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Nager vite, mais pas seulement…

Publié le 12/02/2021 • Par Denis Cheminade • dans : Bonnes pratique acteurs du sport

Natation piscine enfant
©Kawee - stock.adobe.com

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La Fédération française de natation (FFN) comptait 308 000 licenciés en 2018, 380 000 en septembre 2020. Peu de fédérations peuvent se prévaloir d’une telle réussite. « Nous avons mis fin à la licence taxe sur les clubs », explique Laurent Ciubini, directeur général de la FFN. Une réforme technique et administrative : prise de licence par internet, fluidification des relations financières, mais pas seulement : « Nous voulons renouveler le lien entre l’adhérent et la fédération. On s’aperçoit que le dialogue avec les clubs et les licenciés est trop souvent rompu. Aujourd’hui, nous avons la capacité de parler en direct avec nos usagers ».

Ce qui appelle une nouvelle gouvernance. La manière dont cette réforme a été conduite en donne une illustration. L’avis des clubs a été recueilli à travers un sondage confié à Ipsos. Les ligues ont ensuite apporté une contribution écrite. Enfin, un unique temps de restitution a permis de valider la réforme avant qu’elle ne soit adoptée par les instances. Le point fort de cette évolution : l’adaptation de la licence aux demandes des pratiquants (loisir, formation, compétition) et une modulation des cotisations à partir de dix euros. Une baisse des tarifs voulue comme un investissement. Et un pari en voie d’être gagné.

Clubs de natation : renouveler l’offre de pratique

« Les clubs de natation ne sont pas juste là pour apprendre à nager plus vite. Ils ont une place beaucoup plus importante dans la cité », expose le directeur technique national (DTN) Julien Issoulié. Cela a conduit la FFN à renouveler son offre de pratique pour l’adapter à la demande des pratiquants et des acteurs de la natation. « La fédération est une fédération différente des autres, avec une véritable dimension sociétale : sauver des vies en apprenant à nager. » Sur ce point, la FFN a été un précurseur dès 2008. Son offre s’est « en 2019 déployée sur 330 sites pour accueillir plus de 20 000 participants », précise Vincent Hamelin, responsable du service développement des pratiques.

Cette nouvelle offre fédérale, c’est aussi le recours aux applications numériques (« Swimming Heroes ») ou le développement d’un circuit d’événements en eaux libres (l’EDF Aqua Challenge) pour permettre au grand public de nager avec les meilleurs mondiaux. Malgré le Covid-19, sept étapes sur les vingt-deux prévues ont pu être organisées en 2020 pour 15 000 participants.

« La fédération se réinvente pour mieux répondre à ses missions : sauver des vies en apprenant à nager, permettre à ceux qui le souhaitent de nager vite et d’accéder à l’excellence. »
Gilles Senoziale, président de la Fédération française de natation (FFN)

Un manque de 250 000 m2 en piscines couvertes

Si le développement de la natation en eau libre offre des perspectives de développement, que la fédération entend explorer, l’essentiel des activités des clubs se déroule en piscine. La situation est bien connue : 90 % des piscines sont publiques, une piscine sur deux est découverte (seulement utilisable une partie de l’année) et 41 % du parc ne permettent pas la pratique des activités sportives.

« Globalement, il manque 250 000 m2 de piscines couvertes en France », souligne Basile Gazeaud, responsable du service territoires et équipements. Des chiffres qui recouvrent des réalités territoriales différenciées : « Dans le Sud, beaucoup de piscines sont découvertes, l’enjeu est de pratiquer toute l’année. Dans le Nord, il s’agit de densifier le patrimoine des piscines. Dans l’Ouest, où la gestion déléguée est majoritaire, c’est l’accès des clubs aux lignes d’eau qui est à améliorer. »

Chiffres clés

  • 380 000 licenciés.
  • 1 licencié sur 2 (46 %) est âgé de moins de 13 ans.
  • 20 000 pratiquants dans 330 sites en 2019 pour le plan « J’apprends à nager ».
  • 5 disciplines olympiques : natation course, eau libre, water-polo, plongeon, natation artistique.
  • 1re nation mondiale en eau libre.
  • 5 programmes « natation pour tous » : éveil aquatique (0 à 5 ans), École de natation française (6 à 12 ans), plan « J’apprends à nager », « natation santé », « nager grandeur nature ».
  • 90 % de piscines publiques.
  • 50 % du parc des piscines utilisables une partie de l’année seulement.
  • 41 % du parc inaptes pour la pratique des activités sportives.

