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[étude « La Gazette » - Transdev] Mobilité

Nouvelles mobilités : les communautés de communes sont-elles prêtes à se jeter à l’eau ?

Publié le 14/12/2020 • Par Nathalie Arensonas • dans : France

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Adobe Stock
C’est l’épreuve du feu pour les communautés de communes, appelées à s’emparer d’une nouvelle compétence : l’organisation de la mobilité dans des territoires qui manquent cruellement d’alternatives à la voiture individuelle. Pourtant, les élus sont tiraillés. C’est ce que montre l’étude menée par « La Gazette » avec Transdev.

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Y aller ou pas ? Plus de 900 communautés de communes ont théoriquement jusqu’au 31 mars 2021 pour se saisir, ou non, de la compétence « mobilité ». Premier enseignement de l’étude, menée cet automne auprès de 350 décideurs locaux pour « La Gazette » et Transdev, c’est qu’elles se dépêchent de ne pas prendre de décision. Seules 20 % des « comcoms », qui n’ont pas encore cette compétence, disent vouloir s’en emparer, 16 % n’en veulent pas, la moitié y réfléchit encore et 16 % l’avaient déjà avant le vote de la loi d’orientation sur les mobilités (voir le graphique n° 1). La crise sanitaire a-t-elle eu un impact sur cette prise de décision, la rendant encore plus difficile ? Non, répondent les deux tiers des collectivités interrogées : celles-là mêmes qui n’envisagent pas de passer à l’acte ! En revanche, les 17 % qui hésitaient avant le déclenchement de la pandémie étaient alors plutôt enclines à se lancer (voir le graphique n° 2).

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Le bassin de vie plébiscité

Cette vague d’hésitations pourrait grossir, après le deuxième confinement qui creuse le trou financier du transport public, et pulvériser son modèle économique (lire « La Gazette » du 7 décembre, p. 16-17).

Le manque de moyens financiers pour mettre en place de nouvelles mobilités est le premier obstacle cité par les élus et les agents, loin devant les contraintes géographiques et la rentabilité des projets (voir le graphique n° 5). Rappelons que la décision de prendre ou non la responsabilité des transports avait été une première fois repoussée de juillet 2020 à mars 2021 et que, aujourd’hui, des sénateurs demandent au gouvernement de reporter encore d’un an cette échéance, « pour poursuivre la réflexion tant sur la volonté que sur les moyens techniques et financiers ». Requête qui a néanmoins peu de chance d’aboutir.

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Quel est le bon échelon local pour organiser la mobilité ? Plus d’un tiers des élus et agents concernés estiment que le périmètre idéal est un bassin de vie regroupant plusieurs intercommunalités. Et ils sont plus de la moitié à privilégier cet échelon local lorsqu’ils veulent jouer sur le levier des transports pour attirer davantage d’entreprises. D’autant plus (60 %) lorsque ces mêmes élus et agents territoriaux représentent une métropole ou une communauté urbaine. L’interco arrive en deuxième position des réponses (25 %), devant le département (17 %) et la région (16 %) pourtant appelée à devenir cheffe de file dans la nouvelle gouvernance de la mobilité imaginée par la nouvelle loi d’orientation (LOM) votée fin 2019. Avec des « contrats opérationnels » qui devront être conclus entre les intercommunalités et les régions d’ici au 1er juillet 2021, à l’échelle de ces fameux bassins de mobilité.

Le vélo mène le peloton

Comme on pouvait s’y attendre, la crise sanitaire a un impact sur le développement des nouvelles mobilités : une collectivité sur cinq – une sur deux dans le cas des communautés d’agglomération – affirme que le Covid-19 freine le développement de leurs offres de transport. Sauf le vélo ! La petite reine n’a jamais aussi bien porté son nom, appelée à largement se développer au cours du mandat actuel, quelle que soit la taille de la collectivité : 68 % des communes et des « comcoms », 70 % des communautés urbaines ou métropoles et 76 % des communautés d’agglo vont tracer des pistes cyclables et près de la moitié élaborer des plans pour faciliter les déplacements en vélo.

En dehors de la bicyclette, les « comcoms » dont le territoire n’est pas couvert par un réseau de transport public organisé disent vouloir privilégier les services de TAD et le covoiturage. Les communautés urbaines et les métropoles seront plus actives sur le transport ferroviaire, les navettes autonomes électriques ou les voies réservées aux autocars sur les axes routiers pénétrants. En revanche, la réouverture des petites lignes ferroviaires est encore une chimère : seuls 6 % des répondants annoncent que les petites lignes vont se développer. Ce taux monte à 16 % dans les collectivités souhaitant accompagner le télétravail en irriguant les territoires non desservis par le train.

Les attentes des habitants

Des nouvelles mobilités, mais pour quoi faire ? « Pour répondre aux attentes des habitants », répondent les trois quarts des élus et agents interrogés, mais aussi pour développer le tourisme (32 %), attirer davantage d’entreprises (24 %), d’habitants (20 %) et faciliter le télétravail (13 %). Seuls 3 % des personnes interrogées avancent d’autres arguments, comme la lutte contre le changement climatique (voir le graphique n° 4).

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Dernier enseignement : les nouvelles mobilités viseront avant tout à faciliter les trajets au sein du territoire de la collectivité. Un objectif très marqué dans les « comcoms » (pour aller d’un village à l’autre) et dans les communautés d’agglomération (pour aller des zones périurbaines vers la ville-centre). Les collectivités qui cherchent à attirer plus d’entreprises abordent ces mobilités comme le moyen de relier plusieurs pôles urbains.

Les bonnes élèves

Interrogés sur les territoires français qui font référence en matière de mobilité, les répondants placent cinq villes en tête. L’une d’elles, Dunkerque, a instauré la gratuité des transports publics en 2018.

  • Grenoble : 11 %,
  • Strasbourg : 11 %,
  • Nantes : 9 %,
  • Dunkerque : 6 %,
  • La Rochelle : 6 %.

A noter : 60 % des répondants ne se sont pas prononcés sur ce classement.

Méthode : étude réalisée en ligne pour « La Gazette » et Transdev du 28 septembre au 30 octobre 2020, auprès de 344 élus et décideurs des collectivités. Etude produite par Infopro Digital études (etudes@infopro-digital.com).

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