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Biodiversité

« L’artificialisation des sols est une menace sanitaire »

Publié le 14/01/2021 • Par Isabelle Verbaere • dans : Actu expert santé social, actus experts technique, France

PORTRAIT
Jerôme Chabanne/Hans Lucas
Gwenaël Vourc’h est directrice adjointe de l’unité mixte de recherche « épidémiologie des maladies animales et zoonotiques » de l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae). Selon elle, il est urgent de s’attaquer à la dégradation des écosystèmes.

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Une nouvelle vague de grippe aviaire commence à déferler sur les élevages français de volailles. Le virus influenza A H5N8, détecté dans le Sud-Ouest, infecte les oiseaux sauvages et domestiques, mais pas l’humain. « Certains virus de la grippe aviaire ont cependant démontré qu’ils en sont capables, rappelle la chercheuse Gwenaël Vourc’h. Des cas humains de grippe H5N1 depuis la fin des années 1990 et de H7N9 depuis 2013 ont été signalés, en Asie principalement, avec une mortalité très élevée, mais heureusement peu fréquents. » Ces infections résultent d’une exposition directe à des oiseaux infectés. Ces virus ne peuvent pas se propager efficacement d’humain à humain. Mais la menace est réelle, s’ils s’adaptent, comme ce fut le cas du virus grippal porcin H1N1, à l’origine de la pandémie de 2009.

Et il y a beaucoup d’autres candidats à une pandémie mondiale. De 540 000 à 850 000 virus présents chez les oiseaux et les mammifères pourraient avoir la capacité d’infecter les humains, selon des chercheurs américains. « Les futures pandémies émergeront plus souvent, se propageront plus rapidement, feront plus de dégâts à l’économie mondiale et tueront plus de personnes que la Covid-19, à moins d’un changement radical dans l’approche globale de la lutte contre les maladies infectieuses », alertent 22 experts de la Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques, dans un rapport publié le 29 octobre. Et Gwenaël Vourc’h de conseiller de s’attaquer à la dégradation des écosystèmes. A commencer par ceux qui nous entourent.

Chaque année, de 20 000 à 30 000 hectares sont artificialisés en France. Cela constitue-t-il une menace sanitaire ?

Oui, et l’expansion de la maladie de Lyme, ces dernières années, en est la parfaite illustration. Dans les écosystèmes complexes, la biodiversité, préservée, peut jouer son rôle en participant à la régulation des agents pathogènes. Le risque de transmission est dilué entre les espèces réservoirs et les autres qui transmettent mal, voire pas du tout, et jouent ainsi un rôle tampon. Ce concept de dilution a été élaboré au début des années 2000 avec l’exemple de la maladie de Lyme. Les bactéries responsables sont transmises par une tique, Ixodes ricinus. Il a été démontré que, dans les espaces naturels fragmentés où la biodiversité en mammifères est faible, le nombre de cas de maladie de Lyme est plus élevé… Car les espèces les plus efficaces en tant que réservoirs sont favorisées et le risque n’est plus dilué. Par exemple, aux Etats-Unis, la souris à pattes blanches devient alors le réservoir dominant de l’agent pathogène, or c’est un très bon réservoir qui le transmet très bien aux tiques qui la mordent ! Autre problème : avec la fragmentation des habitats, l’abondance des animaux prédateurs diminue. Le risque de contracter la maladie de Lyme est plus élevé, car les populations de rongeurs, la souris à pattes blanches en particulier, ne sont plus assez régulées par les renards, par exemple. Il faudrait préserver ces prédateurs si l’on veut éviter que les rongeurs porteurs d’agents pathogènes pullulent.

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