », comme le dit sobrement le « dircab ». L’image est bien sûr écornée. Les effectifs s’inscrivent à la baisse durant un an et demi. « Les deux individus étaient des jeunes de Lagny. Ils étaient connus et reconnus. Des joueurs seniors dont ils étaient proches, ont arrêté ou sont partis. En revanche, et ce fut la bonne nouvelle, l’école de football n’a pas pâti de cette histoire. Les parents ont été rassurés que le club et la ville soient vigilants et prennent des mesures fortes ».

Un club assaini

Depuis, la marche en avant de l’US Lagny-Messagers est à nouveau enclenchée. Le club compte 300 licenciés et « il est sain », reprend celui qui est devenu dirigeant. Ce qui lui permet au passage de conserver un œil sur ce qu’il s’y passe…

Trois ans après cette histoire, comment la ville s’assure-t-elle que des individus potentiellement radicalisés et/ou fichés S ne se muent pas en éducateurs au sein de tel ou tel club ? Pierre Tébaldini répond « vigilance et attention. En premier lieu, nous entretenons un contact très étroit avec nos associations ». Par ailleurs, il lui arrive aussi de soumettre la liste des bénévoles des associations aux services de l’État… « Ça, c’est surtout grâce aux contacts que nous avons progressivement noués », concède-t-il.

Communiquer sur les situations inquiétantes

Mais surtout, il exhorte les agents et les élus confrontés à des situations inquiétantes, « à parler. C’est très important. Il faut même sur-communiquer. Mais personne n’ose, aussi bien au niveau des clubs, des villes que des fédérations ».

Et de conclure sur une anecdote révélatrice : « un jour un président de club me fait part d’une prière sur un terrain. Je lui dis que ce n’est pas le lieu et qu’il faut prendre des mesures. Il me répond : « non. Je ne vais pas les embêter car ils m’ont mis le calme dans les tribunes… Ces gens verrouillent tout… ».
 

La FFF se dote d’outils

Organisation d’un séminaire, nomination de référents départementaux, création de commissions départementales et régionales… « Nous devons aborder ce sujet ensemble », souligne Pierre Guibert, membre du bureau exécutif de la Fédération française de football. « Nous ne minimisons pas du tout le fait religieux, mais une fédération est d’abord chargée de recevoir des jeunes et de faire en sorte qu’ils prennent du plaisir à faire du sport. Nos cadres techniques reçoivent des formations qui leur donnent des outils pour réagir à ces situations ».

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