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Politique de la ville

« Nos mesures en faveur des quartiers s’attachent à tenir les promesses républicaines »

Publié le 08/02/2021 • Par Hervé Jouanneau • dans : A la une, Actu prévention sécurité, France

Nadia Hai
Min Ville
Dans un entretien à "La Gazette", la ministre déléguée chargée de la Ville, Nadia Hai, se félicite des engagements pris lors du comité interministériel des villes du 29 janvier. Elle revient sur les 3,3 milliards d'euros d'annonces, dont 2 milliards au profit de la rénovation urbaine et 1,1 milliard au titre du Plan de relance. Entretien.

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Avec 3,3 milliards d’euros d’engagements, le comité interministériel des villes qui s’est tenu le 29 janvier à Grigny a provoqué une vague de satisfaction parmi les élus de banlieue. Qu’il s’agisse de l’éducation, de l’emploi, de la rénovation urbaine, ou de la sécurité, tous se réjouissent de cet effort gouvernemental qui répond en bonne partie aux attentes formulées dans leur appel du 14 novembre. Dans ce contexte, néanmoins, maires et professionnels se montrent vigilants et s’interrogent notamment sur les modalités de mise en œuvre.

Interrogée par « La Gazette », la ministre déléguée chargée de la Ville, Nadia Hai, a souhaité répondre à ces questionnements.

Les élus se disent satisfaits des mesures annoncées lors du CIV. Mais comment vont-elles être mises en œuvre ?

Les décisions qui ont été prises à l’occasion du CIV sont le fruit d’une volonté politique et d’une coconstruction que le gouvernement a proposée aux élus. Cette méthode de travail, qui s’est appuyée sur le Conseil national des villes, les a pleinement associés à l’élaboration et à la définition des mesures. Cette méthode a très bien fonctionné et va se poursuivre.

Le suivi des mesures sera désormais assuré par des comités de pilotage territorialisés animés par les préfets. Ces comités réuniront les élus concernés, les services de l’Etat et les différents opérateurs locaux. Ils seront resserrés autour des communes disposant de quartiers politique de la ville et se réuniront selon un calendrier qu’ils décideront par eux-mêmes.

Dans un communiqué du 3 février, les associations d’élus – Villes de France, France Urbaine et l’ADCF – réitèrent leur demande de pouvoir expérimenter la gestion de certains crédits spécifiques. N’est-il pas temps de franchir ce cap ?

Je n’y suis pas favorable car il y a une responsabilité de l’Etat sur certaines politiques publiques. J’ai une grande confiance envers les collectivités, nous travaillons main dans la main. Mais certaines ne jouent pas le jeu et, sur des thématiques aussi sensibles que la réussite éducative ou la prévention de la délinquance, avec des enjeux particulièrement lourds, j’ai la conviction que l’Etat doit garder la main.

Quelles sont, à vos yeux, les priorités d’action qui ressortent de ce CIV ?

A l’heure où l’on discute des moyens de lutter contre les séparatismes, ce Comité interministériel des villes est, à mes yeux, une réponse forte à ceux qui réclament des mesures en faveur de l’égalité des chances. Les mesures prises en faveur des quartiers s’attachent à tenir les promesses républicaines, réclamées par tous. C’est, tout d’abord, améliorer le cadre de vie avec une rallonge de 2 milliards d’euros pour la rénovation urbaine. C’est également établir un climat serein dans nos quartiers en renforçant la prévention de la délinquance et la sécurité. C’est aussi, et surtout, faire une priorité de l’éducation en offrant à chaque jeune le choix de son avenir dans les 200 Cités éducatives que nous allons créer. Même démarche avec les Cités de l’emploi, qui vont permettre de mettre tous les acteurs locaux en synergie et d’ « aller vers » les habitants pour leur trouver des solutions.

Le Premier ministre a répondu favorablement aux élus de banlieue qui réclamaient qu’un milliard d’euros issu du Plan de relance profite aux quartiers. Mais que va financer cette enveloppe ?

Cette enveloppe massive va permettre de financer les actions que les territoires eux-mêmes auront décidé de mettre en œuvre selon leurs besoins. Les ambitions du Plan de relance sont connues et très claires : il s’agit d’accompagner la transformation de la France en faisant une priorité de la transition écologique, avec la rénovation thermique, l’emploi, avec le plan « un jeune, une solution », mais aussi la cohésion sociale ou encore l’agroalimentaire. Il en va de la compétitivité et de l’attractivité de notre pays, ainsi que de son rayonnement.

