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CRISE SANITAIRE
Le sport mis KO par la grande pandémie
David Picot | A la Une acteurs du sport | Actu expert acteurs du sport | France | Publié le 16/03/2021 | Mis à jour le 31/03/2021

Sur le point d’être discutée à l’Assemblée nationale, la proposition de loi pour « démocratiser le sport » apparaît éloignée des préoccupations des acteurs. Lesquels tentent de préparer une relance entre impatience et angoisse.

Il a longtemps été question d’un projet de loi « sport et société »… En décembre 2017, l’ancienne ministre des Sports, Laura Flessel, s’était même engagée à le présenter, dès 2019, devant le Parlement, avec l’objectif « d’encourager la pratique pour tous et partout, tout au long de la vie ». Trois ans plus tard, l’ambitieux texte s’est mué en une simple proposition de loi visant à « démocratiser le sport en France ». Onze articles déployés en trois axes : le développement de la pratique « pour le plus grand nombre », la gouvernance des fédérations sportives et le modèle économique du sport. Le texte sera présenté en séance publique à l’Assemblée nationale dès ce 17 mars.

« Il est en deçà de ce que nous pouvions espérer, étant donné la part relativement modeste réservée aux collectivités », constate Vincent Saulnier, membre du comité directeur de l’Andes. Elle est circonscrite à l’article 2 où il est question de « faciliter l’accès aux équipements sportifs scolaires actuels ». Et au suivant, qui vise à « proposer aux collectivités volontaires d’élaborer des plans sportifs locaux ». Ce dernier a d’ailleurs reçu « un accueil mitigé de la part des associations d’élus du bloc local », souligne-t-on à France Urbaine, qui pointe « un risque de juxtapositions avec des plans et schémas existants et un manque de lisibilité avec le projet sportif territorial qui sera défini par les conférences régionales du sport ».

Profonde lassitude

Au-delà du fond, plusieurs observateurs s’interrogent sur la temporalité du texte. « Cette proposition de loi ne correspond pas au programme originel du président de la République, pas plus qu’elle ne tient compte de la crise actuelle, interpelle la députée [LREM] de la Loire-Atlantique Aude Amadou, qui a demandé à être retirée de la liste des signataires ! L’urgence porte sur la relance et sur l’écosystème du sport, à changer. »

Député (Génération·s) de la Loire, Régis Juanico y voit aussi « un

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