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Insertion

Comment rendre visibles les jeunes éloignés des circuits de l’emploi et de la formation

Publié le 24/11/2020 • Par Judith Chetrit • dans : Innovations et Territoires

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Andrey Popov - AdobeStock
Plus la perspective d’une formation ou d’un travail s’éloigne pour les jeunes sans diplôme ou peu diplômés, plus grand est le risque qu’ils deviennent invisibles. Repérage, remobilisation, sélection des structures et des dispositifs les plus efficaces : des collectivités agissent en amont pour accompagner les jeunes. Face à un chômage plus élevé que la moyenne, plusieurs échelons territoriaux veulent muscler leur coordination et leur force de frappe grâce à des financements croisés.

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A l’image des mesures contenues dans le récent plan gouvernemental « un jeune une solution », le quasi-million de jeunes éloignés de l’emploi ou de la formation fait partie des publics cibles de plusieurs dispositifs de droit commun. Pêle-mêle, on peut y retrouver des décrocheurs déscolarisés, des sortants de l’aide sociale à l’enfance, des jeunes en situation de handicap, des diplômés isolés de l’enseignement professionnel en quête d’un emploi, des jeunes parents qui attendent une reprise d’études…

Plus la perspective d’une formation ou d’un travail s’éloigne, plus grand est le risque de devenir invisible auprès des services publics. Moins de deux tiers d’entre eux est ainsi en contact avec le service public de l’emploi et les structures d’insertion. Rien que pour la garantie-jeunes, l’un des programmes d’accompagnement renforcé piloté par les missions locales, 125 000 jeunes pourraient y prétendre contre 91 600 actuellement. Pour autant, les collectivités sont loin de se cacher derrière Pôle emploi et les missions locales pour les ramener sur le chemin de l’insertion et d’une plus grande employabilité. D’autant que la nouvelle obligation de formation pour les 16-18 ans exige notamment une meilleure coordination avec les départements pour mieux lutter contre le décrochage scolaire. Le confinement et la crise apportent un nouvel éclairage sur les solutions à apporter à ces populations.

Plus de 600 jeunes précaires

« Avec la distribution de chèques alimentaires, nous avons identifié un peu plus de 600 jeunes précaires qui ne vivaient plus chez leurs parents et que nous ne connaissions pas », rapporte Marine Schaefer, responsable de l’unité « accompagnement, citoyenneté, jeunesse » à la mairie de La Courneuve (43 000 hab., Seine-Saint-Denis). D’où le recrutement en cours de six professionnels de la médiation ou des réseaux sociaux pour intensifier les efforts entrepris, comme les opérations délocalisées « un emploi pour tous » pour les 16-30 ans au pied d’habitations, sans rencontres avec les employeurs dans un premier temps. « Nous nous voyons comme un sas pour ces jeunes. Derrière l’insertion se pose la question de la qualité de leur relation avec les institutions et l’accès au droit », poursuit la responsable.

Aux côtés de la mission locale, d’éducateurs et d’associations de quartier, l’unité bénéficie de financements issus du plan régional d’insertion pour la jeunesse francilienne, de la préfecture et du département. Amorcer une première rencontre exige du temps et des ressources humaines, tant la méfiance est parfois grande.

Plateforme Réa’J

Avec en partie des fonds européens ou le massif Plan d’investissement dans les compétences, des départements et des régions ont initié des appels à projets pour aider ces jeunes à intégrer des programmes de formation ou acquérir des compétences relationnelles au travers de mises en situation professionnelles, par exemple. « Dans le cadre des plans de relance, plusieurs régions réfléchissent à proposer à ces publics des solutions transitoires, notamment ceux qui sortent de CAP ou de bacs pros et n’ont pas forcément de pistes consécutives de formation », avance David Duval, conseiller « formation professionnelle, éducation et emploi » au sein de Régions de France.

A l’échelle de la Gironde, trois territoires ruraux – Médoc, Libournais-haute Gironde et sud Gironde – ont été ciblés depuis 2017 par la plateforme Réa’J pour donner envie aux moins de 29 ans, plus touchés par le chômage que dans la métropole bordelaise, de se projeter dans un avenir professionnel. Cela avec l’appui d’une douzaine de travailleurs sociaux et conseillers en insertion socioprofessionnelle d’un cabinet prestataire en RH.

Repérage de rue

Grâce à un financement européen global à plus de 90 %, un programme connexe de services civiques a été mis en place. « Il arrive que des maires et des centres communaux d’action sociale nous alertent aussi sur certaines situations. Plus de 5 200 jeunes avec un niveau surtout infra-bac ont pu être identifiés et 345 ont été accompagnés grâce, aussi, au repérage de rue ou à la cooptation », décrit Clara Azevedo, présidente de la commission « jeunesse » du département.

En poursuivant un tel travail pour accroître ensuite le taux de retour à l’emploi, plusieurs collectivités reconnaissent des tensions récurrentes avec les missions locales qui ont l’impression d’être concurrencées mais s’en défendent en avançant leurs efforts parallèles pour lever d’autres freins comme les difficultés de logement ou de manque de mobilité. Ces deux circonstances peuvent, en effet, ralentir l’effectivité des orientations. Quitte à densifier le « maquis » de structures et de dispositifs accessibles à la jeunesse ? C’est ce que soutient la chercheuse en sciences de l’éducation Claire Bernot-Caboche, qui travaille avec la région Bourgogne – Franche-Comté sur une cartographie des acteurs et des référents. « Personne n’en connaît l’entièreté ! Il vaut mieux utiliser l’existant et, parfois, le dimensionner à l’échelle d’une interco, par exemple, qui peut avoir une carte à jouer. »

 Au plus près des missions locales

Paul Geoffroy, directeur général adjoint « solidarités » de l’Aube (310 000 hab.)

« Nous ne sommes pas ex-nihilo ! Nous avons un rôle de facilitateur. » D’emblée, le directeur général adjoint « solidarités » du département de l’Aube, Paul Geoffroy, veut cadrer le dispositif lancé en début d’année pour mieux repérer, convaincre et raccrocher des jeunes bénéficiaires du RSA ou ceux qui ne reçoivent pas l’allocation et peinent à s’insérer socialement et professionnellement – près de 6 000 jeunes sur une même tranche d’âge (16,6 %), soit plus que la moyenne nationale. Les sortants de l’aide sociale à l’enfance sans contrat jeune-majeur sont aussi ciblés.

A l’appui d’un pacte territorial d’insertion dans la lignée du plan « pauvreté », le but est de trouver des alternatives à la baisse du nombre de jeunes fréquentant pour la première fois les missions locales. Au milieu de l’été, 131 jeunes ont été inscrits par quatre référents dans les missions locales, dans une « démarche de remobilisation ». Y figurent des stages de découverte et des chantiers passerelles. « Cela concerne surtout des 16-18 ans, car nous avons commencé à travailler à partir des données sur les décrocheurs scolaires », note Hélène Booghs Nautteau, directrice de l’insertion et du logement. A la suite d’un appel à projets de la Direccte, un poste de chargé de mission dédié à l’insertion des jeunes a été créé pour être également en lien avec les élus locaux, plusieurs associations, la protection judiciaire de la jeunesse et les services de prévention spécialisée.

Contact : Paul Geoffroy, 03.25.42.50.50.

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