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[Opinion] service public

« Le Journal de Saint-Denis », la fin d’une exception française

Publié le 08/03/2021 • Par Auteur associé • dans : Opinions

The End words in capital letters on white sheet
Viperagp/Adobestock
Un service public de l’information sous la coupe du gouvernement, avec un ministre dédié pour suggérer, contrôler et censurer les contenus des médias. Cette réalité a existé en France jusqu’au début des années 60. Et a perduré, s'agissant des journaux de collectivités. Sauf à Saint-Denis (93) où, depuis 1992, le journal municipal bénéficiait d'une indépendance totale. Jusqu'en décembre dernier...

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Domnique Sanchez

Domnique Sanchez

ancien rédacteur en chef du « Journal de Saint-Denis » (de 1990 à 1994, puis de 2005 à 2017)

Un service public de l’information sous la coupe du gouvernement, avec un ministre dédié pour suggérer, contrôler et censurer les contenus des journaux télévisés ou radiophoniques. Cette réalité a existé en France jusqu’au début des années 60, avant que, dans la foulée de Mai 68, l’étau ne se desserre.

Cette chape de plomb, plusieurs fois racontée avec honnêteté par Alain Peyrefitte, ancien ministre du général de Gaulle, demeure une réalité sous des régimes autoritaires ou dictatoriaux, mais elle appartient désormais au passé dans notre pays. Enfin, presque…

L’information de proximité

Si l’on y regarde de plus près, si l’on se met au niveau de l’information de proximité des citoyens, celle que reçoivent les habitants des villes par l’entremise de leurs mairies, les années 60 sont toujours de mise. Quelle que soit la couleur politique des édiles, les boîtes aux lettres accueillent des magazines municipaux plus ou moins épais, plus ou moins glacés, mais qui ont tous une caractéristique commune : le maire n’est jamais surpris quand le nouveau numéro sort des presses,q puisque le sommaire a été élaboré sous son contrôle, les articles ont été relus et corrigés une fois rédigés.

Jusqu’à la fin du mois de décembre 2020, il existait un « village gaulois » réfractaire à cette platitude communicante si peu démocratique, désireux de fournir aux habitants une information digne de leur intelligence.
En 1992, Saint-Denis – c’est de cette ville que l’on parle – a fait le buzz en changeant la périodicité du « Journal de Saint-Denis ». Le passage du mensuel à l’hebdomadaire a retenu l’attention, mais l’essentiel se trouvait dans le choix de le démunicipaliser pour en faire un authentique outil d’information locale, celui « de notre histoire collective », pour reprendre la formule d’un lecteur.

« Le Journal de Saint-Denis » a fonctionné comme un vrai journal. Il avait un comité de rédaction indépendant, ses locaux n’étaient pas en mairie, une association le gérait, les journalistes avaient une carte de presse… Un peu comme France Télévisions ou Radio France, finalement : l’audiovisuel public reçoit les fruits de la redevance et « Le Journal de Saint-Denis » touchait une subvention annuelle, votée par le conseil municipal. L’emploi de l’imparfait est de mise aujourd’hui : s’appuyant sur une crise interne réelle au sein de la rédaction ayant conduit à la démission du rédacteur en chef, le nouveau maire socialiste, Mathieu Hanotin, a annoncé la fin du versement de la subvention (le 17 décembre, ndlr)… et donc la mort du journal.

Attachés à ce poil à gratter

L’histoire locale retiendra, car c’est un fait, que c’est lui qui a mis un terme à cette expérience unique en France. Pourtant, mon vécu et l’honnêteté intellectuelle m’obligent à dire que l’existence de cet hebdo si particulier a perduré vingt-sept années parce que quatre édiles communistes successifs (Marcelin Berthelot, Patrick Braouezec, Didier Paillard et Laurent Russier) étaient attachés à ce poil à gratter.

Mais, autour d’eux, l’esprit ORTF rodait au sein des municipalités, des cabinets des maires et des services communication des villes. Au fond, pour que l’écrit municipal cesse d’être propagande, il va falloir que les citoyens en fassent une exigence. A Saint-Denis comme ailleurs.

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