Entretien

« De nouvelles idées » à l’AITF

| Mis à jour le 01/04/2022
Par • Club : Club Techni.Cités
Sources : Technicités 

patricia marais

Emmanuelle Lointier, la présidente de l’Association des ingénieurs territoriaux de France, a été réélue fin 2020 pour un second mandat à la présidence de l’AITF. Avec un bureau national renouvelé à 30 %.

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Ingénieur en chef territorial : un statut en questions

Lors de votre premier mandat à la présidence de l’AITF, a été votée la loi sur la transformation de la fonction publique. Estimez-vous avoir fait entendre votre voix ?

Oui, tout à fait. Nous avons aussi été auditionnés par le Sénat dans le cadre du rapport sur l’ingénierie territoriale. Nous avons toujours des contacts avec des parlementaires, et nous travaillons avec l’ANCT. Le sujet est majeur : le statut permet-il de répondre aux attentes des territoires ?

En interne, vous souhaitiez refondre les groupes de travail, mais cela ne paraît pas avoir abouti ?

En effet, les groupes de travail existent toujours mais nous regardons comment nous pouvons les rassembler. Par exemple, un pôle infrastructure et mobilité pourrait regrouper cinq groupes de travail actuels. Nous avons commencé à repenser le groupe Architecture et bâtiment, qui était peu actif. Il est désormais très élargi, avec plusieurs sous-groupes pour traiter du patrimoine historique, de la gestion du bâti, de la sécurité (accès, incendie…), de la transition énergétique. Ces nouveaux groupes ont été mis en place fin 2020.

Quels sont les enjeux de ce nouveau mandat ?

Déjà, je démarre avec un bureau dont 30 % des membres sont renouvelés. C’est 30 % de nouvelles idées, de nouvelles approches ! Je veux mieux diffuser et faire reconnaître l’expertise scientifique et technique des ingénieurs, qui nous distingue des autres cadres A de la fonction publique territoriale. Les réflexions se poursuivent pendant ce nouveau mandat, notamment sur la diffusion à nos membres des travaux menés. Cela passera par la production de comptes rendus des groupes de travail, de nos journées techniques, et des ateliers qui se tiennent pendant les RNIT [Rencontres nationales de l’ingénierie territoriale, ndlr]. Nous avons déjà multiplié les éditions de notre lettre d’information – une vingtaine contre quatre précédemment. Nous nous sommes aussi structurés pour que ces travaux alimentent notre magazine de l’ingénierie territoriale. Au-delà, chaque groupe de travail va orienter ses travaux en fonction de textes législatifs en préparation pour produire des réflexions sur une thématique donnée.

Dans cet état d’esprit, nous modifions notre nom pour devenir l’Associations des ingénieur.e.s et ingénieur.e.s en chef territoriaux de France. Ce changement de nom sera proposé lors de l’assemblée générale extraordinaire qui se tiendra pendant les RNIT. Ce nom nous permet de mettre en avant les 20 % d’ingénieurs en chef adhérents à l’AITF – soit la même proportion que dans la FPT – et souligne la parité existante de nos instances. En effet, nous sommes équilibrés : sept hommes et sept femmes à la présidence des sections régionales, et le bureau national compte neuf femmes et huit hommes. Alors que la FPT compte 35 % de femmes ingénieures.

Quid des adhérents ?

Nous comptons désormais un peu moins de 4 000 adhérents, avec une forte proportion de retraités. Ce nombre est stable, et nous menons une réflexion sur les ingénieurs qui adhèrent un ou deux ans, et qui partent : une vice-présidence aux relations avec les adhérents a été créée. Dans la commission RH, nous avons créé un espace conseil pour les ingénieurs (comment préparer le concours d’ingénieur en chef) et pour les ingénieurs en chef (comment constituer une équipe, être proche des élus…). Nous lançons aussi une campagne d’adhésion, car avec 4 000 membres sur 30 000 ingénieurs, il reste du potentiel !

Les RNIT se tiendront-elles cette année ?

Les RNIT se tiendront les 4 et 5 mai sur le thème de la transition numérique. À l’heure actuelle, nous envisageons toujours la version en présentiel à Montpellier. Fin mars, le choix définitif présentiel, virtuel ou hybride sera retenu. En tout cas, les RNIT auront lieu, quel que soit le format.

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