Pour accompagner les collectivités, l’Etat débloque des moyens financiers, mais aussi une ingénierie portée par l’Agence nationale de la cohésion des territoires. Nous avons également édité un guide à destination des maires pour les aider dans le montage et la réalisation de leurs projets en lien avec le Plan de relance.

Sur la rénovation urbaine et la rallonge de deux milliards d’euros, les réactions des bailleurs comme des élus sont unanimement positives. Là encore, quelle garantie pour les élus locaux et les habitants d’en profiter rapidement ?

L’ambition est d’aboutir à des chantiers de transformation en deux ans. Les fonds sont là, le délai ne dépendra que des élus et de la présentation de leurs projets. Dans bien des cas, le projet de relance permet de débloquer des situations.

Dans l’optique d’accroître la mixité sociale, le gouvernement annonce également une limitation de la construction de logements sociaux dans les villes qui en ont déjà plus de 40%. Ne faut-il pas aller plus loin en contraignant davantage les autres communes ?

Ce coup de frein à la construction de logements très sociaux là où il y en a déjà trop me tient très à cœur car, pendant trop longtemps, on a répondu à l’urgence en laissant construire dans les mêmes territoires, rajoutant ainsi de la pauvreté là où il y en a déjà.

Ce que nous voulons aujourd’hui, c’est encadrer la construction de logements sociaux dans ces communes, mais laisser faire la construction de résidences pour les étudiants ou les personnes âgées, ou encore l’accession sociale à la propriété !

Avec la loi SRU, le gouvernement a rappelé le renforcement des sanctions des communes qui ne respectent pas les obligations. Il faut toutefois distinguer celles qui ne construisent pas de logements sociaux volontairement et les autres qui héritent d’une situation et veulent se remettre à niveau.

De nouveaux quartiers de reconquête républicaine vont être créés. Le CIV propose de nouveaux moyens pour la médiation sociale et la prévention spécialisée. Est-ce de « l’argent frais » ?

Les premières victimes de l’insécurité ou du sentiment d’insécurité, ce sont les habitants des quartiers. Pour lutter contre cela, nous disposons d’outils répressifs et policiers : le Premier ministre a d’ailleurs annoncé plus d’effectifs de police sur le terrain et une justice de proximité accrue.

Mais la sécurité de nos concitoyens passe également par un volet préventif, qui a besoin de moyens. D’autant que certains départements se sont désengagés de la prévention spécialisée. C’est pourquoi nous avons décidé de débloquer 6 millions d’euros pour recruter 300 éducateurs de rue et former 300 médiateurs sociaux. Ces 6 millions représentent le coût de mise en place, salaires et formation inclus. Nous avons également débloqué une rallonge de 10 millions d’euros pour le Fonds interministériel de prévention de la délinquance (FIPD), qui va passer de 69 à 79 millions d’euros cette année.

Certains maires de banlieue regrettent que la souffrance sociale et la pauvreté n’aient pas été suffisamment pris en compte dans les arbitrages du CIV. Les queues s’allongent aux Restos du cœur et au Secours catholique…

Le Comité interministériel des villes n’avait pas vocation à traiter directement de l’urgence de l’aide sociale, qui a été particulièrement amplifiée avec la crise sanitaire. Le gouvernement s’emploie à y faire face et a augmenté les crédits de l’aide alimentaire à hauteur de 90 millions d’euros, cette année. Du côté du ministère de la Ville, nous avons débloqué un fonds « quartiers solidaires » de 20 millions à la sortie de l’été, pour accompagner notamment les initiatives d’aide alimentaire, en lien avec les associations et les centres communaux d’action sociale qui jouent leur rôle d’amortisseur social…

Notre attention porte également sur la situation psychologique des personnes en détresse. Le ministère des Solidarités et de la santé a apporté une réponse en débloquant des fonds sur la santé mentale, à hauteur de 60 millions d’euros. Les étudiants, pour leur part, bénéficient également d’une aide avec les repas à un euro.

Mais ce n’est pas un sujet spécifique à la politique de la ville. Il concerne tout le territoire national.

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