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Hébergement

Vers une loi de programmation pour sortir de la rue les sans-abri

Publié le 22/03/2021 • Par Rouja Lazarova • dans : France

Sans logis, Précarité, SDF, pauvreté
Fotolia
Une loi pour sortir de la gestion en urgence des abris, c’est la proposition forte de la Fédération des acteurs de la solidarité, à l’issue de la semaine intitulée « de la rue au logement, construire le 115-SIAO de demain » qu’elle organisait. Une idée soutenue par la ministre du Logement, Emmanuelle Wargon, venue conclure les débats, le vendredi 19 mars.

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Emmanuelle Wargon n’a pas mâché ses mots concernant la lutte contre le sans-abrisme. « Nous sommes drogués à la culture et aux crédits d’urgence, et c’est une drogue dure », a-t-elle déclaré lors de la conclusion de la Semaine nationale « de la rue au logement, construire le 115-SIAO de demain », organisée par la Fédération des acteurs de la solidarité (FAS) du 15 au 19 mars derniers. « On travaille sur des périodes de trois à six mois. Le programme 117 [qui finance l’hébergement d’urgence, ndlr] est en déséquilibre permanent », a-t-elle concédé.

Une loi de programmation pluriannuelle

La ministre a ainsi repris la proposition de la FAS de faire voter une loi de programmation pluriannuelle « de la rue au logement » qui permettrait de sortir de l’urgence chronique. « Une proposition essentielle », a-t-elle ajouté.

Cette loi donnerait de la visibilité à moyen et long terme sur les objectifs et les crédits alloués pour les atteindre. Elle doterait l’Etat, les collectivités, les bailleurs sociaux et les associations d’un cadre contractuel et de moyens financiers permettant d’appréhender dans la durée la lutte contre le sans-abrisme. Ses principes pourraient être élaborés lors d’une conférence de consensus, proposition émanant de Bruno Morel, directeur général d’Emmaüs Solidarité.

Le service public « de la rue au logement »

Piloté par la Dihal, le service public de la rue au logement est officiellement effectif depuis janvier 2021. Son objectif est de « créer un espace de partage et de coopération » des acteurs concernés, selon les propos de Sylvain Mathieu, délégué interministériel. Il a souligné que la résorption du sans-abrisme est une « responsabilité partagée entre l’Etat, les collectivités, les bailleurs sociaux, les associations ».

Il a plaidé en faveur du plan quinquennal Logement d’abord. « Il y a un vrai consensus sur le Logement d’abord. Dans le deuxième appel à manifestation d’intérêt, tous les clivages politiques sont dépassés. Nous avons 46 territoires candidats, qui couvrent 80 à 90 % des sujets du sans-abrisme. »

Relancer la production de logements sociaux

Sylvain Mathieu a également appelé à « sortir de la panne de construction de logements sociaux ». En réponse, Emmanuelle Wargon a annoncé la signature, le jour même, d’un protocole d’engagement entre le ministère, le mouvement HLM, la Banque des territoires et Action logement pour relever le défi de produire 250 000 logements sociaux en deux ans, dont 90 000 très abordables, financés par les prêts locatifs aidés d’intégration (PLAI).

Ces derniers permettent de loger des publics très précaires, même si, selon Emmanuelle Cosse, présidente de l’Union sociale pour l’habitat (USH), ils ne résolvent pas la question du logement des personnes vivant avec le revenu de solidarité active (RSA).

« Aujourd’hui, les freins viennent des élus locaux et des citoyens qui s’indignent de la pauvreté et du sans-abrisme, mais se mobilisent contre nos permis de construire. Il y a un refus global de construire des logements en PLAI ou en PLAI adapté. Cette année, nous avons les moyens, mais pas le foncier », a alerté Emmanuelle Cosse. Elle s’est interrogée sur la possibilité d’avoir d’autres procédures de constructions de logements abordables. Sylvain Mathieu a émis l’idée d’inclure les PLAI dans la future loi qui retouchera l’article 55 de la loi « SRU » – en principe le projet de loi « 4D ».

Rachat d’hôtels

Face au constat de la rareté de foncier public, Emmanuelle Cosse a révélé que plusieurs bailleurs sociaux envisageaient la possibilité de racheter des hôtels pour les transformer en logements sociaux. Cependant, depuis le début de la crise sanitaire, l’Etat est leur premier client.

Et selon un rapport de la Cour des comptes, il a été fort généreux, louant des chambres à plus de 100 euros par nuit (113 euros sur le site de Kellerman, dans le 13e arrondissement de Paris). Dans ce contexte, est-ce que les hôteliers seraient prêts à vendre ? « L’Etat doit nous aider », a plaidé Emmanuelle Cosse.

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