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Migrants

« Les campagnes françaises ne verront pas arriver des milliers de migrants sur leur territoire »

Publié le 04/02/2021 • Par Rouja Lazarova • dans : France

Clémence Olsina directrice de l'Asile
Conseil d'Etat
Dans un entretien à la Gazette, Clémence Olsina, directrice de l'asile au ministère de l'Intérieur, répond à la polémique sur le nouveau schéma national d'accueil pour les demandeurs d'asile et les réfugiés, qui sollicite les collectivités en région pour désengorger la région parisienne.

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La polémique est lancée. Alors qu’un nouveau Schéma national d’accueil des demandeurs d’asile et d’intégration des réfugiés pour 2021-2023 a été publié en décembre, plusieurs élus locaux se sont émus de « l’effort républicain » que leur demande la ministre déléguée à la Citoyenneté, Marlène Schiappa, pour accueillir des migrants, aujourd’hui très concentrés en Ile-de-France. Parmi les plus concernées : la Bourgogne Franche-Comté et la Bretagne qui n’accueillent actuellement que 2% des demandeurs d’asile. Clémence Olsina, directrice de l’asile à la Direction générale des étrangers en France, revient sur les enjeux de ce nouveau schéma.

Qu’est-ce qui motive cette répartition régionale des demandeurs d’asile ?

Près de la moitié des demandes d’asile se fait en Ile-de-France. Or, la région ne dispose que de 20% des capacités d’accueil. De plus, l’accès au logement y est très difficile. Résultat : on retrouve les demandeurs d’asile dans la rue. Ceux-ci constituent des campements, qu’on est obligé d’évacuer. C’est à cette gestion dans l’urgence structurelle qu’on essaie de remédier.

Même si le nombre de places dans le dispositif national d’accueil (DNA) a considérablement augmenté depuis 2015 pour atteindre 107 000 places en 2020, seul un demandeur d’asile sur deux y est hébergé.  Une des raisons à cela est la lenteur de l’instruction des demandes. Pour y pallier, nous avons considérablement augmenté les moyens de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides.

Enfin, le nouveau schéma n’est que la mise en œuvre concrète des dispositions législatives de la loi du 10 septembre 2018 pour une immigration maîtrisée, un droit d’asile effectif et une intégration réussie.

Environ 2500 demandeurs d’asile doivent être orientés tous les mois depuis la capitale vers les régions. Comprenez-vous l’inquiétude suscitée ?

Il y aura une montée en charge progressive, qui va commencer par l’orientation de 1000 personnes par mois. A partir de la fin du premier trimestre, 4500 places supplémentaires auront été créés dans le DNA, hors Ile-de-France et Outre-mer, pour absorber les nouvelles arrivées. Le chiffre 2500 correspond à un objectif à terme, à condition que la demande d’asile se maintienne à son niveau de 2019, quand elle a atteint 178 000 demandes. Or, elle a décru en 2020 avec la crise sanitaire.

L’orientation régionale des réfugiés n’est pas un fait nouveau. Les campagnes françaises ne verront pas arriver des milliers de migrants sur leur territoire. Le schéma acte juste un changement de méthode, ce n’est pas une révolution copernicienne. Il a été élaboré en concertation avec nos opérateurs associatifs qui gèrent les places d’hébergements de demandeurs d’asile tels France Terre d’Asile, Coalia, Adoma, Forum réfugiés.

Qu’attendez-vous des élus locaux ?

Les élus locaux seront partie prenante lors de la création des 4500 places supplémentaires dans le DNA. Il y aura nécessairement une négociation, région par région, sur la localisation de ces nouvelles places.

Les élus ont vocation à être associés notamment sur deux volets. D’abord, le logement des réfugiés. Aujourd’hui, 7% des personnes dans le DNA sont des réfugiés statutaires qui devraient normalement sortir vers des solutions de logement de droit commun. Les élus peuvent donc jouer un rôle important pour permettre à ses personnes de se loger. Ils peuvent également contribuer à leur intégration par l’emploi. C’est tout le sens de la contractualisation que mène la Direction interministérielle à l’accueil et à l’intégration des réfugiés (DIAIR). Elle a déjà signé des contrats avec onze métropoles, et prévoit d’en conclure neuf autres cette année. Cette contractualisation implique des cofinancements de l’Etat de diverses actions pour l’intégration de réfugiés.

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