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Transformation de l'action publique

« Panser » les territoires avec Bruno Latour

Publié le 23/03/2021 • Par Laura Fernandez Rodriguez • dans : France

aménagement du territoire
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Les « métamorphoses de l’action publique » ont été au cœur d'un échange avec le philosophe Bruno Latour, organisé par l'Agence Vraiment Vraiment.

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Le 9 mars dernier, Bruno Latour, sociologue, anthropologue et philosophe, Maÿlis Dupont, adjointe au chef du département de la stratégie à la DGEFP au ministère du Travail, et Baptiste Perrissin-Fabert, économiste, ont participé à la session de réflexion organisée par Vraiment Vraiment sur les « métamorphoses de l’action publique ». Une rencontre qui a inspiré Nicolas Rio et Mathilde François, de l’agence de conseil en stratégies territoriales Partie Prenante, qui ont partagé leurs réflexions le 17 mars dernier. Le premier texte sans doute d’une série « Agir avec Bruno Latour » qui ne manquera pas d’intéresser les collectivités.

Territoires de subsistance

Dans ce texte, les auteurs invitent les acteurs travaillant avec les collectivités à se saisir de la notion de « territoire de subsistance » de Bruno Latour, qui nous « aide à penser la juste place du local et des territoires, sans tomber dans le piège de croire à leur autonomie totale ». Les collectivités peuvent-elles mêmes s’inspirer de ce concept lors de l’élaboration de leur projet de territoire, en se basant sur les interactions qui se déploient sur le territoire (qui dépend de qui ?), sous la forme d’un réseau de liens.

Les auteurs invitent en fait à un travail collectif où l’on accepte de « se laisser désorienter pour regarder dans toutes les directions et y rechercher des indices ». Et ce afin de chercher à appréhender notre environnement différemment, que Bruno Latour qualifie d’ailleurs plutôt de « zone critique » abritant diverses formes de vie cohabitant ensemble.

Diversité des acteurs

Nous pouvons ainsi retracer nos territoires à partir de la cartographie des liens et « relations de subsistance » que l’on peut mettre au jour, cette myriade d’interdépendances qui nous échappent habituellement. « Je ne pensais pas que ma vie numérique dépendait d’un entrepôt strasbourgeois », pointent les auteurs, à propos du récent incendie du serveur OVH.

Chaque maillon de cette chaîne de subsistance a son importance et participe à rendre visible la « diversité des acteurs dont on dépend. Voilà l’enjeu de tout diagnostic territorial ». Les auteurs invitent d’ailleurs à penser également symétriquement à tous les vivants qui dépendent du territoire pour subsister, et dépendent donc de notre capacité à en prendre soin.

Faire du commun

« Que faire de cette cartographie ? Comment la gouverner collectivement ? » S’interrogent les auteurs. Ces questions s’inscrivent par exemple dans l’optique plus générale d’une « gouvernance inter-territoriale défendue par Martin Vanier (…) ». L’autre interrogation porte sur le passage de l’individuel au collectif, indispensable pour faire du commun.

Car comment faire du commun avec des habitants qui peuvent être voisins mais « avoir des modes de consommation opposés » : « le retraité qui cultive son potager, le cadre d’industrie qui fait ses courses sur Amazon, le jeune couple qui fréquente le drive fermier tout en renouvelant son smartphone chaque année »… Un exemple destiné à alimenter la réflexion est celui des AMAP : « Au-delà du lien avec les paysans, ces associations contribuent aussi à structurer une « communauté de subsistance » entre une diversité d’habitants d’un quartier qui partagent la même (inter)dépendance auprès d’une ferme et de son maraîcher ».

Les auteurs concluent sur la nécessité de se détacher d’une approche basée sur « le marketing territorial ou la communication institutionnelle, comme le pratiquent nombre de collectivités », pour composer avec notre « capacité à mutualiser nos interdépendances » afin de créer un sentiment d’appartenance à un territoire commun.

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