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économie circulaire

Déchets : la réforme de la responsabilité élargie des producteurs

Publié le 30/11/2020 • Par Léna Jabre • dans : Textes officiels, TO parus au JO

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La loi n° 2020-105 du 10 février 2020 relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire a modifié en profondeur le cadre de la responsabilité élargie du producteur (REP) qui est une déclinaison du principe pollueur-payeur. Ce principe est défini à l’article L. 541-2 du code de l’environnement : tout producteur ou détenteur de déchets est responsable de la gestion de ces déchets jusqu’à leur élimination ou valorisation finale, même lorsque le déchet est transféré à des fins de traitement à un tiers.

Un décret du 27 novembre fixe les modalités de mise en œuvre de la responsabilité élargie du producteur par les éco-organismes et les producteurs qui mettent en place des systèmes individuels, notamment en ce qui concerne les modalités de leur agrément par l’autorité administrative, les obligations minimales de gestion des déchets, les conditions de mise en place des fonds relatifs au financement de la réparation et du réemploi des produits. Ce décret fixe également les conditions de la reprise des produits usagés par les distributeurs, afin d’améliorer le service de collecte de proximité pour les usagers. Enfin, le décret précise les missions de suivi et d’observation des filières à REP confiée par la loi à l’Ademe, et les modalités selon lesquelles cette mission est financée par une redevance versée par les producteurs soumis à la REP.

Ce décret contient également des dispositions relatives à la prise en charge des déchets abandonnés. A ce titre, l’article R. 541-111 du code de l’environnement, dans sa rédaction issue de ce décret, comporte des définitions utiles :

  • dépôt illégal de déchets abandonnés : un amoncellement de déchets abandonnés dont la quantité totale estimée de déchets le composant excède le seuil fixé à l’article 2 du décret n° 2019-1176 du 14 novembre 2019 pris pour l’application du b du 1 octies et du 1 terdecies du II de l’article 266 sexies du code des douanes, pour les dépôts comprenant des déchets relevant de la responsabilité élargie du producteur ;
  • opérations de nettoiement : les opérations de ramassage de déchets issus des produits mentionnés à l’article R. 541-116 abandonnés ou déposés dans les espaces publics, y compris naturels, en méconnaissance des prescriptions relatives à la gestion des déchets ;
  • personne publique : toute personne morale de droit public, y compris les collectivités territoriales et leurs groupements, en charge de la salubrité publique sur son territoire ou de l’entretien de terrains relevant de sa gestion, dès lors que s’y trouvent des déchets devant faire l’objet d’opérations de résorption ou de nettoiement en application des dispositions du présent paragraphe.

Les éco-organismes prennent en charge les opérations de gestion de déchets relatives à la résorption d’un dépôt illégal comportant des déchets issus de produits relevant de leur agrément, y compris ceux issus des produits identiques ou similaires à ces produits mis en vente ou distribués antérieurement à la date d’entrée en vigueur de l’obligation de responsabilité élargie du producteur.

L’article R. 541-113 du code de l’environnement concerne tout particulièrement les collectivités. En effet, lorsque la personne publique décide de pourvoir elle-même à la résorption du dépôt de déchets :

  • elle en informe les éco-organismes concernés préalablement aux opérations de gestion de ces déchets ;
  • elle leur fournit le procès-verbal de constat d’infraction aux dispositions relatives à l’abandon d’ordures, déchets, matériaux et autres objets, qui mentionne les parcelles cadastrales où sont abandonnés les déchets, l’estimation de leur quantité totale, la présence de déchets issus de produits soumis au principe de responsabilité élargie du producteur, et l’absence d’identification du ou des auteurs du dépôt illégal à la date de la constatation ou, lorsque le ou les auteurs sont identifiés, l’échec des mesures de police administrative visant à résorber le dépôt.
  • la personne publique fournit également une évaluation du coût des opérations de gestion de ces déchets et indique dans quels délais les éco-organismes pourront demander à un tiers expert de confirmer les évaluations avant d’entamer les opérations de gestion de ces déchets. Ce délai ne peut pas être inférieur à un mois. A l’issu de ce délai, les éco-organismes concernés signent avec la personne publique une convention de partenariat.
  • A l’issue de la résorption du dépôt, la personne publique communique aux éco-organismes concernés les documents attestant l’exécution des opérations de gestion des déchets qui ont été réalisées et des coûts correspondants. Chaque éco-organisme lui verse une contribution financière qui couvre 80 % des coûts qu’elle a supportés pour la gestion des déchets issus de produits relevant de leur agrément. Ce taux de contribution peut être augmenté dans les collectivités d’outre-mer. Lorsque plusieurs éco-organismes sont agréés pour une même catégorie de produits, leurs obligations sont réparties entre eux au prorata des tonnages estimés de ces produits mis sur le marché par leurs adhérents respectifs l’année précédente.

Lorsque plusieurs personnes publiques sont concernées par la résorption du dépôt, elles se coordonnent pour déterminer celles qui réalisent les opérations de gestion des déchets et les modalités de répartition des financements et des contributions des éco-organismes entre-elles. Elles signent à cet effet une convention de partenariat.

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