Mobilité

Achats publics : l’UGAP siffle le départ des ventes de bus à hydrogène

Par • Club : Club Techni.Cités

Des bus à hydrogène circulent à Lens

C.P.

A partir du 1er février, la centrale d’achat public UGAP va proposer des bus à hydrogène à la commercialisation. Boostées par le plan hydrogène et la loi mobilité, les collectivités sont de plus en plus nombreuses à se tourner vers cette solution.

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Une bouffée d'oxygène pour l'hydrogène

C’est la première fois que des bus à hydrogène entrent au catalogue de l’UGAP. Trois modèles issus de deux fournisseurs sont proposés : deux modèles de chez Safra, de 10 m ou de 12 m de long, avec une batterie de 132 kWh et un modèle de chez Vanhool de 12 m de long avec une batterie de 24 kWh. Les trois autobus sont munis de pile à combustible et ont une autonomie annoncée de 350 km. Mais le bus de Vanhool est le seul 100 % hydrogène, muni de 5 réservoirs pour un total de 1610 litres. Selon les capacités de la station d’hydrogène, le temps de recharge est estimé à 15 minutes.

Premières livraisons début 2022

« Nous avons mis ces modèles au catalogue pour répondre à la demande croissante des collectivités. Une dizaine de collectivités sont déjà intéressées. Le délai de production est estimé à environ 300 jours. Ces premiers bus seront donc mis en service début 2022 », estime Stéphane Pukala, chef de produit marketing à l’UGAP.

En conformité avec la loi d’orientation des mobilités de décembre 2019, 50 % des bus nouvellement acquis doivent être catégorisés en faibles émissions pour les flottes de 20 véhicules et plus. Ce taux sera porté à 100% au 1er janvier 2025. L’UGAP propose des bus hybrides, électriques et au GNV depuis plusieurs années déjà.

Deux fois plus cher

Passer à une flotte hydrogène représente un coût important pour les collectivités. « Un bus à hydrogène est environ deux fois plus cher qu’un bus classique. Pour l’électrique, les prix sont comparables car ces deux technologies sont très récentes. En revanche, le coût d’un bus au GNV est moins élevé », explique Stéphane Pukala.

Il existe cependant des aides nationales de l’Ademe et de la Banque des territoires. Le bonus pour l’achat d’un véhicule lourd à l’hydrogène ou électrique est entré en vigueur le 19 janvier. Le montant de l’aide est fixé à 40 % du coût d’acquisition, augmenté le cas échéant du coût de la batterie si celle-ci est prise en location, dans la limite de 30 000 euros. Cette nouvelle aide est disponible jusqu’au 31 décembre 2022, pour un montant maximal de 100 millions d’euros.

Par ailleurs, l’Ademe a lancé un appel à projets sur l’hydrogène en octobre 2020, qui court jusqu’à septembre 2021. Il vise à aider les investissements dans des écosystèmes, qui associent infrastructures de production/distribution d’hydrogène, et usages de l’hydrogène.

Certaines régions peuvent aussi apporter des aides. C’est le cas de la région Auvergne Rhône-Alpes dans le cadre du projet « Zero Emission Valley ». Le budget de ce projet est de 70 millions d’euros sur 10 ans. Trois régions sont particulièrement en avance : la Normandie, l’Occitanie et l’Auvergne-Rhône-Alpes. La Bretagne vient de lancer en novembre sa première « feuille de route sur l’hydrogène renouvelable ». Le premier appel à projets s’est clôturé le 20 novembre.

Infrastructures de production et maintenance

Boostée par l’annonce des 7,2 milliards d’euros du plan gouvernemental d’ici 2030 et des 2 milliards d’euros prévus au plan de relance dès 2021-2022, l’utilisation mais aussi la production d’hydrogène décarboné devrait donc s’accélérer. « Nous ne proposons pas actuellement de produits ou services concernant les infrastructures de production. Ce sont aux collectivités d’organiser cette partie. Cependant, l’offre de Safra comprend une prestation de conseil sur les infrastructures en option. Les deux fournisseurs proposent aussi en option une prestation maintenance des bus », précise Stéphane Pukala.

Alors qu’il n’y avait aucun bus à hydrogène en 2017, plusieurs villes s’y sont déjà engagées ou y réfléchissent sérieusement, comme Pau, Versailles, Artois-Gohelle, Toulouse, Rouen, Auxerre, Belfort ou Calais. La France vise une mise en circulation de 1000 bus à hydrogène en 2023.

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