Politiques publiques

Financer la recherche, que des avantages pour les collectivités !

| Mis à jour le 04/12/2020
Par • Club : Club Techni.Cités

les partenaires de la chaire en visite au poste de pilotage de la gestion connectée de Dijon Metropole On' Dijon

Dijon Metropole

S’inscrire dans une chaire de recherche permet aux territoires d’orienter leurs objectifs de stratégies politiques. C’est aussi un levier d’attractivité. Les régions financent déjà ces outils depuis près de dix ans. Et plus récemment, les métropoles, les villes et les EPCI en font autant. Les collectivités prennent en charge une partie d’un poste de chercheur, encadrent des thèses ou même la création d’une formation universitaire.

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« Mieux vaut donner de l’argent aux universitaires qu’aux start-up pour faire de l’innovation. Ils sont individualistes et donc beaucoup plus libres de leur parole. » La phrase, prononcée dans un salon de la mobilité par le consultant Jean Coldefy, pointait un problème qui va de pair avec n’importe quel projet « nouveau ».

Si cela ne fonctionne pas, qui va nous le dire ? Et quand ? Pour les collectivités locales, la question est importante car les projets innovants sont à la fois des moyens de se former sur des usages futurs, mais aussi une manière de communiquer au-delà de ses frontières administratives. Comment, alors, s’inscrire dans le soutien d’une nouvelle technologie sans se perdre dans un dédale d’instituts, d’unités mixtes de recherche ou de centres techniques ? Comment appréhender des contrats à propos de sujets sur lesquels on manque d’expertise ? Comment effectuer une veille sans y passer tout son temps ? Et comment être sûr d’avoir des interlocuteurs de bonne foi ?
A ces questions qui accompagnent toutes nouveautés, la souplesse des chaires de recherche apporte quelques réponses. Celles-ci fonctionnent sur un système de mécénat. Pas de contrat ici, mais un don fléché sur une recherche particulière choisie entre les partenaires, qu’ils soient universitaires, publics ou privés. Pas d’obligation contractuelle mais un budget (plusieurs centaines de milliers d’euros) et un temps d’exécution contraint (au moins trois ans). Concrètement, l’ensemble des partenaires va financer un poste de chercheur, plus ou moins prestigieux en fonction de l’ambition de la chaire, et des projets de recherches, comme des thèses ou des post-doctorats. Il est également possible de faire plus et d’y adjoindre un véritable master lorsqu’une demande de compétence semble nécessaire.

Information scientifique

Dijon métropole (23 communes, 253 600 hab.) a fait ce choix, avec sa chaire « smart city et gouvernance de la donnée », inaugurée en mars  2019. « La vision du projet consiste à structurer une filière », lance Denis Hameau, conseillé délégué à l’enseignement supérieur, la recherche et l’innovation,

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