Fermer

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

Menu

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

[Opinion]

Alimentation : mettez tous les pieds dans le P(L)AT !

Publié le 26/03/2021 • Par Auteur associé • dans : France, Opinions

Karelnoppe photography/Adobestock.All rights reserved.
Pour une politique alimentaire utile, la mobilisation des seuls EPCI ne suffit pas. Tous les niveaux de collectivités devraient apporter leur grain de sel à la réflexion.

Ma Gazette

Sélectionnez vos thèmes et créez votre newsletter personnalisée

Clémence Audouard, Matèu Grosclaude, Léo Mallétroit

Élèves administrateurs territoriaux, promotion Abbé Pierre, INET

Dégâts environnementaux provoqués par certaines pratiques agricoles intensives, soif de relocalisation née de la crise sanitaire, bénéfices d’une bonne alimentation sur la cohésion sociale, l’emploi et la santé… Autant de raisons qui incitent de plus en plus de collectivités à se saisir de la question alimentaire, ringardisant l’époque où la composition de l’assiette des Français reposait uniquement sur la main invisible du marché.

Cette volonté est encouragée par le développement d’outils juridiques. Les projets alimentaires territoriaux (PAT) prévus par le législateur en 2014 (1) fleurissent, accompagnés par de nouvelles sources de financement, en particulier les appels à projets annuels du Programme National pour l’Alimentation (PNA). Et ce n’est pas fini : la multiplication par dix de l’enveloppe de ces appels à projets (2), décidée dans le cadre du plan de relance pour garantir l’adoption d’au moins un PAT par département d’ici 2022, devrait encore amplifier l’appétit des collectivités.

Toutefois, si ces outils sont théoriquement destinés à l’ensemble des collectivités territoriales, les EPCI se taillent jusqu’à présent la part du lion : selon un rapport sénatorial, 90% des PAT étaient portés en 2020 par des intercommunalités.

De bons ingrédients à tous les niveaux

Pour l’instant en retrait, les régions ont un rôle à jouer. Leurs compétences de soutien aux entreprises, de développement économique et de formation professionnelle peuvent par exemple favoriser la progression d’exploitations plus petites mais plus nombreuses et soutenir ce faisant une agriculture saine et durable. Face à la baisse d’un tiers du nombre de fermes entre 2000 et 2018, les régions ont la capacité de favoriser l’implantation de nouveaux exploitants et d’accompagner la reprise des exploitations lors des départs en retraite.

Les départements doivent également assumer la pertinence de leurs leviers. Le volume de repas servis dans les collèges et établissements médico-sociaux permet d’offrir des débouchés aux producteurs locaux, et l’action sociale peut être mobilisée pour rendre la transition alimentaire plus juste et solidaire. Alors que l’obésité touche 29% des bénéficiaires de l’aide alimentaire, contre 15% en population globale, les services départementaux d’action sociale et la PMI sont des vecteurs indispensables de sensibilisation à une alimentation de qualité. Le département de la Nièvre (200 000 habitants) s’est ainsi engagé à faire collaborer restaurateurs et établissements de formation pour proposer des ateliers aux publics précaires.

En outre, le département peut mobiliser sa compétence de soutien à l’ingénierie territoriale, confortée par l’article 94 de la loi NOTRe, pour accompagner les communes et EPCI insuffisamment dotés pour réfléchir à l’alimentation.

Enfin, il convient de noter que les compétences ou la strate d’une collectivité ne sont pas les seuls facteurs de réussite pour déployer une politique alimentaire ambitieuse. La densité doit également être prise en compte pour identifier les leviers les plus pertinents pour chaque territoire. Ainsi, au sein du bloc communal, une ville hyper-dense comme Montreuil (Seine-Saint-Denis, 110 000 habitants) a un rôle majeur à jouer sur la fin de la chaîne (restauration scolaire, sensibilisation des publics, lutte contre le gaspillage…) tandis que l’agglomération plus rurale de Dinan (Côtes-d’Armor, 14 000 habitants) agira dès la production, en mettant à profit son foncier agricole abondant.

L’alimentation, terreau fertile de coopération territoriale

Dès lors que les outils des différentes collectivités se complètent bien plus qu’ils ne se font concurrence, il sera déterminant de travailler ensemble plutôt que de multiplier des stratégies individuelles sur un même territoire. Un premier pas dans cette direction ? Informer les autres collectivités du territoire dès le lancement d’une réflexion PAT, plutôt que d’avancer masqué comme cela est encore trop souvent le cas.

Et si une carotte supplémentaire était nécessaire, rappelons qu’en plus des gains d’efficacité à long terme, cette démarche commune permet dès aujourd’hui de mutualiser les coûts d’ingénierie importants d’un PAT.

Par sa dimension transpartisane et parce qu’elle n’est pas un jeu à somme nulle, l’alimentation a le potentiel de devenir une politique exemplaire de la coopération et de la coordination nécessaires à la transition écologique. À condition que les collectivités n’en fassent pas une nouvelle pomme de discorde territoriale en continuant d’avancer chacune dans son champ de compétence.

Cet article est en relation avec les dossiers

Notes

Note 01 Loi n° 2014-1170 du 13 octobre 2014 d'avenir pour l'agriculture, l'alimentation et la forêt. Les PAT permettent aux acteurs d’un territoire d’analyser les atouts et faiblesses d’un territoire au niveau agricole et alimentaire et d’élaborer une stratégie partenariale. Retour au texte

Note 02 Plan de relance, Transition agricole, alimentation et forêt, Ministère de l’agriculture et de l’alimentation, 3 septembre 2020 Retour au texte

Réagir à cet article
Prochain Webinaire

Réforme de la protection sociale complémentaire, êtes-vous prêts ?

de Rédaction de la Lettre du cadre territorial en partenariat avec la MNT

--
jours
--
heures
--
minutes
marche online

Aujourd'hui sur les clubs experts gazette

Nos services

Prépa concours

CAP

Évènements

Gazette

Formations

Gazette

Commentaires

Alimentation : mettez tous les pieds dans le P(L)AT !

Votre e-mail ne sera pas publié

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement