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[Opinion] Dette

La capacité de désendettement, un ratio financier dépassé ?

Publié le 19/02/2021 • Par Auteur associé • dans : A la Une finances, Actualité Club finances, Billets finances, France, Opinions

Businessman With Ball And Chain
Businessman With Ball And Chain ©Vibe Images - stock.adobe.com
Avec la crise économique et financière liée au Covid-19, les règles budgétaires ont volé en éclat. En s'inspirant des réflexions de l'économiste Gaël Giraud sur la pertinence du ratio d'analyse financière dette française/PIB au plan national, le DGS de la ville et agglomération de Montauban Philippe Laporte questionne un autre ratio, la capacité de désendettement des collectivités locales.

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Philippe Laporte

DGS de la ville et agglomération de Montauban

Gaël Giraud, économiste et prêtre jésuite, s’interroge sur la pertinence du ratio dette française/PIB, (environ 122% fin 2020). Il questionne la non pertinence de comparer un stock avec un flux. En effet, la charge de la dette (les intérêts) est plus faible que lorsqu’elle se montait à 66%, grâce aux faibles taux (2006 37 milliards €, 2020 30 milliards). Ainsi la question de la solvabilité ne se résume pas à un volume mais à la part de la richesse produite nécessaire à son remboursement.

La question peut également se poser au plan local. Depuis longtemps, un ratio s’est imposé : celui de la capacité de désendettement (CDD). Il a été créé, sauf erreur, par Michel Klopfer. Il est différent du national car même s’il comprend en numérateur le stock de dette son dénominateur est l’Epargne Brute (et pas la totalité des recettes). C’est la durée théorique en années pour rembourser l’intégralité de sa dette avec la totalité de son épargne brute (donc avant remboursement du capital).

Il a été décidé qu’au-dessus de 12 ans il devenait inquiétant et rouge à 15 ans. Ces niveaux avaient été posés quand la durée habituelle des emprunts des collectivités était de 15 ans. Plusieurs questions se posent.

Un indicateur à réinterroger dans un contexte récessif

Tout d’abord, comme Gaël Giraud, on peut discuter le mélange stock et flux. La grande majorité des collectivités est encore sur un encours majoritairement indexé sur des taux fixes, annulant l’exposition au risque de taux, après les errements des emprunts structurés. Une indexation sur l’€STR 3 mois (nouvel Euribor) permet de « switcher » rapidement sur du taux fixe en cas de retournement violent du marché.

De plus, cela ne renseigne pas sur le rythme de remboursement du capital. Une collectivité avec une CDD de 6 ans semble en bonne situation financière mais si la durée de vie moyenne de ses emprunts est de 4 ans, elle mobilise trop de ses ressources pour la rembourser. Alain Guenguant avait proposé un graphique pertinent, divisant la dette par la durée de vie moyenne, permettant de calculer une provision théorique et la mettant en rapport avec l’Epargne brute, soutenable en deçà, problématique au-dessus.

Enfin, les maturations des emprunts sont désormais largement étirées à 20 ans ou plus. Quel sens à la référence du 15 ans CDD ?

Il est peut-être temps de réinterroger ce qui s’est imposé comme une loi d’airain, par un comportement panurgique. Les acteurs financiers et les analystes pourraient réinterroger cet indicateur compte-tenu des évolutions économiques récentes.

Dans un contexte récessif profond en 2020 (mais il y a une crise économique tous les 10 ans : 1978, 1987, 1998, 2008…), une approche de relance peut s’exonérer, temporairement ou durablement, d’une certaine orthodoxie comptable. Sans courir d’aventureuses politiques financières, un nouvel indicateur pourrait servir de socle à une meilleure évaluation de la solvabilité des collectivités face au remboursement de leur dette. Une autre option est de sortir de la seule analyse totémique de la CDD avec d’autres ratios, pour avoir une vision plus complète et fine en matière d’analyse financière.

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