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[Opinion] Protection de l'enfance

Créons une passerelle permanente entre culture et social !

Publié le 17/03/2021 • Par Auteur associé • dans : France, Opinions

Groupe  de jeunes au Grand Palais, à Paris,
Groupe de jeunes au Grand Palais, à Paris, Dalbera CC BY 2.0 via Wikimedia
Le gouvernement a annoncé des mesures pour mieux accompagner les enfants placés auprès de l'ASE. Mais quelle place y prend le souci de leur épanouissement ? C’est à cette urgence que s’attaquent les acteurs culturels. Ce qui exige d’installer des passerelles permanentes favorisant la coopération des acteurs du social et de la culture, pour le bien-être des enfants.

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Christelle Marco et Élodie Pollet

Respectivement élève conservatrice territoriale de bibliothèques et élève administratrice territoriale, Inet

 

Le 27 janvier, le secrétaire d’Etat Adrien Taquet a annoncé plusieurs mesures pour mieux accompagner les enfants placés. Des reportages chocs sur la protection de l’enfance ont  favorisé la prise de conscience de la violence générée par les dysfonctionnements institutionnels. Mais quid de l’épanouissement de ces enfants ? C’est à cette urgence de mettre à distance leur quotidien que s’attaquent les acteurs culturels engagés auprès des structures sociales : ils offrent aux enfants un accès à un imaginaire qui leur permet de construire un rapport plus apaisé aux autres et à eux-mêmes.

Acteurs du social et de la culture sont en quête d’une passerelle permanente qui faciliterait la coopération autour de projets visant le bien-être des enfants de l’ASE dont les droits culturels sont insuffisamment pris en compte. Pour quoi et comment mettre en place ces passerelles ?

Pour garantir l’effectivité des droits culturels des enfants placés

C’est souvent le sentiment d’être pris en étau entre gestion de l’urgence et formalisme administratif qui décourage les travailleurs sociaux. Les éducateurs doivent ainsi remplir plusieurs formulaires pour pouvoir fournir aux jeunes les quelques euros nécessaires à une simple sortie au cinéma ou à une inscription en médiathèque.

Ils se heurtent parfois aux préjugés des acteurs culturels et à leur connaissance insuffisante des problématiques des enfants placés.

Anaïs, éducatrice spécialisée dans un foyer, avait construit un projet autour du regard de la société sur les personnes différentes, se terminant par une sortie au cinéma pour visionner le film Joker. L’entrée a été refusée au groupe de garçons de 14 à 16 ans qu’elle accompagnait, au prétexte d’une carte d’identité oubliée. Comment ne pas comprendre le sentiment d’injustice et la stigmatisation ressentis par ces jeunes ?

Pour évaluer et valoriser les actions culturelles dans le champ social

“Qu’est-ce qui vous semble urgent à dire ici et maintenant ?”

C’est à partir de cette question qu’Élie Bricenot, artiste en création à la MECS de L’Oustalet, recueille la matière des récits de vie qu’il transforme en objets artistiques. “Ces ateliers sont des déclencheurs d’introspection. Il faut accepter de ne pas savoir précisément ce qu’ils génèrent. Il s’agit de transformer les maux en mots.”

Depuis que Wisly, 16 ans, a participé à ces ateliers, il s’exprime à travers l’écriture de chansons (1).

De nombreuses initiatives similaires existent, mais elles manquent de valorisation et d’indicateurs pour évaluer leur impact. Alors que tous les acteurs impliqués s’accordent sur les bienfaits de ces actions, une “personne passerelle” pourrait contribuer à l’objectivation de ces bénéfices.

Le soutien que les artistes peuvent apporter, en tant que facilitateurs, aux professionnels de la protection de l’enfance peut être une occasion de renouveler leurs pratiques. Pour cela, ils doivent être formés et orientés. La Maison d’accueil Jean Bru accueillant des jeunes filles victimes d’inceste souligne ainsi l’importance de travailler avec des artistes comprenant la nécessité de restaurer, chez ces jeunes filles, une image positive de leur corps et la plus-value que constituerait la présence, au sein du Département, d’un professionnel chargé d’identifier les acteurs culturels adaptés à leurs problématiques.

Inscrire cette passerelle dans des logiques de transversalité et de développement social local

Un réseau de référents municipaux, intercommunaux et départementaux pourrait faire vivre les partenariats transversaux entre acteurs des deux champs et diffuser des outils communs pour construire des projets éducatifs et thérapeutiques.

Par exemple, une personne chargée de faire le lien entre culture et social au sein de l’administration départementale permettrait aux éducateurs spécialisés de se recentrer sur leur cœur de métier : aider les enfants de l’ASE à se construire comme membres à part entière de cette société dont ils ont mille raisons de se sentir exclus.

La mise en place d’instances renforçant la cohésion entre acteurs est aussi essentielle. Les réseaux de lecture publique sont historiquement engagés dans la création de partenariats pour accompagner l’accès à la culture d’une grande variété de publics (structures de la petite enfance, établissements d’enseignement, hôpitaux, prisons). Les collectivités peuvent s’appuyer sur les médiathèques pour accueillir ces instances visant à rendre effectif l’accès de tous aux droits culturels.

Notes

Note 01 On entend l’une de ses créations dans cette émission radio à 23’09 Retour au texte

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