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[OPINION] Démocratie participative

Ouvrir les portes des conventions citoyennes sans les dénaturer

Publié le 06/04/2021 • Par Auteur associé • dans : France, Opinions

Fin de la 7 session de la Convention citoyenne sur le climat, avant la remise de leur 150 propositions au gouvernement.
Fin de la 7 session de la Convention citoyenne sur le climat, avant la remise de leur 150 propositions au gouvernement. Cese
Dans une tribune, Sandra Hoibian et Antoine Bézard reviennent sur la fabrique des conventions citoyennes, à l'aune de la Convention citoyenne sur le climat qui a mobilisé 150 personnes pendant plusieurs mois. Légitimité et éthique sont les clés de l'expression citoyenne.

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Sandra Hoibian ;  Antoine Bézard

docteure en sociologie, directrice du pôle « société » au Credoc ; expert associé à la Fondation Jean-Jaurès sur la participation citoyenne et les budgets participatifs

Le projet de loi issu de la Convention citoyenne pour le climat a été présenté le 10 février en conseil des ministres. Jugé décevant par les uns, il interroge d’autres sur la légitimité des 150 conventionnels qui ont élaboré les premières propositions pour 66 millions de Français. Les conventions citoyennes sont une démarche nouvelle à laquelle les territoires aussi souscrivent . Peuvent-elles associer davantage de citoyens ? Oui, à condition que leur parole puisse éclairer la décision.

La Convention citoyenne pour le climat a représenté un exercice inédit pour notre démocratie. En matière climatique comme en matière démocratique, il y a urgence. Aussi, nous ne pouvons que saluer le travail mené par ces 150 citoyens qui, au cours de sept sessions auront délibéré et élaboré 149 propositions pour réduire les émissions de gaz à effet de serre d’au moins 40 % d’ici à 2030.

La participation de ces 150 personnes est une étape importante. Elle a fait réfléchir et travailler ensemble une « France en miniature », permettant aux citoyens de s’emparer des questions posées, de délibérer et parvenir à des compromis, si rares dans notre société actuelle. Il est aujourd’hui pertinent que les collectivités s’approprient à leur tour cette démarche. Doit-elle cependant se limiter aux citoyens tirés au sort ? Qu’en est-il des autres ? L’une des pistes évoquées pour impliquer davantage de personnes à ces exercices délibératifs est de consulter en ligne.

La participation en ligne associe la technologie à l’exercice démocratique. Il ne faut pas confondre cette participation avec les réseaux sociaux. Ces derniers tendent à enfermer dans des bulles de filtres et à polariser les débats. La participation en ligne peut donc donner un souffle nouveau à notre démocratie représentative.

Cette solution ne répond pas à toutes les questions. On s’interrogera sur les participants et leur indépendance. En un mot, sur la neutralité de celles et ceux qui y prennent la parole. Disons-le tout net : des citoyens parfaitement neutres, ça n’existe pas. Depuis 60 ans que le Credoc mène des études sociologiques, nous sommes bien placés pour le savoir.

Mais la question de « qui participe » est légitime. Pour deux raisons. La première est sociologique. Il est primordial de mettre en perspective la parole citoyenne à l’aune de celles et ceux qui l’expriment, pour la comprendre. La seconde est éthique. L’appel à l’expression citoyenne s’appuie sur la promesse que ses participants seront entendus. Mettons-nous à la place du politique ou des conventionnels qui recueillent la parole des citoyens. Que peuvent-ils en faire s’ils ne savent pas qui tient cette parole ? S’agit-il d’une personne qui, face à ces difficultés, exprime son hostilité ? Ou d’autres, militantes ou lobbyistes, qui appellent à aller plus vite, plus loin ou, au contraire, à freiner ?

La participation citoyenne n’est pas une démarche sociologique et ne le sera jamais, mais la mise en perspective par des études sociologiques peut permettre de mieux comprendre la parole citoyenne. C’est une clé pour éclairer le politique ou les conventionnels. C’est aussi une clé du respect de l’expression des citoyens. Faute de quoi, ces démarches participatives risquent bien de s’user et de fermer un chemin pourtant riche de promesses pour nos démocraties fatiguées. l

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