Gestion des piscines : travailler avec les collectivités

« Le vrai enjeu, c’est de travailler avec les collectivités pour la gestion des bassins », souligne le DTN. Pour la conception et la construction aussi : « Il faut viser l’efficacité. Dans des pays voisins, on construit des équipements pour bien moins cher, et ces équipements dégagent des excédents de gestion. C’est aussi le cas à Canet-en-Roussillon (Pyrénées-Orientales) où la collectivité envisage de porter de huit à dix le nombre de lignes d’eau du bassin en réinvestissant une partie des recettes qu’elle dégage à travers les stages de natation au sein de l’établissement. Il faut aussi concevoir des piscines comme des lieux de vie en y accueillant une diversité de services et en les intégrant à des complexes sportifs. » Pour y contribuer, la fédération apporte gratuitement son appui aux collectivités qui en font la demande.

« Pas une piscine ne ressemble aux autres », explique Basile Gazeaud. L’essentiel est de répondre aux besoins des populations en conciliant apprentissage de la natation, éveil, sport, santé et forme. Sans négliger la compétition qui fait partie de la demande sociale. Aussi faut-il veiller à ce que l’orientation des fonds de l’Agence nationale du sport vers les seuls bassins d’apprentissage, au détriment d’équipements structurants, ne vienne encore plus déséquilibrer le parc existant. Explorant ces nouvelles pistes, la fédération négocie avec plusieurs villes dans l’objectif de prendre une piscine par région en gestion. « Pas forcément pour en faire le centre du haut niveau régional mais des laboratoires de pratique, et expérimenter de nouveaux modes de gestion », précise Laurent Ciubini.

Conseils aux porteurs de projets

Les piscines sont des équipements complexes, spécialisés et construits pour durer longtemps, trente à trente-cinq ans en moyenne. Les choix initiaux (forme des bassins, identification des publics à satisfaire, modèle économique) sont déterminants pour garantir la réussite du projet sur les plans fonctionnels et sociaux.
S’il existe en France un nombre suffisant de sociétés de programmation compétentes et capables de répondre aux demandes des maîtres d’ouvrage, il est indispensable de veiller à ce que les promoteurs des projets disposent des meilleurs éléments pour concevoir, planifier puis gérer les installations.
Sur la base de l’expérience que la FFN a cumulée et dans le cadre de sa mission d’intérêt général, un service fédéral, le service « territoires et équipements », assure un accompagnement gratuit et personnalisé des porteurs de projets de structures aquatiques. Son objectif : que chaque dossier reçoive l’attention qui lui est due.
Le service peut intervenir dès l’étude de faisabilité pour aider à l’analyse des besoins et au cadrage des scénarios. Sa capacité à recueillir, à étudier les données territoriales, à les mettre en perspective dans une problématique nationale, sa connaissance des équipements (benchmark) et des demandes des publics sont appréciées. Ce service peut aussi, sur demande, participer au comité de pilotage. Dans le cadre de la programmation, il peut auditer le programme, éprouver sa cohérence, sa capacité à répondre au projet du maître d’ouvrage. Ce qui peut le conduire à participer au jury de concours. En phase de conception, le service territoires et équipements analyse les rendus et contribue à leur optimisation fonctionnelle, vérifie la conformité aux règlements techniques fédéraux (condition de l’organisation de compétitions) et accompagne la collectivité dans ses demandes de financements (ex-CNDS). Enfin, en phase de réalisation, il apporte à la demande un suivi ponctuel, une aide dans les choix techniques sur les parties sportives et certifie le bassin sur un plan sportif.
Pour en savoir plus : « Piscines : aide à la conception pour les maîtres d’ouvrage » (gratuit sur demande auprès de la FFN).

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