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Le confinement, un jour sans fin dans les services des sports

Publié le 08/12/2020 • dans : Métiers et carrières acteurs du sport

Confinement
©Minerva Studio - stock.adobe.com

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Dès le 16 octobre, un couvre-feu est déclaré dans huit métropoles et est très rapidement généralisé à l’ensemble du territoire national. La situation sanitaire ne s’améliorant pas, une nouvelle phase de confinement est annoncée par le président de la République le 28 octobre, puis confirmée dans un nouveau décret du 29 octobre (1).

Contrairement au mois de mars, ce nouveau confinement laisse la porte ouverte dans les équipements sportifs à certains utilisateurs. Le décret fixe ainsi des dérogations à la fermeture des établissements recevant du public de types X et PA tels que gymnases, piscines couvertes et extérieures, stades, terrains de sport, pistes d’athlétisme, et plateaux sportifs.

Les catégories d’usagers pouvant continuer à accéder aux installations sportives sont précisées dans un communiqué du ministère chargé des sports en date du 30 octobre (2), parmi lesquelles les scolaires, les sportifs professionnels et les athlètes de haut niveau.

Pour Marco Sentein, président de l’ANDIISS (3) et directeur des sports de la ville de Muret (Haute-Garonne), ce nouveau confinement ressemble à un jour sans fin. « C’est ce que je ressens et c’est ce que j’ai dit lors de mes échanges avec le ministère. On pense que ça va bientôt repartir comme en mars et on souhaite qu’il y ait cette fois-ci des perspectives claires au niveau opérationnel. Une nouvelle incertitude risque de créer une grosse casse. Or on a besoin de donner l’espoir. On espérait que les mineurs et extrascolaires pourraient être maintenus en activité. C’était le souhait de la ministre des Sports également. Cela n’a finalement pas été retenu. »

Gestion compliquée

Autant le premier confinement était simple à respecter car il conduisait à fermer tous les équipements, autant cette fois, l’interprétation du champ d’application des dérogations peut varier ici et là.

À Dunkerque (Nord), Anne Cagna, directrice du service des sports de la ville, indique qu’elle respecte le décret à la lettre. « Tous nos équipements sont ouverts même si le service est dégradé. Nous accueillons tous les publics prioritaires. En ce qui concerne les athlètes de haut niveau, la direction régionale de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale (DRDJSCS) a été claire en indiquant que le haut niveau concerne les sportifs inscrits sur les listes ministérielles. Cela n’empêche pas certaines ligues de faire pression avec des attestations parcours haut niveau pour avoir accès aux équipements. Dans les piscines, nous avons également maintenu des séances publiques pour les usagers ayant une prescription médicale comme le prévoit le décret, mais certains tentent d’abuser de cette possibilité. »

Thierry Motsch, directeur des sports d’Antibes-Juan les Pins (Alpes-Maritimes), constate aussi des tentatives de contournement de la règle. « Nous avons toujours conservé une veille à l’intérieur des équipements car nos usagers ont tous (ou presque) une propension à tenter d’y accéder malgré leur fermeture de principe. Ainsi, des buvettes sont parfois restées ouvertes. Les clubs se considèrent tous de haut niveau et particulièrement ceux évoluant au plus haut rang amateur. Ce sentiment est d’ailleurs souvent relayé par leurs fédérations qui prêchent toujours pour leur paroisse, que ce soit au niveau national mais aussi au niveau des ligues régionales ou des comités départementaux. Certains clubs suggèrent même à leurs membres de se faire délivrer un certificat médical de complaisance indiquant qu’ils bénéficient d’une prescription médicale pour faire du sport. » 

À Caen (Calvados), Jean-François Salomon, directeur des sports de la ville et de la communauté urbaine, a lui aussi mis en place des créneaux en libre accès dans les piscines pour les usagers présentant un justificatif (prescription médicale ou carte d’invalidité), conformément au décret. « Certaines personnes ont souhaité contourner le dispositif en se faisant faire une prescription inadaptée à la situation. À titre d’exemple, nous avons eu des prescriptions pour détente pour la balnéothérapie ou auto-rééducation pour douleurs au mollet ».

