Fermer

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

Menu

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

Politique de la ville

Milliard pour les banlieues : élus et gouvernement tentent de s’entendre

Publié le 18/12/2020 • Par Véronique Vigne-Lepage • dans : France

adobestock-290180375-porte-voix-web
Adobestock africa-studio.com (Olga Yastremska and Leonid Yastremskiy)
Entre promesses de bonne volonté de la ministre de la Ville et manifestation des maires de communes populaires devant l'Assemblée nationale, jeudi 17 décembre, pour obtenir du concret dans la loi de finances, les discussions faisant suite à l'Appel du 14 novembre semblent tourner en rond. Principal sujet : la manière dont le milliard d'euros promis pour les quartiers prioritaires va leur arriver effectivement.

Ma Gazette

Sélectionnez ce thème et créez votre newsletter personnalisée

Une opération de déminage : c’est ce que tente Nadia Hai, ministre de la Ville, auprès des initiateurs de l’Appel du 14 novembre, signé par 200 maires de villes populaires. Après un courrier adressé fin novembre à Driss Ettazaoui, adjoint au maire d’Evreux, pour l’assurer de sa mobilisation pour les quartiers, elle s’est rendue le 4 décembre à Roubaix, ville de Guillaume Delbar, le 16 à Chanteloup-les-Vignes, commune de Catherine Arenou, et enfin le 18 à Grigny, « chez » Philippe Rio.

Au programme, à chaque fois, une réunion « consacrée à la mise en œuvre des dispositifs de la politique de la ville et aux mesures de relance territorialisée », présentée comme s’inscrivant « dans le cadre de la mobilisation de la ministre sur tout le territoire aux côtés de maires signataires de l’appel du 14 novembre ». Se positionnant ainsi comme partenaire de ces élus pourtant protestataires, la ministre de la Ville a détaillé, le 16 décembre à Chanteloup-les-Vignes, la méthode avec laquelle elle compte s’assurer que le milliard d’euros promis aux communes populaires leur arrive effectivement.

Le Conseil national des villes à la manœuvre

Une méthode qui s’appuie sur trois modalités. Première d’entre elles : l’action personnelle de Nadia Hai auprès de ses collègues du gouvernement, promet-elle, pour repérer tous les leviers et dispositifs – « y compris en termes d’ingéniérie » – que les maires de banlieue pourraient utiliser pour bénéficier au mieux du plan de relance.

Seconde  modalité, l’instruction donnée aux préfets de région d’intégrer un ou plusieurs maires de banlieue à chaque comité régional de suivi et d’exécution du plan de relance. A l’échelle des départements, chaque préfet préside par ailleurs un conseil territorial de la politique de la ville et de la relance.

Enfin, confier au Conseil national des villes une mission de suivi, de contrôle et d’évaluation de la mise en œuvre du plan de relance dans les Quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV). Comment celui-ci pourra-t-il réaliser concrètement cette mission ? Cela reste en question.

Des paradigmes différents

Mais cette méthode, basée sur la philosophie du « ruissellement », ne semble pas convaincre les élus signataires de l’Appel du 14 novembre. Eux voudraient plutôt que les « solutions » qu’ils mettent en œuvre localement inspirent les décisions financières de l’Etat. Ils veulent aussi du concret et vite. C’est la raison pour laquelle Philippe Rio a reçu Nadia Hai, le 18 décembre, avec une liste de « 21 actions à engager sans tarder pour lutter contre la pauvreté » dans sa ville, depuis le dédoublement des grandes sections de maternelles dès 2021, jusqu’à la création d’un restaurant solidaire, en passant par celle d’un pôle gynécologie au centre de santé.

C’est aussi pourquoi 100 à 150 personnes se sont réunies au nom de l’Appel du 14 novembre, le 17 décembre, pour manifester devant l’Assemblée nationale à l’occasion du vote définitif du projet de loi de finances pour 2021.

Si une délégation de maires a été reçue par quelques députés LREM et Modem, leur manifestation était surtout symbolique et destinée à montrer qu’ils n’abandonnent pas. Car leurs échanges des jours précédents avec les députés s’étaient révélés beaucoup moins efficaces que ceux qu’ils avaient eu précédemment avec les sénateurs.

« Rejet en bloc incompréhensible des amendements unanimes du Sénat », a twitté, à l’issue de la manifestation, un Philippe Rio dépité. Les amendements visant à créer, dans la « mission plan de relance », une ligne budgétaire dénommée « soutien aux quartiers populaires » (amendement LFI) ou « solidarité aux villes fragiles » (LREM) et dotée d’un milliard, ont aussi été rejetés.

Mais pour Benoît Jimenez, maire de Garges-lès-Gonesse, la manifestation était aussi l’occasion de déplorer haut et fort le rejet de l’amendement proposant un fonds de soutien d’urgence pour le sport amateur dans les quartiers, doté de 10 millions d’euros. En venant, comme d’autres maires, avec des responsables de clubs sportifs, il a voulu faire entendre que ces associations, mises à mal par une chute brutale des adhésions du fait de la crise du Covid, « sont pourtant souvent les derniers remparts pour des jeunes hors de tout radar ». Benoit Jimenez, ses collègues et les clubs misent donc à présent, pour relancer leur demande, sur le Grenelle de l’insertion et de l’éducation par le sport qu’il organisera, le 1er février, dans sa ville.

Le collectif Pas sans nous ne se reconnaît pas dans l’appel des maires

Une tribune publiée le 10 décembre par le Collectif Pas sans nous, jette un pavé dans la mare des maires souhaitant présenter un front uni de la banlieue. Rédigé pour s’opposer à la loi « sécurité globale » et au projet de « loi confortant les principes républicains », ce texte traite également de l’Appel du 14 novembre des élus… pour affirmer : « Certains d’entre eux sont à l’origine même des inégalités que nous dénonçons ».

« Ce que nous voulons dire, explique au nom du collectif Mohamed Mechmache, co-fondateur d’ACLe feu, c’est que certains de ces maires disent qu’ils parlent au nom de tous les habitants, mais dans leurs villes, ils pratiquent le clientélisme et s’opposent à la démocratie participative. Cela nous a interpellés. » En cause, détaille-t-il : ici des refus de subventions à des associations « pour de simples raisons de bords politiques différents», là « de la résistance lors de la mise en place des conseils citoyens ».

Pour le Collectif, explique-t-il, ces dérives sont délétères pour les quartiers. De fait, s’interroge Mohamed Mechmache, « mettre un milliard d’euros pour les quartiers, pourquoi pas ; mais seront-ils fléchés au bon endroit ? Iront-ils vraiment aux habitants ? »

Thèmes abordés

Réagir à cet article
marche online

Aujourd'hui sur les clubs experts gazette

Nos services

Prépa concours

CAP

Évènements

Gazette

Formations

Gazette

Commentaires

Milliard pour les banlieues : élus et gouvernement tentent de s’entendre

Votre e-mail ne sera pas publié

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement