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RE2020 : la filière bois est prête

Par • Club : Club Techni.Cités

Koz Architectures

Mise en avant par la réglementation environnementale 2020, la filière bois sera au rendez-vous de la demande si le niveau d’ambition n’est pas raboté. L’interprofession prend dix engagements qui permettront, estime-t-elle, de développer l’offre, de réduire ses coûts et de moderniser les métiers du bâtiment.

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RE 2020 : chantier en cours

Les discussions vont bon train pour peaufiner la réglementation environnementale 2020 sur la construction neuve. Avant un arbitrage qui selon plusieurs échos pourrait arriver autour du 18 février, de grands noms du bâtiment tentent de remettre en cause le principe de l’analyse de cycle de vie dynamique. Arguant du fait que cette méthode privilégierait le bois sur les autres matériaux… Et murmurant sous cape que la marche est de toute façon trop haute pour une filière qui aurait du mal à assumer son nouveau statut. Publié fin janvier, le plan bois construction 2030 tente de tordre le cou à cette idée.

2027, une date clé

« Environ 30 % des bâtiments créés pour les Jeux olympiques de 2024 seront en bois, 80 % pour ceux de moins de huit étages et avec une mixité bois-béton pour ceux qui vont au-delà », rappelle Luc Charmasson, président du Comité stratégique de la filière (CSF) bois. Symboliquement, le message est limpide. Techniquement, la filière est prête à relever les défis. Si elle ne représente aujourd’hui que 6 % des constructions, elle semble par ailleurs en mesure de produire bien davantage. « Avant la crise de 2008, nos entreprises tournaient en 2/8. Ce n’est plus le cas aujourd’hui donc on peut monter en puissance, ce n’est pas l’offre qui posera problème », insiste-il.

Enfin et surtout, la RE2020 est une réglementation qui doit entrer en vigueur progressivement. Malgré une étape en 2024, le vrai changement concerne les projets dont le permis de construire sera déposé en 2027. Comme les professionnels du béton ou de la brique appelés à verdir leurs procédés, les fournisseurs de bois ont du temps devant eux pour investir et peaufiner leur offre.

Une image de modernité

Se dire prêt n’empêche pas de soulever un certain nombre d’enjeux, à commencer par le développement de l’industrie dite de première transformation, qui, reconnaît le plan 2030, « n’atteint pas encore le niveau de certains pays européens comme l’Allemagne, l’Autriche ou la Scandinavie ». L’injection de 200 millions d’euros dans la forêt, la pérennisation des appels à manifestation d’intérêt (AMI) stimulant l’innovation, et les investissements du secteur pourraient permettre de réduire le coût de l’option bois de 10 % d’ici 2030. De quoi devenir pleinement compétitifs. La profession aimerait aussi « un AMI favorisant mixité entre matériaux dont le bois, le béton, et l’acier [afin de] favoriser l’intelligence entre filières » (proposition 3 du plan).

Le secteur du bâtiment doit enfin davantage se former au bois, bien au-delà des pionniers qui se sont spécialisés dans le matériau. Cela n’a d’ailleurs rien de révolutionnaire. « Les charpentes industrielles bois sont aujourd’hui pour la plupart posées par des maçons », note Luc Charmasson, convaincu que le secteur a tout à gagner à modifier ses habitudes et à innover car les matériaux et les techniques de fabrication plus modernes rendront le métier plus attractif. Tout comme la préfabrication qui offre de meilleures conditions de travail aux ouvriers.

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