Ouverture coûteuse

René Pintureau, directeur des équipements sportifs de Poitiers (Vienne) et de son agglomération, insiste à juste titre sur le fait que le maintien d’une semi-ouverture des installations sportives entraîne un coût de fonctionnement identique à une ouverture complète, mais sans les recettes habituelles. « Nous ne générons aucune économie de fonctionnement dans les équipements payants (piscines et patinoire) puisque nous devons accueillir des usagers. Nous avons par conséquent toutes les charges de fluides puisqu’il n’est pas possible de baisser les températures de l’eau et de l’air. Concernant les gymnases, situation identique, chauffage en fonctionnement normal pour ceux qui sont occupés. »

Télétravail sans enthousiasme

Alors que le Gouvernement ne cesse de répéter que le télétravail doit être mis en place cinq jours sur cinq toutes les fois que les missions le permettent, on perçoit une réticence des services des sports et des agents à respecter pleinement cette mesure.

Thierry Motsch applique les consignes hiérarchiques qui sont « d’avancer par de l’expérimentation, en relation avec les partenaires sociaux, et en ayant à l’esprit que du télétravail à 100 % risquerait de créer un gouffre entre les cols blancs et les cols bleus, et d’éviter que des agents se désocialisent en étant absents à 100 % ».

À Brest (Finistère), Bertrand Rioualen, directeur des sports de la ville et de la métropole, précise que tous les agents sur des fonctions administratives peuvent être en télétravail si leur mission le permet, avec un présentiel recommandé et non imposé d’un seul jour par semaine. « Peu de collègues sont toutefois tentés par le télétravail à 100 % », souligne-t-il.

Moins d’agents en renfort

L’ouverture dérogatoire des équipements sportifs rend les agents des services des sports, gardiens d’installations sportives et éducateurs territoriaux des activités physiques et sportives, moins disponibles pour apporter un renfort aux services indispensables que lors du premier confinement.

Comme l’explique Marco Sentein, « dans mon agglomération, alors que l’on est censé accueillir des activités sportives péri­scolaires dans les équipements sportifs, on oublie que le plus important est de continuer à assurer un accueil dans les écoles, à la garderie, à la cantine et lors des études du soir, et que c’est là que les renforts doivent être apportés en priorité ».

À Dunkerque, aujourd’hui, « contrairement au printemps, et alors que la demande des autres services est encore plus conséquente à cause des nombreux cas contacts, il est très difficile de redéployer du personnel tant que nous maintenons une activité sportive importante du fait de la présence scolaire », précise Anne Cagna.

Ne pas rompre le lien avec les clubs sportifs

Le mouvement sportif local étant souvent désemparé par ce nouveau confinement, les services des sports s’organisent enfin pour leur apporter un soutien « presque moral ».

À Agen (Lot-et-Garonne) par exemple, Jean-Baptiste Chipy, chef du service des sports de l’agglomération, a confié cette mission à des agents en télétravail. « L’unité vie associative a été renforcée pour assurer le lien avec tous les usagers et leur permettre d’avoir un maximum d’informations. Il s’agit d’accompagner les clubs, en renforçant la disponibilité humaine, dans cette période anxiogène. La plupart des clubs affrontent la fermeture avec plus d’incompréhension et de pessimisme qu’au mois de mars. L’inquiétude est grande quant à leur capacité financière à rebondir et à maintenir une vie de club après une seconde rupture dans le rythme sportif. L’expérience du premier confinement les laisse imaginer une impossibilité à reprendre les compétitions avant la fin de l’hiver, voire le début du printemps ».

Difficile de voir la fin du tunnel « covidien » car dans le sport comme dans tous les domaines, l’incertitude n’incite pas à l’optimisme.

(1) Décret n° 2020-1310 du 29 octobre 2020 prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l’épidémie de Covid-19 dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire.
(2) Il s’agit exactement des scolaires et des accueils périscolaires, des étudiants en Staps, des personnes en formation continue ou professionnelle, de sportifs professionnels et toutes les populations accréditées dans le cadre des activités sportives à caractère professionnel, des sportifs de haut niveau et espoirs, des personnes pratiquant sur prescription médicale et des personnes en situation de handicap.
(3) Association nationale des directeurs et intervenants d’installations sportives et des services des sports.

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